L’ex-Transfo à nouveau occupé

Cet appel a été lancé le 2 juin sur squat!net.

 

Depuis 6h30 ce dimanche 2 juin, la police bloque l’entrée d’un nouveau squat occupé par un collectif de jeunes tchadiens, au 57 avenue de la République, à Bagnolet. Ce bâtiment est vide depuis l’automne 2014, précisément depuis le 23 octobre 2014, jour de l’expulsion du squat d’habitation et d’activités le Transfo. À l’époque, il avait donc été occupé pendant deux ans, ce qui montre que les propriétaires n’en avaient aucune utilité (autre que la spéculation).

 

Pendant la journée du 2 juin, la police a menacé d’expulser les lieux, mais une partie des nouveaux occupants sont montés sur le toit, calmant les velléités répressives de la police.

 

Mais malgré les preuves d’occupation depuis plus de 48 heures, il se pourrait que la police passe à l’offensive dans la matinée du lundi 3 juin. Le risque d’expulsion étant présent, rendez-vous ce lundi 3 juin à 6h du matin devant le 57 avenue de la République, à Bagnolet (métro Gallieni ou Robespierre), pour empêcher toute tentative d’expulsion.

 

Un logement pour tou·te·s !
Soyons nombreux·euses en solidarité !

 

Risque d’expulsion – La Seine

Le squat « La Seine » de travailleurs précaires sans-papiers est menacé d’expulsion avec recours de la force publique par la mairie de Paris dès demain 27 avril (passage huissier avec commandement de quitter les lieux sans délai).

 

Tout collectif, association ou personne est la bienvenue pour les soutenir. Ils habitent tout au bout de la rue Claude Bernard, tout au bord du canal à Aubervilliers.

Un rassemblement du collectif est prévu demain matin sur la place de la mairie d’Aubervilliers, samedi 27 avril, pour alerter sur sa situation, sur le désordre qu’engendrerait la mise à la rue des habitant.es et demander le soutien de la mairie pour trouver des solutions.

 

Voici un tract du collectif Schaeffer, qui occupe aussi un squat faute de solutions dignes de logement sur Aubervilliers. Il  y figure un texte sur le collectif  »La Seine » ainsi que des contacts des collectifs.

 

Le collectif Schaeffer vient aussi d’avoir son avis d’expulsion effective dans 2 mois. Ils n’auront aussi plus de logement dès juillet, après avoir dormis sur un square pendant 3 mois (Août, septembre, octobre 2018) et ensuite squatter un bâtiment pendant près de 8 mois maintenant.

 

Non à la déshumanisation et à la maltraitance

des travailleurs et travailleuses précaires sans-papiers.

Non à l’expulsion de leur habitation.

 

Alerte : nouvelle proposition de loi antisquat

Un nouvelle proposition de loi d’un député LR (Les Républicains) Julien Aubert – vise une fois de plus à pénaliser les « occupants sans droit ni titre »

 

La première étape (loi ELAN) consistait à les empêcher d’occuper un « domicile »… sachant que dans la très grande majorité des cas, ce sont des habitations laissés à l’abandon pendant de très nombreuses années, les cas les plus marginaux ayant été médiatisés plus que de raison.

 

Cette proposition vise maintenant à empêcher les « occupants sans droit ni titre » de squatter des immeubles, locaux commerciaux et tout ce qui ne serait pas voué initialement à l’habitation. En gros : ADIEU les squats.

 

La France prendrait-elle le même chemin que la Belgique ?

 

Le thème sera abordé dans la prochaine émission de Squat’heure d’antenne, diffusé chaque mois sur Radio Libertaire – 89.4.

Contre les expulsions, les coupures, le logement cher

Le 30 mars est une date hélas bien connue de toutes les personnes précaires : le dernier jour de la trêve hivernale. Pour se mobiliser et s’entraider contre toutes les expulsions, rendez-vous ce même 30 mars entre 12h et 14h au Palais Royal à Paris.

 

Programme :

  • 12h : RASSEMBLEMENT PIQUE-NIQUE
  • 14h : MANIFESTATION : Place du Châtelet, Quai de la Mégisserie, Quai Mitterrand, Pont du Carrousel, Rue des Saints-Pères, Rue du Four, Rue de Sèvres, Av de Saxe, Av Lowendal, Av de Suffren, Quai Branly, Pont d’Iéna, Trocadéro

 

CONTRE LES EXPULSIONS, LES COUPURES D’ENERGIE, LE LOGEMENT CHER !

 

Les demandes :

  • Arrêt des expulsions et des coupures d’énergie
  • Baisse immédiate des loyers de 50% des charges et de l’énergie
  • Hausse de l’APL
  • Apurement des dettes des accédants
  • ZÉRO SDF! Respect du droit au logement décent et accessible pour toutes et tous (sans abris, mal logés, victimes de sinistres, menacés d’expulsion…)
  • Application des lois DALO, hébergement jusqu’au relogement, réquisition
  • Construction massive de logements très sociaux, taxation des profits immobiliers
  • Abrogation de la loi ELAN…

Plus d’info ici.

Rassemblement contre la loi ELAN, mercredi 19 septembre devant le Sénat

Cet appel est paru le 13 septembre sur le site de squat!net.

 

Dans son ELAN, la République (en) marche sur la gueule des pauvres.

 

Le projet de loi ELAN (Évolution du logement et aménagement numérique) vise à réformer le droit immobilier. Il a été présenté au Conseil des ministres en avril 2018, discuté à l’Assemblée nationale et au Sénat depuis.

 

Il présente plusieurs mesures anti-pauvres, dont une est particulièrement horrible: l’article 58 ter.

 

Cet amendement a été ajouté par la droite LR (Les Républicains), il est spécifiquement anti-squat et vise, en termes juridiques, à mettre au même niveau l’occupation de logements vides (laissés à l’abandon depuis plusieurs mois, parfois depuis des années) et la violation de domicile (c’est-à-dire l’introduction dans un logement où des personnes habitent), celle-ci étant réprimée aujourd’hui par une expulsion immédiate sans jugement et une condamnation allant jusqu’à un an de prison et 15 000 euros d’amende.

 

Pour l’instant, les juges doivent décider des éventuels délais avant expulsion pour les squatteur-euse-s entré-e-s dans des lieux laissés vides par leurs propriétaires, mais pas d’illusion, la loi est très claire: le droit de propriété passe avant le droit au logement. L’expulsion est systématiquement décidée par les juges.

 

Jusqu’à maintenant, le squat n’est pas pénalisé. Il n’est pas supposé mener en prison, et constitue une solution de secours pour des gens qui sans ça seraient à la rue (faut-il rappeler que selon la Fondation Abbé Pierre il y a en France plus de quatre millions de personnes mal-logées ?).

 

En mettant au même niveau l’occupation de bâtiments vides et abandonnés et la violation de domicile, ce projet de loi chercher à punir celles et ceux qui sont dans une impasse économique et sociale. Et en ne faisant plus la part des choses entre des pratiques d’occupation qui n’ont pas grand-chose à voir entre elles, on peut se demander si les parlementaires veulent inciter à ce que les squatteur-euse-s ne fassent pas la part des choses non plus… Effectivement, si s’installer dans un domicile meublé avec tout le confort, contrats d’eau et d’élec’ en cours, n’est pas moins risqué pénalement que d’occuper un bâtiment vide et laissé à l’abandon, alors quoi ?… Messieurs-dames les députés et sénateurs, sénatrices, on va occuper vos domiciles principaux ! C’est ça que vous voulez ?

 

Cette proposition de loi est insensée. Ce qu’elle provoquerait si elle était appliquée, c’est encore plus de logements vides, et encore plus de gens à la rue. Sachant que dans ce pays il y a déjà plus de logements vides que de gens à la rue, qui nous expliquera le bon sens de cette proposition de loi ?

 

Si on suit bien leur logique, cette loi devrait mener beaucoup plus de gens en prison, alors que les taules sont déjà surpeuplées. Mais on tentera sûrement de nous rassurer en nous disant que des projets de construction de nouvelles prisons arrivent tout bientôt… Intéressant projet que celui de mettre des pauvres à la rue, puis en prison simplement pour avoir essayé de dormir sous un toit.

 

Le 19 septembre, une commission mixte paritaire (composée de sept sénateurs et sept députés) se réunira au Sénat, à Paris, dans le but d’éviter un nouveau passage du texte devant l’Assemblée et donc d’accélérer la mise en application de la loi ELAN, et potentiellement de l’article 58 ter.

 

La République En Marche et Les Républicains semblent avoir en commun la haine des pauvres et l’amour des inégalités sociales. Les politicien-ne-s en général, députés, sénateurs et autres, ne font pas partie de celles et ceux qui galèrent pour se loger. La plupart d’entre eux partagent le privilège de posséder chacun-e plusieurs logements, tandis que nous autres n’en possédons aucun. Si nous ne squattons pas, nous devons nous ruiner pour nous loger, et remplir un peu plus les poches de gens qui ont déjà beaucoup plus d’argent que nous. C’est la logique du capitalisme, y compris dans un « État social » comme la France. Alors que les politicien-ne-s, bourgeois-es de leur état, protègent leurs privilèges, ce n’est guère étonnant.

 

Mais quand même… La majorité LREM (La République En Marche) va-t-elle se soumettre aux desiderata de l’opposition de droite LR en faisant appliquer leur article 58 ter ? La suite, au prochain épisode…

 

La loi ELAN est une raison supplémentaire de se révolter et de vouloir en finir avec ce système capitaliste qui détruit la planète et bousille nos vies.

 

Non à l’article 58 ter, non à la loi ELAN dans sa totalité, non à la justice de classe !

 

RASSEMBLEMENT CONTRE LA LOI ELAN
MERCREDI 19 SEPTEMBRE 2018, À 12H30
DEVANT LE SENAT, EN HAUT DE LA RUE DE TOURNON, PARIS VIe
MÉTRO ODÉON OU RER LUXEMBOURG

 

(On restera jusqu’à la fin de la « commission mixte paritaire », qui peut durer plusieurs heures…)

 

Septembre 2018
Des squatteur-euse-s et des galérien-ne-s du logement de Paris-banlieue
Contact: personne@@@squat.net

 

Post-scriptum: ce texte est focalisé sur l’aspect anti-squat du projet de loi ELAN, mais la loi ELAN dans son ensemble présente d’autres points critiquables et problématiques, notamment l’article 40 bis qui permet la résiliation du bail de plein droit, et donc possiblement l’expulsion de toute une famille locataire, lorsque l’un-e des habitant-e-s d’un logement a été condamné-e pour usage ou trafic de stupéfiants. Pour plus d’infos, voir le texte du DAL38.

 

Enfin, d’autres mobilisations auront lieu ces prochains jours contre la loi ELAN :

15/19 : Angers

18/09 : LilleGrenobleMontpellierRodezToulouseBordeauxLimogesNantesRennes

 

[Télécharger le tract en PDF pour recto-verso A5.]
Manif 19 septembre 2018 - Recto

 

Manif 19 septembre 2018 - Verso

Loi anti pauvres, anti squat et anti logement : STOP à la loi ELAN !

Pour manifester contre la loi ELAN et la criminalisation des squats,
RDV le samedi 1er septembre à 15h à la sortie du métro Saint Jacques !

 

Dans le cadre de la loi logement ELAN, qui contient de nombreuses mesures « anti-pauvres » le Sénat a voté la criminalisation des occupants sans titre des « locaux à usage d’habitation » (squatters, locataires et sous locataires non déclarés, victimes de marchands de sommeil…)

 

Le sénat a surfé sur un mythe démagogique : celui qui veut faire croire à une armée de squatteurs qui menacerait les propriétaires vacanciers ou hospitalisés. Dans ces hypothèses, la loi permet déjà, et depuis longtemps, l’éviction quasi immédiate du domicile d’autrui.

Les nouvelles facultés d’expulsion s’attaqueront à d’autres : celles et ceux qui, pour se mettre à l’abri, vivre sous un toit et maintenir leur dignité, s’installent dans des locaux vacants, parfois vides depuis plusieurs années. Ces immeubles vides ne sont le « logement » de personne, pas même du propriétaire en titre, mais ils deviendraient plus protégés que le droit de chacun de ne pas être à la rue. Expulsables sans jugement, ni délai, les occupants seraient aussi passibles d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende.

 

D’autres précaires seront emportés au passage : les personnes logées ou hébergées par des propriétaire sans scrupule ou des marchands de sommeil qui, sans contrat, ne pourront jamais prouver leur bonne foi.

 

La France compte 3 millions de logements vacants et la loi de réquisition reste inappliquée. Le nombre de sans abri, d’expulsions sans relogement ou de demandeurs HLM atteint des records historiques. Alors que les loyers continuent à augmenter, les APL sont réduites et les aides à la construction de HLM sont supprimées.

 

De plus en l’état des débats, la loi ELAN précarise durement les locataires du privé, aggrave l’accès au logement des personnes en situation de handicap, rétablit les sanctions financières contre les locataires, autorise la destruction sans jugement des maisons dans les quartiers informels en Guyane et à Mayotte. Elle permet d’expulser plus rapidement les familles endettées les moins riches ou lorsque l’un de ses membres consomme des stupéfiants, elle marchandise le logement social et vient servir la vénalité des spéculateurs et les intérêts des investisseurs et des grands propriétaires …

 

La loi ELAN pourrait être définitivement adoptée dès septembre, il y a urgence !

 

Nous demandons le retrait, dans la loi ELAN :

  • de l’articles 58 ter (anti squat) qui piétine le combat centenaire des mal logés, des associations, de l’Abbé Pierre et de nombreuses personnalités,
  • de toutes les mesures anti-pauvres ou qui aggravent la crise du logement …

Premiers signataires : DAL, Sortir du Silence, Syndicat de la Magistrature, United Migrants, Union Syndicale Solidaires…

Criminalisation des squats : la loi Élan nous trompe énormément

Quelques éléments pour mieux comprendre pourquoi les discussions en cours sur la loi Elan concernent de près les squatteuses et les squatteurs.

 

Article publié le 11 juillet 2018 sur Paris-Luttes.Info

 

Le projet de loi sur l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique, dite « Loi Elan », est en discussion au Sénat ce mois de juillet. Ce savoureux texte contient de nombreuses évolutions contre lesquelles il serait utile et nécessaire de se mobiliser. Parmi elles, un élément passé inaperçu devrait faire bondir tous les squatteurs et squatteuses.

 

La Fondation Abbé Pierre a mené l’enquête et rédigé en juin 2018 une note instructive qui retrace la galerie des horreurs des différentes tentatives de criminaliser le squat ces dernières années. Extrait de l’introduction :

Les récents débats parlementaires, dans le cadre du projet de loi ELAN, autour de onze amendements proposés par divers députés, visant à modifier la législation relative à l’occupation sans titre de la propriété d’autrui, témoignent d’une volonté de mettre à mal des avancées obtenues en matière de lutte contre le mal-logement. 
Ces amendements […] qui s’inscrivent dans la lignée de plusieurs propositions de loi sur le même sujet, proposent, entre autre, d’élargir la notion de violation de domicile, déjà lourdement sanctionnée, pour aller vers une pénalisation de l’occupation de la propriété immobilière d’autrui. 
Alors qu’un arsenal juridique complet est déjà à disposition des propriétaires souhaitant récupérer la jouissance de leur bien, certains députés n’hésitent pas à instrumentaliser des faits divers marginaux pour proposer des textes qui contreviendraient dangereusement aux droits et libertés constitutionnellement garantis.

Regardons maintenant de plus près, dans le texte actuellement débattu au Sénat, l’amendement n°567 dit « amendement Daubresse » – du nom de ce charmant député qui mène depuis plusieurs années une guerre personnelle contre les squats. 
Il propose de remplacer en toute discrétion dans un article du Code Pénal et dans un autre de la loi DALO le mot « domicile » par « local d’habitation » [détail ici].

 

Un changement anodin ? Certainement pas ! Un ami féru de droit nous aide à y voir plus clair. 
Un « domicile » est une notion juridique relativement précise. Il s’agit soit d’une résidence, qu’elle soit principale ou occasionnelle, soit de locaux d’entreprise s’ils sont encore occupés, même ponctuellement [*]. En revanche, un « local », cela décrit à peu près tout et n’importe quoi, et même un lieu non couvert comme un terrain.

 

Grâce à ce subtil tour de passe-passe linguistico-juridique, squatter une friche ou un bâtiment laissé vacant depuis des années à des fins de spéculation immobilière pourrait être sanctionné pénalement de la même manière que s’introduire dans l’appartement d’un.e de vos potes : un an d’emprisonnement, et 15 000 euros d’amende.

 

Alors à vos pieds de biche !

 

[*] Et oui, contrairement à ce que l’on pense souvent, la violation de domicile concerne aussi les locaux d’entreprise encore en activité. Pour ne donner qu’un exemple médiatique, 9 militant.es de Greenpeace avaient ainsi été mis en examen pour violation de domicile après avoir pénétré au sein d’une centrale nucléaire… https://www.greenpeace.fr/nucleaire-merci/

Occuper un bâtiment vacant ne doit pas devenir un délit pénal

A l’heure ou sous le prétexte d’une remise a plat des lois relatives aux logements, une partie des parlementaires et le gouvernement veulent légiférer sur le « problème des squats », il nous apparaît important de mettre les choses au clair tant sur la réglementation existante que sur les avantages pour la société de ce mode d’habitation.

 

Cette tribune a été publiée le 9 juillet 2018 sur Mediapart.

 

Il existe des milliers de mètres carrés de logements vacants, et pourtant des personnes, au moins 140 000, n’ont d’autres choix que de vivre dans les rues. Certaines s’introduisent dans des bâtiments vacants ou des terrains inoccupés pour se mettre à l’abri.

 

Dans le cadre du vote de la loi Elan, différents amendements et propositions de loi proposent, entre autres, d’élargir la notion de violation de domicile, déjà lourdement sanctionnée, pour aller vers une pénalisation de l’occupation de la propriété immobilière d’autrui. Alors qu’un arsenal juridique complet est déjà à disposition des propriétaires souhaitant récupérer la jouissance de leur bien, certains parlementaires n’hésitent pas à instrumentaliser des faits divers marginaux pour proposer des textes qui contreviendraient dangereusement aux droits et libertés constitutionnellement garantis, en particulier le droit au logement. Soyons clairs, certains veulent faire croire qu’un squatteur peut faire irruption dans votre salon, vous voler la télécommande et s’installer chez vous. C’est totalement faux. Le droit actuel se trouve être très protecteur face à la violation de domicile. Cette fake news vise uniquement à pénaliser la majorité des occupations qui se font dans des bâtiments ou terrains désespérément vacants, souvent pour de tristes raisons spéculatives.

 

Se mettre à l’abri, mettre à l’abri les siens, sa famille, ses enfants, dans un bâtiment vacant, un terrain inoccupé, ne doit être considéré comme un délit pénal. Il en va du respect de la dignité humain.

 

Le réseau Intersquat de Paris Île-de-France rassemble 23 lieux, squat ou ancien squat ayant obtenu une convention d’occupation précaire, et bien d’autres existent également en-dehors de ce réseau. Ces lieux répondent avant tout à l’urgence et permettent à de nombreuses personnes précaires de disposer d’un toit. Selon une étude réalisée dans 30 squats par Médecins du Monde, l’hébergement dans ces lieux représentent plus de 200 000 nuitées par an. Et il n’est pas rare que les services sociaux, devant la saturation des dispositifs d’hébergement, orientent des personnes vers nos lieux de façon informelle.

 

Au-delà de l’hébergement d’urgence, il est utile de rappeler ici d’autres impacts positifs que ces espaces amènent dans les quartiers où ils se situent : soutien au secteur de la création, événements culturels accessibles à tous, actions locales (ateliers de réparation de vélo, coiffeur à prix libre, shiatsu, écrivain public, accès au droit, distributions alimentaires d’invendus et AMAP, jardinage…), pratique sportive populaire (boxe, danse…) ou encore sensibilisation aux enjeux environnementaux (jardinage, agriculture urbaine, réemploi…). À cette liste, il faut rajouter la richesse des échanges tissés, que ce soit de manière informelle ou dans le cadre de projets, par la diversité des personnes qui les fréquentent. Enfin, ces lieux peuvent être créateurs d’emplois : ainsi, la Petite Rockette, ancien squat devenu ressourcerie, emploie désormais plus de 20 personnes.

 

Plutôt que de pénaliser des personnes qui tentent simplement de s’en sortir face à la violence de la société française actuelle, il serait judicieux de trouver les moyens de mettre un terme au vrai scandale : celui de bâtiments laissés volontairement vides alors que des personnes meurent dans la rue.  Pour cela, le réseau Intersquat Paris vous interpelle aujourd’hui : attention à ne pas légiférer à la hâte par effet d’aubaine politique, car cela aura des conséquences humaines et sociales dramatiques.

 

Dans tous les cas nous le disons haut et fort : les squats ne sont pas ce que vous croyez. Et pour vous en rendre compte par vous-même, venez visiter un de nos lieux. Vous risquez d’être surpris !

 

L’article 226-4 du code pénal punit l’introduction dans le domicile d’autrui à l’aide de manœuvres, menaces, voies de fait ou contrainte, ainsi que le maintien dans le domicile qui peut suivre. Lorsque ces faits sont constatés de manière flagrante au sens de l’article 53 du code de procédure pénale, l’évacuation forcée est possible, permettant l’arrestation des auteurs de l’infraction ; l’occupant légitime peut ainsi récupérer l’usage de son domicile.

L’Appel du FOU !

> English version here

 

Afin de célébrer le dixième anniversaire du Festival des Ouvertures Utiles, le FOU, le réseau Intersquat Paris vous invite pour un rassemblement international du 4 au 10 juin. Une opportunité de se retrouver entre squatteureuses du monde entier pour un grand festival autogéré.

 

Le FOU est habituellement un événement assez artistique, durant lequel la plupart des squats du réseau ouvrent leurs portes et organisent tour à tour des événements. Pour les dix ans, nous nous organisons différemment. En raison de l’état actuel du monde, nous aimerions axer la convergence de cette année sur la lutte anti-capitalisme et la lutte contre les mécanismes d’oppressions. Nous souhaitons également mettre en lumière différents actes de résistance, et mettre en pratique les changements que nous défendons afin de lutter contre un système dépassé et toxique.

 

Le festival durera une semaine et incluera un programme d’expositions, des tables rondes, des discussions et des présentations, ainsi que des projections, concerts, performances.

 

Ceci est un appel à nous rejoindre et à prendre une part active dans l’organisation du FOU et dans la mise en place d’un réseau international. Nous désirons ouvrir un espace libre où l’échange, la parole, l’apprentissage, seraient possibles dans le plus grand respect. Afin d’en apprendre plus sur les squats, en France, en Europe, dans le monde, de partager nos expériences, nos luttes, nos problématiques, nos méthodes de résistance… Bref, l’intelligence collective au service du combat pour un monde meilleur.

 

Vous êtes chaleureusement invités à nous contacter par email à progfou18@riseup.net. Nous sommes ouvert-e-s à toutes vos propositions, suggestions, envies, que vous voudriez inclure au programme du FOU. Durant la semaine du festival, des espaces libres seront également prévus, pour des temps d’improvisations spontanées.

 

Camarades et ami-e-s sont bienvenu-e-s, afin de venir nous aider à préparer le festival, s’installer en amont, célébrer ensemble cette semaine de partage et de lutte, et pourquoi pas demeurer avec nous pour continuer le combat. Il est tout à fait possible de s’organiser afin de permettre à des participants venus de loin de rester sur place. Et rappelez vous… Plus il y a de FOU, plus on rit !

 

FOU 2018

 

Merci à Eloise Girard pour la magnifique affiche !

Soutien à la ZAD !

L’expulsion de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes a commencé ce lundi 9 avril.

 

L’après-midi se finit dans un bocage asphyxié par les gaz lacrymogènes après déjà de longues heures de résistance face à la destruction d’habitats et fermes de la zad. Au moins 9 lieux de vie collectifs ont péri, avec leurs divers habitats particuliers brisés, leurs ateliers en miettes, leurs jardins piétinés : planchettes, planchouette, lama fâché, noue non plu, youpiyoupi, jessie james, phare ouest, chèvrerie, 100 noms…

 

L’offensive du gouvernement contre la Zad vise à détruire la possibilité de vies alternatives.

 

Des manifestations sont prévus en région parisienne.

Tenez-vous informé sur Paris-Luttes.info.

 

Ne nous laissons pas faire ! La ZAD vivra !

 

Plus d’info :

 

En avril, protégeons la ZAD de NDDL !

Invitation sur la Zad début avril – Ils ne nous découvriront pas d’un fil !

 

Le gouvernement a annoncé après l’abandon du projet d’aéroport qu’il lancerait des opérations d’évacuation des lieux de vie de la zad de notre-dame-des landes à partir du 31 mars. Petit poisson d’avril ? Pas dit : la préfecture a confirmé encore récemment ces intentions belliqueuses. Le début du mois prochain pourrait donc être agité et d’emblée, nous entendons dans ces menaces un appel à nous rassembler.

 

L’ensemble du mouvement a affirmé qu’il s’opposerait à toute expulsion de celles et ceux qui ont su protéger ce bocage et souhaitent continuer à y vivre. Les appels à s’organiser pour des réactions immédiates dans la région et partout ailleurs sont plus que jamais d’actualité. Sur la zad, au moment où l’Etat cherche à tout casser, nous allons continuer à construire les structures collectives et habitats de ce territoire d’expérimentation et de luttes.

 

Nous invitons en ce sens à un premier temps fort fin mars début avril afin d’être nombreux.ses sur place et prêt.e.s à se mobiliser. Ce sera aussi l’occasion de prendre le temps de renouer des liens entre nous, avec les comités, avec d’autres luttes et de penser l’avenir.

 

Plus d’informations dans l’appel publié sur zad.nadir.org.

Le CSA d’Ivry menacé d’expulsion

Depuis fin mai 2017, une cinquantaine de personnes habitent au Vaydom, centre social autogéré à Ivry. La réquisition de ce bâtiment appartenant au Crédit Mutuel a permis de mettre à l’abri des familles, des précaires, des sans-papiers, tout en accueillant de multiples activités : cours de français, boxe collective, capoeira, récup-distrib, cinéma, réunions et débats politiques, info-kiosque militant, cantines populaires tous les dimanches…

 

Le 31 octobre dernier, le tribunal d’instance d’Ivry avait accordé aux habitants un délai d’un an, ce qui leur permettait de rester dans les lieux jusqu’à mars 2019. Ce délai permettait d’apporter une certaine stabilité pour tou·te·s les habitant·e·s en grande précarité et de les laisser souffler. Malheureusement, le propriétaire a fait appel de la décision et le délai a été drastiquement réduit. Les habitant·e·s et leurs enfants risquent désormais de se retrouver à la rue à la rentrée prochaine, en plein début d’année scolaire.

 

En attendant, le combat continue. N’hésitez pas à passer au Vaydom, notamment lors des cantines populaires tous les dimanches soir. C’est au 37 rue Marceau à Ivry-sur-Seine. Vous pouvez aussi les contacter par courriel : csa-ivry@riseup.net

 

Vous trouverez plus d’information dans cet article de Paris-Luttes.Info.

 

Vaydom

Armés de masses, de haches, de disqueuses et d’une pelleteuse, vingt personnes ont saccagé le squat de la Récré

En matière de squat comme dans d’autres cas en état de droit d’aucun n’est censé se faire justice soit même et encore moins d’en infliger les peines. Le 14 février au matin, vingt personnes ont cependant débarqué dans un squat installé depuis trois mois à Aubervilliers. Ils étaient armés de masses, haches, disqueuses et même d’une pelleteuse. Pendant que certains coupaient les cadenas laissant accès à la pelleteuse, d’autres ont sauté les murs d’enceintes et sont entrés de force dans le bâtiment. Ils ont attaqué les espaces d’habitation et d’ateliers et tout saccagé sur leur passage. Vous pouvez voir l’étendu des dégâts sur cette vidéo ou ces images. Ils sont revenus vendredi et ont arraché les fusibles alimentant le bâtiment en électricité.

 

Les assaillants ont frappé plusieurs personnes du lieu et ont proféré des menaces de mort.  Trois habitants ont dû aller à l’hôpital. Les attaquants se déclarent comme faisant parti du Five, un établissement voisin qui veut récupérer le bâtiment de la Récré pour étendre son activité de football en salle. Selon leurs dires, ils sont locataires du lieu, bien qu’ils n’aient apporté aucune preuve et qu’ils tenaient un discours différent lors des premières rencontres. En effet, ils n’en sont pas à leur première visite dans les locaux et savaient déjà depuis plus de deux mois que les habitants avaient élu domicile dans ce bâtiment. Ils auraient dû entamer une procédure d’expulsion par voie légale. Ils ont préféré se faire justice soi même. C’est inadmissible. Nul n’est censé ignoré la loi dit l’adage et il n’y a que le droit qui exerce la loi.

 

Un des gérants du Five a été le plus violent des agresseurs. Armé d’un merlin – une hache pour découper du bois – il a frappé à deux reprises un des habitants, dont une fois dans le dos. Les coups ont été donné heureusement depuis le côté masse du merlin, mais les séquelles auraient quand même pu être grave. Il a ensuite donné deux coups de poing à un autre habitant et l’a menacé de mort. Une plainte a été déposée contre lui et il a passé une journée en garde à vue. Espérons que ses actions ne restent pas impunies. EDIT : trois jours après, plusieurs personnes sont venues menacer un habitant, en lui disant qu’il y aurait des représailles s’il ne retirait pas sa plainte.

 

Lors du dépôt de plainte, un agent de police a signifié aux squatteurs que c’était normal, qu’il était à Aubervilliers ici. La ville serait-elle un no-man’s land ? Bien que des agents de police soient arrivés dans les dix minutes qui ont suivi la prise d’assaut du squat, ce qui a permis d’éviter le pire, ils ont conseillé aux squatteurs de plier bagages. Apeurés et intimidés, certains sont partis, tandis que d’autres dorment toujours sur place et craignent pour leur sécurité.  On se croirait dans un mauvais western, sauf que ce n’est pas une fiction et que c’est aujourd’hui plusieurs personnes qui se retrouvent à la rue.

 

Depuis toujours, les propriétaires ont eu recours à des formes d’intimidations, que ce soit par la force, l’argent, ou encore la justice. Or, les propriétaires sont dans l’obligation de suivre la procédure légale et ne peuvent utiliser de telles pratiques. Il est important qu’une décision judiciaire soit prise à l’encontre de la société Five et de son gérant, responsable de cette agression.

 

Le phénomène squat n’est pas nouveau à Aubervilliers. Il est impératif que la ville, les forces vives du milieu alternatif et les associations se mobilisent pour ne pas conforter les préjugés d’insécurité et de violence associés à Aubervilliers. Les installations de lieux culturels et associatifs est un véritable poumon pour la ville. En tant que lieux de vie, les squats sont de véritables laboratoires du vivre ensemble que les autorités ne peuvent pas ignorer.

 

Attaque de la Récré

Attaque de la Récré : besoin de monde en urgence

La Récré est un squat à Aubervilliers qui s’est fait attaquer ce mercredi 14 février.

 

Alors qu’ils sont sur place depuis trois mois, une vingtaine de personnes sont venu chez eux tout casser, avec batte de base ball, outils et même un engin de chantier. Ils ont frappé plusieurs personnes du lieu et ont proféré des menaces de mort.

 

Les attaquants font tous parti du Five, un établissement voisin qui veut récupérer le bâtiment de la Récré pour étendre son activité de terrain de football en salle. Plusieurs de ces personnes ont été identifiés par les habitants. Ils ont porté plainte auprès du commissariat, mais il y a peu de chance que cela aboutisse. Pourtant, ils ont des preuves vidéos des menaces.

 

Vous pouvez voir l’étendu des dégâts sur cette vidéo ou ces images.

 

Les intimidations ont malheureusement fonctionné et l’équipe de la Récré est en train de déménager. Ils n’ont pas envie que cela dégénère et qu’un d’entre eux ou un invité termine à l’hôpital, voir pire.

Mais ce n’est pas fini. Vendredi, les malfrats sont revenus et ont arraché les fusibles alimentant le bâtiment en électricité. Les habitants ont peur qu’ils en profitent pour venir les attaquer dans la nuit.

 

Ils ont besoin d’aide dès maintenant pour déménager leurs affaires. Si vous avez, n’hésitez pas à ramener une lampe torche ou frontale et des outils !

 

La Récré est au 46 rue des écoles à Aubervilliers.

La Maison Rose a besoin de vous !

Parce que trop d’adolescents sont abandonnés à la rue
Parce que les conditions d’accueil en France ne sont pas à la hauteur de la situation d’urgence
Parce que la majorité des refus de minorité sont infondés
Parce que les recours sont trop longs et sans assistance
Parce que leur quotidien est méconnu du grand public et qu’il faut médiatiser cette réalité indigne
Parce que nous devons prendre nos responsabilités humaines et citoyennes.

 

Chaque jour à Paris arrivent de jeunes exilés. Peu importe les raisons de leur départ, ils sont ici, seuls et désorientés.
Une équipe de parisiens sensibles à la cause des exilés a donc investi un lieu vacant depuis plusieurs années pour les héberger : la Maison Rose.

 

Vous souhaitez aider le projet ? L’équipe de la Maison Rose a besoin de tous ces petits et gros objets pour que la maison fonctionne :

  • Lits superposés
  • Oreillers 
  • Draps simples
  • Serviettes de bain
  • Denrées non périssables : Pâtes/Riz/Semoule
  • Huile/sucre/sel/thé noir
  • Congélateurs
  • Sèche linge
  • Bouilloires
  • Étendoirs à linge
  • Ordinateurs pour des cours d’informatique

Si vous préférez les aider financièrement, voici le lien vers la cagnotte Leetchi.

 

Vous pouvez contacter l’équipe de la Maison Rose via leur compte Facebook.

Merci à toutes et à tous pour votre soutien, sans vous le projet n’existerait pas!

Expulsion des habitantes du 17-21 rue Ernest Savart

Ne faites pas confiance aux proprios et aux autorités

Article paru le 11 décembre 2017 sur squat.net

 

Samedi 9 décembre 2017, en début d’après-midi, l’ouverture d’un nouveau squat a été rendue publique à Montreuil, au 17-21 rue Ernest Savart.

 

Ce squat, où s’étaient installées environ 25 femmes, dont la plupart sont des migrantes venant notamment de Côte-d’Ivoire qui avaient été expulsées début octobre du 30 rue Gambetta, à Montreuil [1], avait pour objectif d’être à la fois un lieu d’habitation et un lieu d’activités publiques ouvertes à toutes et tous.

 

Le tract reproduit ci-dessous explique plus en détails la démarche des squatteuses, et notamment le fait que le tribunal administratif a condamné la Ville de Montreuil à reloger les expulsées du 30 rue Gambetta. Mais la Ville ayant fait appel de la décision, celles-ci restaient sans logement, d’où cette nouvelle ouverture de squat…

 

Samedi 9 décembre, alors que la plupart des soutiens étaient à l’intérieur du bâtiment avec les squatteuses, la police n’a pas tardé à se pointer. Une première voiture de flics en uniforme, dont certains décident de passer par-dessus le portail pour tenter de pénétrer dans le bâtiment occupé. Mais celui-ci est suffisamment bien protégé pour empêcher cette intrusion malvenue. Quelques temps plus tard, ce sont deux représentant-es de l’UGECAM [2], organisme propriétaire du bâtiment, qui arrivent et s’étonnent de l’occupation de ce bâtiment, pourtant laissé à l’abandon depuis de longs mois, au moins depuis l’ouverture de nouveaux locaux, place du Général de Gaulle, à deux pas de là [3].

 

La directrice s’avère pourtant assez rapidement conciliante et envisage même un accord pour convention d’occupation, bail précaire ou autre. Entrée dans le bâtiment avec des squatteuses pour constater que celui-ci est en parfait état, elle déclare les yeux dans les yeux que pour elle « le cœur l’emporte sur la raison », qu’ayant l’habitude des situations de détresse dans son travail elle ne pourrait pas mettre à la rue des femmes sans logement, surtout par le froid qu’il fait en ce moment, et que les occupantes pouvaient avoir l’assurance de rester au moins jusqu’à la fin de l’hiver. Certaines des squatteuses en avaient les larmes aux yeux de bonheur.

 

Une bien belle histoire, un scénario suffisamment rare pour être signalé.

 

Mais malgré toute la sincérité qui peut transparaître dans les promesses lancées par les propriétaires, comme par les politicien-ne-s ou tout-e représentant-e d’institution, les promesses n’engagent que celles et ceux qui y croient.

 

Le capital immobilier et potentiellement financier que représente la propriété privée s’oppose de fait à l’accès libre au logement. Ce sont deux réalités qui s’affrontent.

 

Juste avant les 48 heures du constat d’occupation par les forces de l’ordre, en tout début d’après-midi ce lundi 11 décembre, c’est avec dégoût et colère que les occupantes du 17-21 rue Ernest Savart ont vu débouler les flics en nombre, pour expulser la bâtiment, suite à un « arrêté préfectoral ». Évidemment en l’absence de la directrice de l’UGECAM, qui a pourtant sa part de responsabilité dans cette décision de mettre à la rue 25 femmes deux jours après leur avoir promis qu’elles passeraient l’hiver au chaud dans ce même bâtiment.

 

Finalement, la « raison » l’a emporté sur le cœur.
Le portefeuille et l’ordre l’ont emporté sur l’entraide et la solidarité.

 

 

 

 

Notes:
[1] Plus d’infos sur Paris-Luttes.info et dans quelques articles du journal Le Parisien: « Montreuil : des femmes et des enfants à la rue depuis une semaine » (13 oct. 2017), « Montreuil : la mairie assignée en justice par des squatteurs » (25 oct. 2017), « Montreuil : la mairie condamnée à reloger les squatteurs de la rue Gambetta » (27 oct. 2017), « Montreuil : l’espoir d’un relogement s’éloigne pour les expulsés » (10 nov. 2017).
[2] Union pour la gestion des établissements des caisses d’assurance maladie, présentation historique de l’organisme ici.
[3] « L’UGECAM Ile-de-France inaugure son nouvel établissement : l’Espace Pédiatrique Alice Blum-Ribes » (14 mars 2017, sur le site de l’UGECAM Ile-de-France).

Un an ferme pour une tentative d’ouverture de squat !

Le mardi 24 octobre, plusieurs camarades ont tenté de rentrer dans une maison vide afin d’y élire leur domicile. La surveillance bourgeoise de la propriété privée ne cesse de se perfectionner et la maison était équipée d’un système d’alarme. Tous les camarades ont réussi à prendre la fuite sauf l’un d’eux qui, resté en arrière, s’est fait arrêter, et emprisonner…

 

Un soutien matériel, juridique, financier et moral est nécessaire à notre camarade. Un collectif s’est réuni et va proposer diverses initiatives (page facebook, lien) et des discussions avec ceux qui subissent la même violence répressive, de la police, de la justice, et de la prison.

 

Une cantine aura lieu le samedi 9 décembre à partir de 12 h à la cantine des Pyrénées (77 rue de la Mare dans le 20e arrondissement de Paris) pour récolter de l’argent pour les mandats et payer les avocats. À 14 h, le collectif se réunira pour décider des suites et en particulier des initiatives envisagées autour du procès en appel à venir.

 

Vous trouverez plus de détail sur cette sombre histoire ainsi que des moyens pour soutenir notre camarade emprisonné sur Paris-Luttes.info.

Squat’heure d’antenne a besoin de vous !

Salut à toi la squatteuse,

Salut à toi le squatteur,

 

Depuis 2 ans, une fois par mois (chaque 3e mercredi du mois, de 17h à 18h30 sur FM89.4 – Radio Libertaire), une petite équipe s’active à réaliser cette émission, invitant des squatteurs pour parler de leur quotidien, de leurs réussites, de leurs déboires, de leurs activités et tout et tout !

 

Mais depuis 2 ans, la petite équipe s’est réduite et s’est essoufflée. Il n’y a pas eu d’émission depuis septembre dernier et l’équipe est prête à rendre les clefs du local radio, si un nouveau souffle ne prend pas le relais !

Ce serait pourtant dommage qu’un créneau radio réservé à l’actualité des squats, des TAZ, des ZAD, cesse !

 

Aussi, si tu as toujours eu envie d’animer une émission de radio, de réaliser des reportages, de passer des disques, de faire de la régie son, c’est le bon moment pour nous rejoindre JEUDI 26 OCTOBRE à 19h à la Trockette (125 rue du Chemin Vert, Métro Père Lachaise) et apporter toutes tes idées et ton énergie à cette aventure qui mérite de perdurer.

 

En espérant que Squat’Heure d’Antenne retrouvera un second souffle grâce à vous, on vous espère motivé à venir tchatcher du futur de cette émission de radio !

Et il poussera demain, des squats comme des petits pains.

 

Salutations anarshowradiophoniques,
L’équipe !

L’été des expulsions continue, l’Attiéké en fait les frais

Aujourd’hui 17 août 2017, à 6h30 du matin, le centre social auto-organisé et habité de Saint-Denis, l’Attiéké, a été expulsé, à grand renfort de flics de tous poils, huissier, président et gestionnaire de la Fédération Française de Triathlon (propriétaire du bâtiment). Les habitant-e-s ont pu sortir sans arrestation et récupérer certaines affaires. Le reste est parti dans un garde meuble dans une autre ville de la région parisienne et sera vraisemblablement récupéré dans les jours à venir.

 

Les ancien-ne-s occupant-e-s du centre social Attiéké se réuniront ce soir à 19h au square de Geyter. Présence bienvenue et nécessaire pour gérer l’urgence. D’autres rendez-vous de soutien suivront.

 

De la tristesse, bien sûr, face à cette nouvelle qui tourne une page de quatre ans de luttes, d’occupations, de solidarité et d’amitiés, mais il reste encore tout un livre derrière à gribouiller ! Soyez prêt-e-s, « show must go on ! »

 

Publié le 17 août 2017 sur Paris-Luttes.info et Squat!net.

Expulsion des Baras à Bagnolet

Après l’expulsion ce matin du squat du collectif Baras à Bagnolet :

  • rassemblement jeudi 29 juin à 20h au métro Gallieni, sous le pont.
  • rassemblement ce vendredi soir 30 juin, à 19h, devant la mairie de Bagnolet (métro Gallieni). Besoin de monde pour faire pression et permettre aux membres du collectif d’intervenir au Conseil municipal.
  • manifestation, dimanche 2 juillet, à 14h, départ de la mairie des Lilas.

Le collectif a besoin de matos pour camper les prochains jours (matelas, couvertures, tentes) et possiblement de quoi cuisiner (réchauds, casseroles, …).

 

Cet article a été publié le 29 juin 2017 sur le blog de Jean-Jacques Birgé.

 

Ce matin les CRS ont expulsé les 200 travailleurs sans papiers du Collectif des Baras qui squattaient depuis 4 ans un bâtiment inoccupé de Bagnolet en attendant que les tractations aboutissent entre le nouveau propriétaire (Natixis lui avait vendu entre temps), la Mairie, les associations comme RESF et la Ligue des Droits de l’Homme et ceux que l’armée française a chassés de Libye suite à la guerre contre Khadafi. La plupart de ces Africains sont maliens, mais sept autres pays d’Afrique centrale sont représentés.

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Ils en ont lourd sur le cœur. Ils croyaient ce qu’on leur avait appris, que la France était la patrie des Droits de l’Homme, mais ils savent maintenant que la colonisation continue sous un autre visage. Sans papiers français, puisqu’ils ont ceux de leurs pays respectifs et même des papiers européens reconnus en Italie mais pas chez nous, ils sont exploités par des entrepreneurs peu scrupuleux qui les payent au noir largement en dessous du SMIC. Eux ne rêvent que d’une chose, qu’on leur donne ces papiers qui leur permettraient de travailler légalement, de louer un logement, de vivre comme nous en avons le loisir. On va les regretter dans le quartier. On n’a rarement eu de voisins aussi tranquilles et charmants !

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Je n’avais encore jamais vu un policier arborant une écharpe tricolore. On me dit que c’est la loi et qu’il représente le Commissariat des Lilas. Ils y étaient dès 6h30. Tony di Martino, Maire socialiste de Bagnolet, avait promis de nous prévenir dès qu’il serait averti de l’intervention. Il n’en a rien fait. Pourtant il le savait en amont, c’est la loi. Comme nous n’étions que deux au petit jour avec une jeune fille à jouer les témoins pour éviter des débordements des Robocops, je lui faisais remarquer que certains gradés avaient une tête de facho, ils m’ont menacé de garde-à-vue. Je ne les avais pas insultés directement, c’était une messe-basse. Ils répétaient comme des machines : « Vous ne connaissez pas mes origines ». C’est vrai, mais je sais ce qu’ils sont devenus. C’est triste de voir ces prolos endosser l’uniforme pour cogner sur les plus démunis.

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Un des Baras à qui ils refusaient de récupérer leurs affaires et les documents officiels dont ils ont cruellement besoin s’est énervé. Ils vont lui coller un rapport monstrueusement exagéré. Je les entendus en parler en se frottant les mains. Les Baras qui étaient à l’intérieur du bâtiment ont pris ce qu’on peut tirer avec deux mains, mais une dizaine des travailleurs de nuit qui rentraient n’ont rien eu le droit de récupérer. Les policiers leur avaient pourtant promis. Ils ont argué qu’il y avait eu violence et qu’il faudrait revenir dans les jours suivants avec huissier. En attendant les parpaings montent devant les vitres de l’ancienne Antenne Pôle Emploi désaffectée où ils logeaient tant bien que mal depuis 4 ans. Comme s’il n’y avait pas assez de SDF dans la rue, la police de Macron en a rajouté 200.

 

[Publié le 29 juin 2017 sur le blog de Jean-Jacques Birgé.]

Un lendemain électoral douloureux : le département de Seine-Saint-Denis expulse la crèche Berthier à Pantin

crecheUn lendemain électoral douloureux : le département de Seine Saint-Denis, à peine les bureaux de vote fermés, demande aux occupants de la crèche Berthier à Pantin de partir alors que les travaux ne sont pas programmés. Les mal-logés sont toujours plus nombreux, mais le bâtiment va rester vide, et pour longtemps.

 

La crèche Berthier à Pantin a été désaffectée en 2012. Bien que la fermeture de la crèche soit programmée de longue date, le bâtiment restera vide pendant près de quatre ans. Le chauffage est à fond et des fuites d’eau commencent à l’abîmer sérieusement. C’est dans cet état que les habitant-e-s de la Crèche le trouvent en mars 2016. Ils y emménagent, arrêtent sa dégradation et leur nombre monte vite à 15 personnes : étudiants, migrants, travailleurs sociaux et même une femme enceinte, tous et toutes précaires qui vivaient auparavant sur le canapé d’ami-e-s, dans des voitures et même pour certain-e-s dans la rue.

 

Depuis leur arrivée, la demande des habitant-e-s est simple : pouvoir rester dans les lieux jusqu’au début de travaux ou jusqu’à la vente du bâtiment, qui appartient au Département de la Seine Saint-Denis. Le propriétaire refuse en bloc tout négociation et assigne rapidement les habitant-e-s en justice. C’est ainsi que le 16 avril 2017, la Cour d’Appel de Paris décide de leur expulsion sans délai.

 

Les habitant-e-s bénéficient d’un court répit, car le Conseil départemental rechigne à procéder à des expulsions durant les élections. Mais ce répit ne sera que de courte durée. Les élections terminées, le Conseil départemental va pouvoir profiter de la pause estivale pour procéder à son lourd programme d’expulsion. Ainsi, le 19 juin 2017, soit le lendemain des élections, un huissier passe déposer les commandements de quitter les lieux. Les habitant-e-s ont jusqu’au 3 juillet pour s’en aller, l’expulsion par les forces de l’ordre étant déjà programmée. La mort dans l’âme et sans réel choix, les habitant-e-s acceptent de partir de « volontairement ».

 

Pourtant, rien n’obligeait le Conseil départemental a procéder à cette expulsion.

 

En effet, la vente du bâtiment n’est encore qu’un projet, d’autant plus que celui-ci est classé, et par ailleurs qu’il jouxte un centre médico-social, toujours en activité et appartenant au même ensemble immobilier. Si le déménagement de ce dernier est bien prévu, cela ne se fera qu’en 2019 au mieux, vers un nouveau lieu qui n’est pour l’instant encore qu’un terrain vague !

 

La visite d’ouvriers passé-e-s mesurer la taille des fenêtres et des portes il y a quelques jours semble indiquer que la crèche, une fois vide, sera murée. Ainsi, une fois l’expulsion effectuée, la crèche risque fortement de rester vacante pendant plusieurs années…

 

Oui, Le Conseil départemental aurait pu laisser des mal-logé-e-s habiter dans les lieux, ce qui permettait au passage d’entretenir le bâtiment sans frais.
Mais non, le Conseil départemental préfère y laisser du vide et dépenser l’argent du contribuable afin d’empêcher d’autres mal-logé-e-s de s’y installer.

 

Encore un exemple qui prouve qu’avec d’un peu de bon sens et de courage politique on peut remédier à des situation d’impasse social, mais cela semble malheureusement denrée rare ces jours-ci.
En attendant, les habitants et les habitantes de la crèche pourront retourner vivre dans la rue.

Centre social Attiéké : dernier round ?

Communiqué du 18 juin 2017

 

Le centre social Attiéké, auto-organisé et habité, sera expulsé d’ici au 27 juin, selon l’huissier du propriétaire et la préfecture du 93. Après presque quatre ans d’occupation du 31 bld Marcel Sembat à Saint-Denis, c’est la fin. Nous l’espérons bruyante.

 

Nous reprenons les piquets de veille matinaux à partir du mercredi 21 juin (pas le week-end) : RDV à 6h devant l’Attiéké. Café, thé, gâteaux et bonne humeur au programme.

 

Le jour de l’expulsion :

  • il faudra faire nombre pour éviter toute violence des forces de l’ordre, et que les habitant.e.s puissent récupérer toutes leurs affaires sans exception
  • après l’évacuation, point d’info au square De Geyter à 40 mètres de l’Attiéké
  • rassemblement à 18h devant la mairie de Saint-Denis

Nous exigeons :

  • la réquisition d’un bâtiment vide ou la mise à disposition gratuite d’un local confortable sur Saint-Denis
  • le relogement et la régularisation des habitant.e.s de l’Attiéké

Nous tiendrons les permanences d’entraide du centre social jusqu’au bout.

Nous sommes solidaires de la centaine d’habitant.e.s du 57-59 avenue Wilson (propriété de Plaine Commune) menacé.e.s d’évacuation depuis peu.

 

Et longue vie au jeune centre social autogéré du 37 rue Marceau à Ivry.

 

La dynamique de l’Attiéké renaîtra-t-elle de ses cendres ? Venez donc en parler sur les piquets.

 

La lutte continue !

Vive l’auto-organisation !

Que les occupations fleurissent !

Logement, papiers, liberté pour tou.te.s !

 

Le collectif de l’Attiéké

 

31 bld Marcel Sembat, St-Denis / 31marcelsembat@riseup.net / https://collectifattieke.wordpress.com

C’est la Semaine Sauvage !

Le Clos Sauvage prend de l’avance sur la réforme du code du travail et passe à la semaine de 9 jours. Organisée par toute l’équipe du Clos, dirigée par un chat avec un chapeau sur la tête, la semaine sauvage t’emmène sur les rivages pas sages du 9-3.

vendredi 16 juin

19h : Bête de foire ! – cabaret musical

samedi 17 juin

17h : « Opprimées » de la Compagnie Vent Debout – théâtre engagé

dimanche 18 juin

16h : Les après-midis nomades d’Abel – danse
20h : Des Impros et des Ailes – improvisation théâtrale

lundi 19 juin

18h : Soirée poésie musicale avec les dents – poésie musicale un peu trash

mardi 20 juin

20h : Scène ouverte sauvage – poésie, théâtre, danse, musique…

samedi 24 juin

19h : Espèce de bouffonnes – trio de clownes

dimanche 25 juin

16h : Journée en famille : ateliers et projection – film et atelier
21h : « Une proposition » de Juste avant la compagnie – théâtre

 

Scene ouverte sauvage

Le 13ème FOU, c’est déjà fini !

Avec 75 événements répartis sur 27 lieux dont 19 squats,

La 13ème édition du FOU a été un grand succès !

Comme on a tous adoré, on devrait repartir sur un rythme de deux festivals par an.

La prochaine édition devrait ainsi avoir lieu à l’automne.

 

En attendant, la lutte continue et les squats franciliens regorgent d’activités.

Des événements sont postés quotidiennement sur le présent site ainsi que sur radar.

La plupart des lieux ne publiant pas leur événements sur ce site en dehors du FOU, le mieux est donc de suivre l’actualité de chaque lieu via leurs moyens de diffusion favoris (site, réseaux sociaux, lettre d’information, affichage) ou tout simplement de s’y rendre régulièrement !

Faisons des ponts entre les mouvements plutôt que d’ériger des barrières

Cette tribune est une réponse à une autre parue le 28 novembre 2015 : Le Jardin d’Alice parachuté à Montreuil .

 

Le Jardin d’Alice n’a pas pris un lieu au Baras ou à d’autres collectifs basé sur Montreuil ou les environs. Ce lieu était vide depuis longtemps et était très bien protégés. De nombreux groupes ont essayé de l’ouvrir et tous ce sont cassés les dents. Je le sais que trop bien, nous avons nous même passé de nombreuses nuits à errer dehors et dedans ce bâtiment ! C’est malheureusement la triste vérité : si le propriétaire est prêt à dépenser une fortune pour sécuriser un lieu, il n’y a malheureusement rien que nous squatteurs ne puissions faire. Alors tant mieux si le Jardin d’Alice a pu s’y installer et faire revivre se lieu. Car c’est ce qui importe au final : remplacer du vide par du plein, apporter quelque chose là où il n’y avait plus rien. Montreuil et ses environs ne manquent pas de forteresse laissées vacantes, attaquons-nous plutôt à celles-là plutôt que de critiquer les collectifs qui ont réussi à faire leur chemin.

 

Chaque lieux est différent. Le milieu des squats en Île de France regroupe des gens de tous horizons, mais qui partagent tous rejet du système actuel. Nous sommes tous le produit de notre éducation et des idées que la société essayent de nous faire adopter. Tout le monde n’a pas eu la chance d’être à un moment imprégné d’idées libertaires et anarchistes. Bien qu’aspirant à un autre mode de fonctionnement, certains squats reproduisent par défaut des modes d’organisation issus du capitalisme, notamment l’instauration d’une hiérarchie ou la volonté de faire de l’argent. Mais si l’on creuse un peu plus, on s’aperçoit vite que dans la plupart des cas, ce n’est pas parce qu’ils ont intrinsèquement envient, mais parce qu’ils ne connaissent rien d’autres et n’ont pas (encore) conscience que d’autres solutions fonctionnent encore mieux. Plutôt que de les pointer des doigts, ne serait-ce par mieux de leur tendre la main pour leur montrer qu’un monde meilleur est possible ?

 

Les rassemblements anti-COP21 ont d’ailleurs créés de nombreux liens entre groupes qui étaient autrefois séparés pour de bêtes querelles de clochers. Les principaux lieux d’accueil réellement actifs contre la COP21 sont justement décriés dans cet article. Le Jardin d’Alice et l’Annexe accueillent tous les jours des centaines de militants français et internationaux. Les assemblées contre les violences policières ou les Fanfares Invisibles qui se réunissaient auparavant au Transfo sont depuis longtemps hébergées au Stendhal. Les assemblées anti-COP21 se réunissent deux ou trois fois par semaine à l’Annexe depuis des semaines et sont passés auparavant par la Petite Maison. Idem pour la coordination francilienne des marches des ZAD. Dans la même veine, les réunions logements ou juridique anti-COP21 ont eu lieu à la CICP et la CNT et la Parole Errante accueillent sans cesse des événements de soutien. Ces critiques ne doivent pas nous empêcher de faire notre chemin. L’important, c’est d’avoir un maximum de lieux alternatifs et autogérés qui permettent de faire des choses ensemble.

 

Les moyens d’action du Jardin d’Alice sont peut-être très différents que ceux d’autres collectifs de Montreuil, mais il ne faut pas oublier que tous partagent de nombreux objectifs communs : la sortie du capitalisme, la recherche d’un nouveau mode d’organisation et de consommation, une ouverture aux autres et non un repli communautaire !

 

Le Jardin d’Alice n’a en aucun cas été parachuté à Montreuil par la Mairie de Paris, qui a au contraire tout fait pour les mettre au placard. S’ils ont réussi à signer une convention sur ce bâtiment, c’est parce qu’ils sont allé démarcher directement le propriétaire. Que l’on approuve ou non cette démarche, il ne faut pas non plus oublier que Montreuil n’appartient ni à V, ni au Baras, ni au Jardin d’Alice. Il appartient à tous ceux qui y vivent et y font des choses.

 

No border.

Projet de loi anti-squat UMP : réunion jeudi prochain à la Petite Maison

Contre la campagne et les projets de loi anti-squat
Réunion Jeudi 4 juin 19h
@ La Petite Maison

 

Plusieurs projets de loi anti-squat ont été déposés à l’Assemblée ces derniers jours, conséquence de l’affaire du squat de Rennes, montée en épingle par une partie des médias, suite à la campagne des groupuscules fachos locaux  et l’extrême droite.

 

Il ne faut pas sous estimer l’impact de cette campagne, qui n’est très certainement pas terminée, et qui ouvre une fenêtre de tir inespérée aux ennemis historiques des squats et aux ayatollah de la propriété privée.
Il faut s’attendre à tout les coups bas, la bulle médiatique qui s’est constituée à partir d’allégations mensongères en est la preuve.

 

Cette affaire coïncide malheureusement avec l’examen d’une proposition de loi (PPL) UMP à l’Assemblée jeudi 11 juin, venue du sénat. Trois séances sont consacrées à examiner un unique article qui selon la version du Sénat, modifie, très à la marge et sans impact significatif pour les squats de logements vacants, l’article 38 de la loi DALO.

 

Cette PPL qui serait passée totalement inaperçue en temps normal, va être suivie d’assez près  par les médias et les politiques.

3 nouvelles propositions de loi sont venues des rangs de l’UMP, dont 2 sont réellement dangereuses. On suppose que leurs auteurs vont tenter de les  insérer sous forme d’amendement  dans la proposition discutée le 11 juin.

 

Agenda :

  • Tout d’abord la commission des lois, qui examine le projet de loi mercredi prochain et qui sera présidée par Daubresse, (responsable du logement à l’UMP et ancien sec d’État au logement sous Borloo)
  • Séance plénière  le 11 juin toute la journée, commençant à 9h15 (3 séances sont apparemment programmées).

(Ci dessous les liens sur la PPL qui sera discutée mercredi 3 en commission et le 11 en plénière à l’AN, et sur les autres PPL déposées depuis l’affaire de Rennes, une 4e pourrait être aussi déposée, c’est l’inflation !)

 

Certains, coté gouvernemental, ne seraient pas opposés à  différer le début du flag pour les squat de logements vides, au moment où le proprio dépose plainte, ce qui permet à la police d’intervenir bien après l’ouverture du lieu, et renvoie également les squatteurs vers des procédures correctionnelles, telles que dégradation de bien ou violation de domicile… Dans tout les cas leur domicile ne pourrait plus alors être reconnu, tant que le propriétaire n’a  pas déposé plainte.
Une telle disposition signerait donc la quasi disparition des squats en France.

 

Tout ces éléments sont des hypothèses, et on devrait en savoir un peu plus  après la réunion de la commission des lois sur le sujet.
C’est pourquoi, nous vous proposons de nous réunir jeudi soir, à 19h.

 

Il est évident que cette réunion doit avoir pour objectif de réagir, si la menace se précise, et de rechercher des formes d’action adaptées au contexte actuel. Il faudra sans doute envisager un rassemblement ou une manif mercredi 10, ou le 11, voire les 2.

 

Ci-dessous des infos complémentaires sur la situation :

 

Le communiqué du DAL sur l’affaire Maryvonne : Affaire du squat de Rennes : Non à la criminalisation des squatters ! Stop aux amalgames !

 

PROJET DE LOI, et PPL  (proposition Parlementaire législative) sur la question :
Projet de loi actuel validé au Sénat, présentée par Mme Bouchart, sénatrice Maire de Calais:
http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/expulsion_squatteurs_domicile.asp.

PPL d’Aubert :
Il pénalise « les occupants sans droit ni titre », autrement dit les squatters de logements vacants mais aussi les locataires qui sont l’objet d’un jugement d’expulsion, au même titre que les occupant du domicile d’autrui, et sur lesquels s’appliquerait également l’expulsion administrative, prévue dans l’article 38 de la loi DALO
http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/delit_occupation_sans_droit_titre_immeuble.asp

PPL Dupont Aignan, reprend la proposition iniitiale de Bouchard, afin que le maire puis faire expulser les squatters sur un simple arrêté municipal
http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion2819.asp

PPL Chevrolet : elle n‘a pas d’impact sur les occupations de logements vacants, puisqu‘elle vise à renforcer l’application de l’article 38 relatif à l’introduction et le maintien dans le domicile d’autrui.
http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion2819.asp

Clôture du F.O.U 2015

La 11ème édition du Festival des Ouvertures Utiles s’est terminée dans la bonne humeur, après une cinquantaine d’événements répartis sur trois semaines. Merci à tout le monde d’y avoir participer !

 

La prochaine édition du F.O.U devrait avoir lieu au printemps prochain. En attendant, vous pourrez toujours consulter l’agenda des squats sur la page dédié de ce site ou sur squat.net. Pour l’instant, les deux agendas sont un peu vide, mais nous faisons tout ce qui est possible pour encourager les squats à publier leur programme dessus !

Communiqué du Stendhal

Communiqué des membres du collectif le Stendhal, expulsé vendredi par la Mairie de Paris fraîchement élue.

 

Expulser illégalement des gens pour laisser un bâtiment vide ? Est-ce là la politique que la ville entend mener ?

 

Alors que nous étions dans notre nouveau domicile du 15 de la rue du docteur Potain dans le 19e depuis plus de 5 jours*, la Mairie de Paris, propriétaire du bâtiment, a donné l’ordre (sic) à la police d’évacuer les habitants.

 

Ce bâtiment public était inoccupé depuis 2006 et aucun projet n’y est prévu pour l’instant, la ville n’étant qu’au stade de la concertation avec les habitants.

Lorsque les CRS sont arrivés en ce vendredi pluvieux, aucun papier n’a été fourni, aucune raison n’a été clairement donnée, rien que le bruit des bottes : ah, des squatteurs ! On s’en fiche de la loi, alors !

 

Nous fûmes expulsés sans possibilité de récupérer certaines de nos affaires précieuses à la vie de tous les jours (canapés, frigo, ballon d’eau chaude, table, matelas..).

 

Nous n’avons rien fait d’illégal, aucune preuve, ni aucune convocation à l’issue de nos auditions.

 

Nous avons juste eu le tort de tenter d’occuper paisiblement un bâtiment public afin de le rendre au quartier et ses habitant-e-s en proposant salles de réunion et de répétition, ateliers participatifs (vélo, arts plastiques, sérigraphie…), magasin gratuit, labo photo, après-midis crêpes et jeux de plateau… Une atteinte intolérable à l’ordre public !

 

Nous interpellons les pouvoirs publics et Madame Hidalgo : Quelle est donc la raison pour laquelle, en dépit du droit, vous avez ordonné à la police de nous expulser ? Entre l’AMAP, le magasin gratuit et les crêpes à prix libre, qu’est-ce que le Stendhal a pu vous faire pour que vous n’ayez pas l’humanité de laisser un collectif paisible et ouvert sur le voisinage occuper un bâtiment dont vous-même n’aurez pas l’usage avant des années ? Alors que nous avons toujours été ouvert au dialogue et que nous avons prouvé par le passé notre implication dans la vie de quartier, pourquoi n’avoir même pas daigné nous rencontrer avant d’envoyer les forces de l’ordre nous expulser ?

 

* Nous possédons des preuves de notre présence depuis plus de 5 jours que nous avons remis dès jeudi à la police du 19e (police que nous avons décidé d’appeler de nous-mêmes, témoignant de notre bonne foi) : photos horodatées et géolocalisées ‘Digiposte’ certifiées légalement ; témoignage & reportage de Laurence Geai, journaliste à l’Agence Nur qui nous a suivi durant toute l’occupation du bâtiment ; attestations de toutes les personnes qui sont venues nous voir lors de l’occupation.

 

Voir l’article original sur le site du Stendhal.

22 mars 2014 – Cinq ans du Jardin d’Alice

A l’occasion de leur cinquième anniversaire, le jardin d’Alice vous attend pour la dernière fois au 40 rue de la Chapelle, avant de déménager pour un nouveau lieu.

 

Chers lapinoutes et lapinous
qui nous aimez et nous suivez,
Depuis le temps qu’on vous dit au revoir,
Eh bien nous y voilà, c’est le printemps…
…le Jardin d’Alice a gagné tous ronds 5 ans !!

 

Alors pour un au revoir// à très bientôt en forme d’anniversaire,
en forme de fête de soutien pour nos poches un peu vides,
en forme de changement d’adresse overbooké,
en forme de revoyure impatiente
en transition entre les 18eme et 12eme populaires..

 

…les JArtistes vous attendent une dernière fois
au 40 rue de la Chapelle,
au milieu des cartons et des pots de fleurs 🙂
ça va déménager dans la joie et le bon humus !!!
SAMEDI 22 MARS
DE 14H A …

 

Bienvenue donc en puissance Cinq
pour profiter encore un peu du lieu,
de sa météo particulière pour jardin particulier,
participer selon les envies, énergies
il y en aura pour tous les goûts !

 

Au programme :

 

Tout l’après-midi,
chantier participatif et créatif dans le jardin, ouvert aux grands et petits, aux flemmards comme aux bûcheurs du samedi!
Rempotage, bricolage de bacs à plantes, récup de bulbes, tri de graines, paillage, mandala végétal, peinture naturelle sur les arbres,atelier photophores pour l’ illumination du jardin et préparation d’un grand feu pour le froid du soir…
et …. grande fresque participative du suavenir, qu’on emmènera dans nos cartons pour l’installer dans le nouveau lieu !
+ Friperie de soutien

 

De 18h à 20h
Feu Ouvert !

Ramène ton histoire et partage là avec qui tu veux
A tous ceux que le jardin inspire, venez vous frotter à la chaleur du feu, et mettez-y ce que vous voulez : des mots, un conte, un poème, un jeu, une musique, une danse, une image…. et tout le reste!

 

De 20h à minuit
Jardin d’Alice baille night

Musique pour ceux qui veulent se trémousser dans l’ herbe, vidéo pour les contemplatifs, exposition dans la maison pour les curieux, feu encore et toujours pour les fatigués et coloriage pour les hyperactifs!
Ramène ton image et accroche la aux murs de la maison , pour qu’ils tombent en beauté…
Le Jardin d’Alice fermera tard, une dernière fois n’est pas coutume !

 

Et plus si affinité, dj’set année 80/90 en mode disco dans la maison,

Comme d’habitude, la buvette de soutien sera fidèle au poste
et les cartes d’adhérent fraîchement tamponnées feront de vous les tous premiers invités d’honneur sur le prochain site !
A TRES VITE ! 

 

Adhésion en prix libre et obligatoire
sonnette crocodile comme d’hab’

MANIFestive contre les expulsions hivernales

Pour les camps, les « bidonvilles », les squats, les habitats et les habitants nomades, les ZADs et tous ceux que le pouvoir disqualifie, exclu, pénalise….


Mercredi 29 Janvier

Rendez-vous à 17h, Place de l’ODÉON
Puis rassemblement devant le Sénat, jusqu’à 22h

 

Un appel, à l’initiative de MDM, FAP et DAL, signé par plus de 40 associations et syndicats a été lancé, pour que cessent les expulsions en hiver et que soit rétablie et respectée la trêve hivernale pour tous et toutes, telle qu’elle avait été instaurée depuis 1956, à la suite de l’appel de l’Abbé Pierre.

 

L’Assemblée a fait un premier pas car la mesure ne sera plus automatique et ce sera au juge de supprimer le bénéfice de la trêve hivernale.  Mais cela n’empêchera pas que des expulsions aient lieu en hiver.
Le Ministère de l’intérieur est opposé au rétablissement de trêve hivernale, et il n’a rien à faire de jeter des familles des malades, des handicapés dans la rue, en plein hiver, car ce qui importe le plus à ses yeux, est de défendre les propriétaires…

 

Artistes, musicienEs, squatteurs, personnalités, précaires, militantEs, Mal logés, Sans logis, responsables associatifs ou syndicaux, citoyenEs indignéEs que l’on expulse en hiver, se joindront à cette manif festive.

 

Nous sommes nombreux à demander aussi :

  • La baisse des loyers
  • L’arrêt des expulsions,
  • Le respect et l’application des lois pour les mal logés (Loi DALO, Loi de réquisition, Droit à l’hébergement …)
  • La taxation  de la spéculation immobilière et foncière
  • La réalisation massive de vrais logements sociaux …
  • La restitution par les banque des 120 milliards d’euros prélevés sur le Livret A et l’épargne populaire, afin de financer la construction des HLM, et des actions d’intérêt général

La Nuit Noire 2013

Parallèlement à la Nuit Blanche, événement institutionnel et consensuel installé il y a une dizaine d’années, Nous, artistes, collectifs d’artistes, artivistes et activistes de l’art, rassemblés sous l’égide du F.O.U (Festival des Ouvertures Utiles), avons décidé d’organiser une première Nuit Noire.

 

Une Nuit Noire qui se tiendrait dans des lieux non-institutionnels, dans des friches, dans des squats, dans des lieux intermédiaires, intercalaires, des lieux précaires, des lieux fragiles ou fragilisés, à l’économie associative, à l’économie solidaire.

 

Une Nuit Noire pour résister, pour créer, pour se rassembler et pour se réapproprier nos vies.

 

Le programme est disponible sur cette page.

Forum des libertés et manifestation anti LOPPSI

Plus de 70 associations, syndicats et partis se mobilisent contre la Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure, pour la défense des libertés :

un forum se tiendra le mardi 8 février de 19h à 22h à la Bourse du Travail à Paris, 3 rue du Château d’eau, M° République.

Son but est d’informer sur la LOPPSI – les médias sont attendus – et de mobiliser en vue des manifestations du 12 février en France et particulièrement à Paris.

Manifestation anti LOPPSI 2 à Paris le samedi 12 février à partir de 14h30 à Bastille, en direction de la place du Palais Royal.
Plus d’infos : http://antiloppsi2.net/

Marche anti LOPPSI

Suite à réunion unitaire contre la LOPPSI 2 et à l’occasion du passage en seconde lecture de la loi inique au Sénat :

rdv le samedi 15 janvier 2011 à 14h30 au métro Odéon, à côté de la statue de Danton, pour une marche autour du Sénat

 

D’ici là, informez-vous et contactez vos sénateurs : à Paris il y en a 12 : http://www.senat.fr/senateurs/sencir.html#c615

Plus d’infos : http://antiloppsi2.net/

 

LOPPSI 2 : ils soldent nos libertés !

Le projet de « loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure » (dite « LOPPSI 2 ») s’inscrit dans un contexte d’inégalités et de régressions sociales majeures. Fourre-tout législatif, sécuritaire et illisible, ce texte annonce un nouveau modèle de société. Populations pauvres et précarisées, jeunes, militants ou internautes sont spécialement visés, mais toute la population est concernée car  ce projet marque un recul général des libertés individuelles.

Répression des populations ciblées  :
Expulsion en 48h et sans  contrôle du juge de tous occupants d’habitats hors norme (tente, cabane, caravane, yourte, mobile home, maison autoconstruites, bidonville, bus ou camion aménagé  …) sur terrain public ou privé, et destruction de leur habitat ; Contrôle accru sur les prestations sociales et obligation pour les travailleurs sociaux de faire de la délation ; vente à la sauvette et vente de métaux sont pénalisées ; expulsion immédiate des transports en commun …
Face aux difficultés sociales d’un nombre croissant de familles,  un « couvre-feu » pour les mineurs de 13 ans,  une extension du « contrat de responsabilité parentale », un renforcement du contrôle administratif des mineurs délinquants et une procédure de comparution immédiate devant le tribunal pour enfants sont  prévus…

 

Fichage et vidéo surveillance généralisés :
Les fichiers de police et de gendarmerie actuels, truffés d’erreurs, incontrôlables et, de fait, incontrôlés sont reconduits, étendus et interconnectés. Les personnes innocentées resteront fichées.
La LOPPSI 2 systématise l’espionnage de l’espace public : toutes les entreprises privées pourront installer des caméras aux abords de leurs établissements et les préfets le long des manifs ; la police pourra avoir accès en direct aux images captées par les caméras dans les hall et parties communes d’immeubles ; les images de vidéosurveillance publique pourront être exploitées par des entreprises privées agréées par le Préfet ; dans certains cas, des logiciels de reconnaissance faciale automatique seront utilisés pour identifier les sujets…

Durcissement du droit pénal :
Confiscation automatique du véhicule ; peines-planchers de six mois à deux ans d’emprisonnement dès la 1ère infraction en cas de violence ; bracelet électronique sur décision administrative pour les sans-papiers ; pénalisation des chahuts lors de la réunion des instances électives ; nouvelles périodes de sûreté de 30 ans ; dispositions visant à augmenter le nombre de « doubles peines »…

Pouvoirs policiers accrus :
Filtrage et censure de sites internet ; renforcement des pouvoirs de la police municipale; instauration d’un vague « Conseil national des activités privées de sécurité » qui entérine et annonce la privatisation croissante de la sécurité ; création d’une milice suplétive, dîte « réserve civile », de 200 000 gendarmes et policiers à la retraite, et étudiants, rémunérés…

La LOPPSI 2 est la 11e loi exclusivement répressive depuis 2002. Elle s’appuie sur le sentiment d’insécurité sociale qui s’étend à chaque remise en cause des droits sociaux pour tous.

Cette loi nous prépare une société du contrôle, fondée sur la tension et la stigmatisation. Elle concrétise le fantasme de l’ennemi intérieur et assimile tout acte de contestation à une atteinte de l’Etat. Elle affaiblit la prévention et les garanties judiciaires. Examinée au Sénat à la mi-janvier, elle pourrait rentrer en application au printemps 2011.

Cette loi menace nos libertés et aggrave l’injustice sociale, elle doit être retirée ou abrogée !

Mobilisons nous partout :
Si tu ne t’occupes pas de la LOPPSI 2, elle s’occupera de toi !
MANIFESTATIONS le 15 janvier

1er Signataires : Advocacy, AFVS, AITEC, Bagagerue, CDSL, Col. anti LOPPSI Toulouse, Col. Soupe ref Diois, DAL, Fédération des Arts de la rue, FSU, HALEM, Intersquat Paris, Jeudi noir, Libre Accès, MRAP, Mouv. Objecteurs de croissance,  Nomades et citoyens en Mouvement, Privacy, RéSEL, RESF, SNPES-PJJ/FSU, SNUClias/FSU, SNEPAP FSU, SUD santé sociaux, SUD éducation, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, Union Syndicale Solidaire, USP, Vie et Habitat choisi …
Ainsi que : Alternatifs, Europe Écologie les Verts, NPA, MJS, Parti de Gauche , PCF, PCOF …

Sacré Coeur

samedi 18 décembre · 14:00 – 18:30

SUR LES MARCHES DE LA BUTTE MONTMARTRE DEVANT LE SACRE COEUR

MARCHES DU SACRE COEUR
Paris, France

MOBILISATION GENERALE ARTISTIQUE ET PACIFIQUE:

NON A LOPPSI 2 :

ALLEZ LES PARISIENS, BANLIEUSARDS ET AUTRES:
A TOUS LES ARTISTES DE RUE GEEKS SALTIMBANQUES .JONGLEURS RROMS MUSICIENS DISEUSES DE BONAVENTURE PUNK TIPPI YOURTES SQUATEURS MAQUILLEUSES ROULOTTES TRAVELEURS TEUFEURS CLOWNS…… ET J’EN OUBLI

A TOUS LES CITOYENS-CITOYENNES
TOUT LE MONDE EST CONCERNE
C’EST NOTRE LIBERTE QUI EST TOUCHE
NE RIEN DIRE C’EST LAISSER LA PORTE OUVERTE A LA DICTATURE
A TOUS CEUX QUI SONT CONTRE LOPPSI LA LOPSA
CETTE LOI NE PASSERA PAS PAR MOI

RDV 14H SUR LES MARCHES DU SACRE COEUR DE MONTMARTRE DANS LA JOIE ET LA BONNE HUMEUR
DEGUISEZ VOUS MAQUILLEZ VOUS QUE CE SOIT HAUT EN COULEURS
VENEZ AVEC DES BANDEROLES ANTI LOPPSI
VENEZ AVEC DES BANDEROLES ANTI LOPPSI
VENEZ AVEC DES BANDEROLES ANTI LOPPSI
VENEZ AVEC DES BANDEROLES ANTI LOPPSI

Bambam Prod

Triste fin de la Comète

Paris, samedi 4 décembre 2010

Triste fin de notre belle histoire, la Comète 347 est partie en flammes hier en fin d’après midi. La cause est inconnue.
Le chat est mort.
20 ans de travail et d’archives perdus ainsi que le matériel et les outillages des personnes qui avaient leurs affaires sur place.
Nous sommes en vie, personne n’a été blessé.
Nous sommes très heureux de tout ce qu’on a pu faire et partager avec vous grâce à ce lieux. Vos soutiens ces dernières semaines à nos efforts pour se faire reloger nous ont vraiment fait chaud au coeur et ont eu un réel impact. Nous espérons que ça ne s’arrêtera pas là.
Les traces de la Comète resteront longtemps avec nous et nous espérons qu’elles resteront avec vous aussi.

M

Permanence médicale

Vous pouvez venir ou envoyer des personnes qui en ont besoin (avec ou sans couverture médicale)
à la PERMANENCE MEDICALE Médecins du Monde (médecin généraliste et infirmières)

La Petite Rockette, 6 rue Saint Maur (métro 9 Voltaire)

Tous les JEUDIS de 14h à 18h. (fermeture exceptionnelle les jeudis 16 et 23 décembre 2010)

Pour toute demande médico-sociale, voir ce document qui donne les horaires et les spécialisations des consultations de Centre d’Accueil de Soins et d’Orientation (CASO) de MDM avenue Parmentier.

 

www.lapetiterockette.org

NON à la LOPPSI

Les 63 signataires de l’appel « LOPPSI 2 : Pas en notre nom » (voir liste ci-dessous) vous invitent à une réunion de coordination le mercredi 15 décembre à 19h à la Bourse du travail, 3 rue du Château d’eau, Paris 10è, M° République

Discussion en 2ème lecture à l’Assemblée Nationale de la Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure : du mardi 14 décembre 2010 au vendredi 17 – Vote le mardi 21 décembre

 

loppsi c’est quoi ? :

A l’heure où le Gouvernement est attaqué de toute part sur sa politique répressive et raciste à l’égard des Roms, des gens du voyage et en règle générale, des populations précaires, il fait adopter en force l’article 32 ter A de la LOPSSI 2 à l’encontre des habitants de bidonvilles, d’habitations de fortune, de campements de sans abris comme dans le bois de Vincennes, et également à l’encontre de personnes ayant choisi d’habiter caravanes, roulottes, camions, tipis, yourtes, auto et éco-constructions.

Toute construction sans permis de construire, comme il en existe beaucoup dans les DOM TOM pourrait aussi tomber sous le coup de cette procédure d’exception, car une construction sans permis est « illicite ». Cette procédure menace également les squatters : le Ministère de l’Intérieur a annoncé son intention de l’étendre aux occupants de locaux lors de la deuxième lecture à l’Assemblée Nationale.

Plus d’info :

http://www.droitaulogement.org/loi-loppsi-2-article-32-ter-a.html

http://clej.blog.free.fr/public/pdf/LOPPSI2-synthese.pdf

http://www.halemfrance.org/

http://www.laquadrature.net/fr/loppsi-a-lassemblee-rejetons-la-censure-du-net

http://lenigloencolere.over-blog.com/article-loppsi-2-le-gouvernement-fait-la-guerre-aux-mal-lotis-60825935.html
http://www.ladepeche.fr/article/2010/11/30/959680-Loppsi-2-la-loi-qui-alarme-le-Droit-au-logement.html
http://torapamavoa.blogspot.com/2010/12/vivre-dans-des-camions-yourtes.html

 

A l’occasion du début de la discussion en 2ème lecture à l’Assemblée Nationale de la Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure (LOPPSI 2 – La 1 a été combattue par une poignée…), les 55 organisations signataires de l’appel « LOPPSI 2 : Pas en notre nom » à l’initiative du Collectif Liberté Egalité Justice (CLEJ) vous invitent à une conférence de presse / réunion publique, le lundi 22 novembre à 14h30, place Edouard Hériot, derrière l’Assemblée Nationale.

Organisations Signataires :
Assemblée citoyenne des originaires de Turquie,  Act-Up Paris,  Association des Tunisiens en France (ATF), Collectif “Non à la politique de la peur”,  Confédération syndicale des familles (CSF),  Droit au Logement (DAL),  Droit Solidarité,  FASTI,  FCPE, Fondation Copernic,  Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR), GISTI,  Groupement étudiant national d’enseignement aux personnes incarcérées (GENEPI),  Habitants de logements éphémères et mobiles (HALEM),  InLibroVeritas, Inter LGBT, Intersquat Paris,  Jeudi Noir,  IRIS (Imaginons un réseau Internet solidaire), La Quadrature du Net,  Libre Accès,  Ligue des droits de l’Homme (LDH),  MACAQ,  Mouvement de la Paix,  Privacy France,  RESEL (Réseau Stop aux expulsions de logement),  SNJ-CGT,  Solidaires unitaires démocratiques – santé/sociaux (SUD santé/sociaux), Syndicat de la magistrature (SM),  Syndicat des avocats de France (SAF),  Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP/FSU),  Syndicat national de l’ensemble des personnels de l’administration pénitentiaire (SNEPAP/FSU),  Syndicat national des personnels de l’éducation et du social – Protection judiciaire de la jeunesse (SNPES-PJJ/FSU),  Syndicat national unitaire des collectivités locales, de l’intérieur et des affaires sociales (SNUClias/FSU),  Union Juive Française pour la Paix (UJFP),  Union syndicale de la psychiatrie (USP),  Union syndicale Solidaires,  UNSA EDUCATION,  VECAM,
Partis politiques: Cap 21, Europe Ecologie/Les Verts, Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), Gauche Unitaire, Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti communiste des ouvriers de France, Parti communiste français (PCF), Parti de gauche, Parti socialiste…

Paris : Des squats en sursis… et un festival en survie

http://www.rue89.com/rues-de-paris/2010/11/13/ce-week-end-fou-derniere-175815

 

Paris : Des squats en sursis… et un festival en survie

Funeste mois d’octobre pour les squats parisiens. La Marquise et le Gros Belec ont tous deux été expulsés. Cynique hasard du calendrier : ces espaces autogérés s’apprêtaient à faire le plein de manifestations artistiques à l’occasion du Festival des Ouvertures Utiles.

Le local industriel était désaffecté depuis plus de huit ans. Le 107 rue du Chemin Vert (XIè) se retrouve à nouveau vacant pour une durée indéterminée. Les membres du collectif Curry Vavart avaient obtenu quatre jours pleins pour plier bagage. Les valises sont bouclées depuis vendredi dernier.

Les squatteurs occupaient, sans droit ni titre, un immense bâtiment de 2700 m2 depuis le 15 février 2010. Ils ont donc été délogés le 29 octobre à l’aube, dans le calme. La préfecture de police a dépêché une centaine de CRS pour faire appliquer une implacable décision de justice. Et ce, à 48h de l’épineuse trêve hivernale. Malgré l’absence de tout projet confirmé ou imminent pour leur bien, les propriétaires, une SCI familiale, n’ont rien voulu entendre.

Insensibles à la pléthore d’activités artistiques qui fleurissaient dans leur hangar abandonné : créations pluridisciplinaires, répétitions, spectacles, ateliers, débats ou projections de films d’auteur. Terrain d’expérimentation et foisonnante pépinière de talents, le Gros Belec était aussi un lieu de vie et de rencontres. Au total, une quinzaine de personnes y résidaient en communauté, dont la mascotte : un bébé de 10 mois.

Déjà contraints en début d’année d’enterrer le Bœuf 3 (XXè), Curry Vavart retourne aujourd’hui à la case suspens. Privée de QG, l’association ne désarme pas pour autant. Loin de là. « On s’est débrouillé dans l’urgence pour héberger tout le monde chez des amis. La suite est simple : on cherche un autre endroit modulable pour poursuivre et fédérer nos projets », clame Vincent Prieur, co-fondateur et chargé des relations publiques. Ce jeune plasticien milite pour « l’application de la loi de réquisition des logements vides ». Un texte voté en 1945 et tombé dans les oubliettes.

Un « baptême du FOU » entre espoir et désarroi

Moins d’une semaine avant la fermeture du Gros Belec, c’est la Marquise qui avait subi le même sort. Les forces de l’ordre ont défoncé la porte et fait usage de gaz lacrymogènes.

Jeudi Noir, ardent défenseur des mal-logés, avait réquisitionné cet hôtel particulier, niché au cœur de la très chic place des Vosges (IVè), en octobre 2009. Une somptueuse bâtisse du XVIIè siècle, « oubliée » depuis 45 ans.

Sa propriétaire, une femme de 88 ans, a gagné son bras de fer. Inflexible, la cour d’appel de Paris a ordonné une expulsion sans délai, assortie du versement d’indemnités d’environ 80 000 euros pour les squatteurs. Au nom de l’atteinte au droit de propriété.

Résultat : étudiants et précaires redécouvrent la rue, endettés, et la Marquise doit annuler sa participation au Festival des Ouvertures Utiles.

Dans ce contexte, la 6è édition du FOU a pris ses quartiers sur Paris et la proche banlieue. Bon an mal an, cette « potion contre la sclérose culturelle » bat son plein dans quatorze sites alternatifs, illégaux, tolérés ou conventionnés et, par nature, éphémères.

Des bulles de liberté vectrices de lien social comme le Jardin d’Alice (XVIIIè), le Loft ou la Petite Rockette (XIè). En apparence, l’heure est à l’effervescence et la bonne humeur. Les organisateurs misent sur le soutien du public et la programmation éclectique, étalée sur trois semaines.

Un savant dosage de concerts de rock industriel, expositions de peinture abstraite, performances burlesques, shows de jonglage surréalistes, théâtre de rue farfelu, diffusions vidéos iconoclastes, murs de graff subversifs ou expressions poétiques citoyennes. A retenir notamment : un vibrant hommage aux femmes artistes rendu au Carrosse (XXè).

« Une invitation à la folie, à la passion, à l’ouverture de brèches dans la réalité et la grisaille quotidienne » écrit l’Intersquat.

Toutefois, le réseau informel voit l’avenir s’assombrir en Europe : « Après l’Allemagne et la Hollande, la France prend des mesures antisquat, radicales et sécuritaires. Avec la loi Hortefeux Loppsi 2, le préfet peut expulser sans jugement, contre l’avis du propriétaire ou à sa place, de plein gré ou de force et sans obligation de relogement. Même propriétaire, vous pourrez être amené à quitter votre habitation si celle-ci est jugée insalubre, dangereuse ou portant atteinte à la tranquillité publique. Sur la base de ces critères, n’importe quel lieu risque l’évacuation en 48h ».

Même constat d’inquiétude pour Yabon, coordinateur du Carosse : « Je suis catastrophé. La Marquise et le Gros Belec étaient deux des meilleures adresses de Paris, tenues par des équipes exemplaires. Loin des clichés. C’est une régression, le symbole du mépris et de l’incompétence de la Mairie. Ils avaient les moyens d’intervenir mais quand il faut se mouiller… L’idée, c’est d’exiler les artistes ? Qu’on s’y trompe pas, ce climat de tension n’incite personne à baisser les bras. Au contraire, il renforce notre détermination !»

Mais que fait l’Hôtel de Ville ? Priorité au bling-bling ?

Déclarations d’intentions, désirs de régularisation ou construction d’ateliers, la Mairie de Paris semble armée de bonne volonté pour préserver la place de l’art vivant dans la cité.

L’adjoint de Bertrand Delanoë en charge de la Culture, Christophe Girard, répète à l’envie les moyens faramineux déployés pour le 59 Rivoli ou le fantomatique 104.

En mai 2009, le conseil municipal, heureux possesseur de lieux inoccupés(104), avait même réaffirmé son souhait de les mettre à disposition des groupes de squatteurs. Depuis ? Rien ou presque. Les artistes restent confrontés à des loyers exorbitants et à la pénurie d’espaces disponibles. Et forcés de mener, tambour-battant, une mini-guérilla urbaine pour s’exprimer.

Pourtant, depuis les années 80, ces nomades revendiqués ne réclament « ni places ni prébendes, juste une forme de tolérance : exister dans les interstices de la ville, occuper temporairement ses friches, vivre au plus intime des quartiers, sans être attaqués, traînés en justice, vilipendés » (manifeste de la Miroiterie).

Héritiers contestataires de la Cour des Miracles, les squats sont devenus des zones tampons, des laboratoires pirates et multiformes qui contribuent à restaurer le dynamisme, en vertigineuse perte de vitesse, d’une Ville Lumière assagie. Loin de cette reconnaissance méritée, les cultures populaires naviguent en eaux troubles. Plus que jamais…

Guillaume GOMIS

Premières Rencontres Nationales Intersquat à Rennes

L’ELABORATOIRE à Rennes accueille les premières rencontres nationales intersquat

du 10 au 13 juin 2010 sur deux espaces :

48 boulevard villebois mareuil, près de la Z.I sud-est, entre le pont de strasbourg et le cimetière de l’est. Il y a un énorme robot à l’entrée. C’est là que sont situés la cuisine et les ateliers plastiques.
Pour ceux qui viennent en gros véhicules, c’est plutôt au 17 bis avenue chardonnet, 200 m plus loin sur la droite, en allant vers la déchetterie. Il y a un autre terrain et les bureaux de l’asso.

Le site web c’est www.elaboratoire.free.fr mais il est en (re)construction, sinon c’est elaboratoire@free.fr s’il y a besoin d’infos, ou encore Damien 06 26 24 75 16

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Rencontre Intersquat nationale à Rennes – Du 10 au 13 Juin

 

Rendez-vous National à l’Elaboratoire de Rennes

L’Elaboratoire de Rennes organise avec des collectifs Parisiens une rencontre Intersquat nationale. L’enjeux des trois jours est basé sur l’échange des expériences, la mutualisation des savoir-faire et la création d’un réseau d’entre-aide entre les différents lieux autonomes.

Tous les collectifs sont évidement les bienvenues, les moyens logistiques d’accueil seront très vite communiqués par l’Elabo.

 

Node Fest 2010

 

 

Node Fest

 

Le TRAUMA STUDIO c’est un collectif qu’œuvre dans le domaine des arts électroniques et numerique. Le champ d’action du collectif est très large : il s’agit de la production /distribution des travaux audiovisuels, de plus récents expressions des arts visuelles et l’évolution des arts performatives jusqu’à arriver à la production musical en studio. Le TRAUMA STUDIO est un espace-laboratoire dédié aux artistes, techniciens et curieux où c’est possible de se rencontrer, de partager les savoirs, de développer des projets et trouver/inventer les moyens nécessaires pour les réaliser. Le projet c’est le manifeste d’une façon de faire aujourd’hui art, diffuser culture et produire information. Il se positionne contre le droit d’auteur en faveur de nouveaux systèmes de partage comme le peer-to-peer, les softwares open-source et les productions copy-left. Un projet ouvert, promoteur de collaborations et de connexions à niveau international.

 

 

Le principal projet du Trauma Studio est le NODE FEST. Les premières éditions du festival en 2008 et en 2009 ont traversé l’Italie du nord au sud, en mobilisant plus de 200 artistes en deux ans et en recevant de bons consensus de la parte du public. Pour l’édition 2010 le NODE FEST propose un festival electro-numerique itinérante qu’ira plus loin des barrières nationales pour se transformer dans un évent de niveau international. Trois villes pour trois pays: le 20 et le 21 Mars à Paris, la « ville de la lumière », le 2 et le 3 Avril à Istanbul « la porte d’orient » et le 16 et le 17 Avril à Rome la « ville éternelle ». Pendant le festival sont prévues: expositions et projections, dj-set et live-sets, performances et installations multi-médiales afin de créer une grande vitrine collective dédiée à l’avangarde électronique, aux production digitales « par le bas » et aux plus contaminées formes d’expression artistique. Cette analogie itinérante proposera projets, produits et œuvres réalisées par des artistes, des structures et des collectifs qu’ils sont en train de s’affirmer en Europe. Voilà le NODE pour le 2010: pas seulement un complexe rendez-vous artistique sur échelle international, mais surtout un moment de forte échange interculturel.

 

Programmation 20 – 21 Mars

 

La Petite Rockette
6,  Rue Saint Maur
(11ème Arrondissement)

www.lapetiterockette.com

 

MARCH, the 20th – SATURDAY

h17:00  VERNISSAGE

Exhibits and multimedia installations.

h18:00  FORUM

Trauma Studio meets Intersquat: the experience

of Festival des Ouverture Utiles and Node Fest.

h19:00  DOCU PREMIERE

« Fascist Baby »  (M.Pontone – Utopia Film – 2010)

Documentary XXX and about the XXX

h20:30  PERFORMANCE

« Butoh Ouvert – A place of research about Butoh« 

Directed by: S.Zamudio – S.Offenstein – L.Lawrie

Three performances (15′) and a video projection.

« Firts rule: not to be saved. – Burning Antigone« 

Realized by AKRteatro and featuring TeatroForte

with M.L. De Bardi  –  Voice Off: A.Kellermann

Soundtrack by D.Catano and R.Cocozza

h22:00  MUSIC/LIVE-SETS/VISUALS

UN:CODE
(NodeCrew – NSOP Rec – Ventuno Recordings)

PRODUKKT
(NodeCrew – Space Factory – Awards Recording)

VJ-set:  DAMAGE CONTROL

 

MARCH, the 21st – SUNDAY

h17:00  OPENING

Exhibits and multimedia installations.

h19:00  VIDEO PROJECTIONS

« Intersquat@FortePrenestino »  (Rome – 2010)

« COP15 – Never trust a cop »  (Copenhagen – 2010)

h20:30  PERFORMANCES and MUSIC

 

MULTIMEDIA INSTALLATIONS

« Nightmare« 

(Ambhika Samsen)

« Caos Mentale » and « Nascita« 

(Ida Gerosa)

« Bordernetart« 

(Giada Totaro)

« CD Player« 

(Alessio Chierico)

« Open Hardware« 

(Beatrice Menniti)

« Muslim Up To Date » and « Enter Iran n°1« 

(Emanuele Andreoli)

Node Fest à Paris le 20 et 21 Mars à la Petite Rockette

 

Node Fest

 

Le Node Fest est accueilli à Paris le 20 et 21 Mars à la Petite Rockette.
Le festival est une initiative de membres du Forte Prenestino

 

NODE FEST is an international festival dedicated to electronic and digital arts, that proposes the projects, the products and the works realized by artists and structures or indipendent productions and records who are afferming themselves in the countries visited each year.

This year, three cities in three different countries, European and non: on March the 20th-21st in PARIS, on April the 2nd-3rd in ISTANBUL; and on April the 16th-17th in ROME.
Art exhibits and documentary premieres, live performances, music, live-sets and multimedial installations, in an enormous joint show dedicated to electronic avante-garde, to underground digital productions and to the more contaminated and transversal forms of art expressions.
This project manifests a specific way to create art today, spreading culture and producing information, an open project, promoter of collaborations and contacts on an international level.

 

La Petite Rockette
6, Rue Saint Maur
(11ème Arrondissement)

www.nodefest.net

www.lapetiterockette.org

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Nouvel an – Ouverture Festive SOS 31

LA SAINT SYLVESTRE LA PLUS SURPRENANTE DE LA DECENNIE !! à la porte de Champeret
amitiés et bonne année à tou(te)s
sara

info ligne 0892350033 le code 75 75 75
A noter dans votre portable pour ce soir

 

Inauguration d’un nouveau lieu dans paris, 2000m², Sono 20kW

soirée déguisée sur le thème « BeetleJuice » et « noir et blanc »
programmation musicale de 21h à l’aube!

entrée 5 euros (participation aux frais)

stands, performances, expo, déco : 
MONICA (fluo lumino painting psychadélique) 
GRAND MEHDI (3d géometrie fractale) 
ELYAH (tribal art) 
DELPHINE (la petite roquette), 
Monika Lucie INE & Mimi Hagendas Exotika

concerts / line-up :

21h: ZORG MUSIQUE – jazz moderne

22H: THE NANY’S MOOH JART SOON – rock crazy

23H: TCHIKI BOUM – wave punk

00H: BAMBAMPROD & TRIBAL MYSTIK – tribal break electro

1H: SON OF A PITCH – dubstep drum’n’bass

ROMANITEK + GUESTS

2H: JVS 5.1 (mix minimal) romanitek 

3H: ZIM K – live electro – TKR 

4H: PB TRK – mix tek – ART’NAK 

5H: NAIGA MACHINE – live trip

6H: ZAM’X – mix tek – THE BRUG LEVEL 

7H: H2O – live and floor – processus record – D 1 – drum&bass

 

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Evénements permanents

EVENEMENTS PERMANENTS

 

– MACAQ

Tous les midis : café associatif avec Zoubida de 12h30 à 14h

 

 

EXPOSITIONS PERMANENTES

 

– LE CARROSSE

«J’ai 7 ANS..»

VERNISSAGE OPENING OFF LE 19 NOVEMBRE A 17H.

Exposition du 20 au 29 novembre 2009.

INSTALLATION 009

VERSIFICATION 03

Workin proGress, accrochage

intersquat. Un tabLo unique à signature multiple sur 400m2.

yabonpaname@hotmail.com

06.89.17.79.73

facebook: CaRRoSSe/FB

 

– MACAQ

Exposition dessins de l’intersquat 2009 de Rome par Marcel Aurange.

Exposition photos de l’intersquat 2009 de Rome par Tim Laser

 

– LA PETITE ROCKETTE

Venez visiter la galerie !

 

– RIVOLI

Visite des expositions et des ateliers du mardi au dimanche de 13h à 20h. Samedi de 11h à 20h.

 

 

 

 

Rome – Premier bilan d’un embryon.

Le festival Intersquat à Rome s’est terminé dans la joie et la bonne humeur.
Cette premère expérience Intersquat à l’échelle Européenne a portée ses fruits :
Rendez-vous en 2010 à BERLIN !

 

Un grand merci à tous ceux qui sont venus participer.
Merci à l’équipe du Forte Prenestino qui nous a si bien accueilli tout en prenant part intégrante à toutes nos problématiques.

 

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Programme Festival

::: FESTIVAL INTERSQUAT :::


16/17/18 Octobre 2009


C.S.O.A FORTE PRENESTINO



Vendredi 16

 

Souterrains

h 19.00/00.00
Exposition d’arts plastiques: peinture, sculpture, photographie

Artistes:

Rosalie Paquez de la Maison de la plage,

Magali Gibert, J.M et Jerome Dubail de la Suite,

Susu e Kapilo /59 Rivoli,

Marcel Aurange,

Davide Cicolani du Sans Plomb,

Lyl Lunik et Diallo du 26 rue Montmorency,

Eliyah et Don Pablo du Centre Mirò,

Marie Bécheras et Claire Mérigeau, Photographie, Peinture et Textiles,

Thomas Aubin du Collectif Bon Pied Bon Oeil

Exposition photo collective  sur le thème du « squat » :

Fabien Constantin, Sarah Deniset, Melanie Rouffet, Punkie Brouster, Sarah Goliard

et partecipation des photographes de « OcchiRossiFestival »

Place D’ARMI gauche


h. 21.30

Ouverture du festival au roulement des tambours de Drumbata (Batucada 100% féminine: spectacle de percussions chorégraphique]

h 22.30
[Crimson Muddle]
New Wave / Post-punk / Chanson populaire mélodramatique

 

h. 23.30
[Koondaholaa
Rock Psyquédélique/Musique du monde…d’un monde qui n’existe pas encore

 

h. 00.30

[Lapins Super stars]
17 fiats pour un show happy hardcore/Jazz /Funk

 

h. 01/30

[Ushdé & Sonk]
Experimental electro + installations video

Salle Théâtre


h. 20h30

Spectacle de clown sur l’ouverture d’un squat 
di Goxo et Galo

(réplique samedi à 18h30)

 

h. 21h00

« Cimeterul Vesel  (Cimetière Joyeux) »
Théâtre/danse 
réalisé par le Collectif la Retrogarde
(réplique dimanche h 17.00)

 

h. 22h30
« Putain de reve »
Spectacle de percussions / Danse Contemporaine 
Compagnie Improvisateur Involontaire

( réplique samedi h 22.00)

h. 01.00
« Pourquoi pas » & « Orgao »
Compagnie Niza
Théâtre porno gore 
(réplique samedi h 01.00)

Place d’ARMI droite

h. 22.00
« Vanité »
Performance plastique, visuelle et sonore
Production Théâtre de verre, direction artistique Luis Pasina
(Réplique dans les jours à suivre)

***

 

 

SAMEDI 17

 


Souterrains

h 16.00/00.00
Exposition d’arts plastiques: peinture, sculpture, photographie

 

Cattedral

h 22.00
Tim Laser 
Indie/Rock

Place D’ARMI gauche


h. 21.00
[Quartier Libre]
Live hip hop/reggae

h. 22.30
[Sambuca]
Live blues/electro

h. 23.30

[Ram-16. La propagande du virus]
Fresque théatrale, spectacle performatif musical et visuel

h. 01.00/05.00
DJ SET

 

Place D’ARMI droite

h. 21.00
replique spectacle « Vanité »


Salle Théâtre

h. 18.00
Spectacle de marionettes
de Lydie Pizzale
( réplique dimanche h 16.00)

h. 18.30

Réplique du spectacle de clown de Goxo et Galo

 

h. 20.30
« The Beat generation project »
de Claire Linda
Spectacle de Théâtre-danse

(Réplique dimanche h 18.30)

 

h. 22.00
« Putain de reve »
Spectacle de percussions / Danse Contemporaine

 

h. 01.00

réplique des spectacles « Pourquoi pas » & « Orgao »

 

***

 

 

DIMANCHE 18

 

Pendant la journée du Festival aura lieu le marché mensuel
Terra/Terra: Marché sans intermédiaire du producteur aux consommateurs.
A partir du matin jusq’au coucher du soleil : fruits, légumes, fromages, charcuterie, gâteaux, produits bio et du commerce equitable-solidaire

Il y aura aussi un marché de créateurs :objets, artisanat et œuvres d’art

Souterrains

h 12.00/19.00h
Exposition d’arts plastiques: peinture, sculpture, photographie

Salle Theatre

h. 17.00
Replique de « Cimeterul Vesel  (Cimetière Joyeux) »

h 18.30

« The Beat generation project »

 

P.lace D’ARMI gauche

h12-16
Animation espace enfants « Tutti sù per Terra »

h 15.00
Jeux/Animation par l’association Mad

h. 18.30
[Bam Bam Prod]
Jazz Manouche

h. 19.30
[Republika]
Rock festivo

***

 


EXTRA PROGRAMME

Pendant les 3 jours le Forte accueillera des projections vidéo, performance, installations live et permanentes

Place D’ARMI droite


“Vanité »
Performance plastique, visuelle et sonore
Production Théâtre de verre, direction artistique Luis Pasina

« Le train des archéologues »
Installation permanente d’ une locomotive interactive entre dessins, photographie, musique live et projections qui accompagnent le voyage des passagers  
Production : le squat « la Petite Roquette«  , Delphine Terlizzi, Sara Renaud, Tim Laser et Marcel Aurange

 

“O style”

Laboratoire de sérigraphie

 

Place D’ARMI gauche

« Plein Feux »
Sculpture en fer réalisée par la Compagnie Electrodes


Cattedrale

Installations sonores e visuelles

Clochette & York & Milie volt

Cinema

Bref histoire tragicomique sur les squats : film et documentaire

Film sur l’histoire et le mouvement du “123 squat” de Bruxel

Video-production Forte Prenestino

 

Lieux à definir

« Fil sur l’eau » 
Tissu aérien de Marie Helene Bardi

« GRT et TAD Girl squad/CAES« 
performance de danse et installations plastiques crées in « site specific »

 

« 1m² non più »

sketches burlesques autour du thème de la nouvelle loi sur les arts de la rue en Italiede la Cie Autour de Peter

 

 

 

FORUM ET DEBATS


Pendant la journée du samedi et du dimanche sont prévus des forums et des débats pour échanger les diverses expériences des squats, centre sociaux, lieux occupés et/ou autogérés, de plusieurs pays d’Europe.


VENDREDI

18H

Giustice et occupations

 

SAMEDì


h 11.00

– Culture

Après-midi:

Tous à la manifestation contre le Racisme

DIMANCHE

h 14.00

– Le squat: une réponse à la marge des problèmes sociaux

Inscriptions dans le territoire et enjeux politiques

 

h 17.30
Considérations et échanges sur les différents forums

 

 

***
Pendant le Festival fonctionneront cuisine, pub, cantine, salon de thé, info shop


Vendredì/Samedì Entrée à 5 euro

Dimanche Participation Libre

 

 

Dibattiti e ateliers

 

What ?

Roma 2009 è un festival autogestito di 3 giorni in cui delle forme di vita alternativa e collettive si incontrano. Un incontro culturale, politico, artistico e sociale che avrà luogo il 16,17,18 ottobre prossimo a Roma al Forte Prenestino.

 

Who ?

Roma 2009 è un incontro tra persone, squats, collettivi, luoghi di vita e/o creazione, centri sociali, abitazioni mobili (viaggiatori, nomadi, itineranti…)… provenienti da diversi paesi europei: Germania, Italia, Belgio, Spagna, Francia, Svizzera, Inghilterra..

Se avete altri contatti non esitate ad invitarli.

 

Where ?

A Roma al C.S.O.A. Forte Prenestino, occupato dal 1986. Nel Forte sono disponibili degli spazi per accogliere spettacoli, creazioni artistiche, concerti e per scambiare pratiche e esperienze e fare di quest’incontro un evento dinamico e militante.

 

Why ?

Nella maggior parte dei paesi dell’Unione europea, le politiche liberali si sviluppano con delle conseguenze violente sulle persone che controllano e esculdono.

Questo nuovo ordine mondiale è dettato dal profitto di pochi e il disprezzo di molti.

Da piu di 30 anni, dei gruppi di persone resistono e creano con convinzione dei luoghi del possibile, delle passerelle umane e delle piattaforme di sperimentazione di politiche culturali, sociali e economiche. Questi gruppi sono spesso confrontati all’effimero, quest’urgenza omnipresente nella nostra maniera di agire ci permette di determinare dei modi d’azione singolari e innovanti.

I dibattiti ? sono là per questo!

Essi accompagnano la spontaneità della nostra azione mobilizando le nostre esperienze intorno a una riflessione che s’inscrive nel tempo e sorpassa il versante temporario delle nostre azioni.

L’idea è di proporre durante 3 giorni un tempo per scambiare sulle nostre pratiche, i contesti, le politiche locali, le esperienze, le capacità di vivere diversamente e la possibilità di tessere le maglie di una rete umane che esiste gia ovunque in europa. Un festival aperto a diverse espressioni artistiche: installazioni, performances, esposizioni, concerti, spettacoli di teatro, circo, danza e  un momento d’incontro e di confronto, di sperimentazione, di resistenza e di creazione.

 

Per organizzare i dibattiti,  c’è bisogno…

… Di persone motivate. L’equipe di Parigi proporrà 5 ateliers dibattiti :

Atelier sociale;

Atelier media;

Atelier giustizia;

Atelier Politiche e territorio

Atelier cultura e produzione artistica

 

Si tratta di una base di riflessione. Ognuno è libero di proporre e animare un nuovo dibattito o condividere la propria esperienza (per esempio le Haus Project a Berlino : Che tipo d’organizzazione? ) altrimenti potete integrarvi in uno degli assi proposti.

Per accogliere i dibattti dei luoghi sono previsti : uno o piu dibattiti si succederanno dall’13 alle 18 e uno spazio sarà allestito per accogliere delle riflessioni durante i 3 giorni.

Per partecipare alla programmazione artistica …

Se volete partecipare alla mostra collettiva o proporre un’installazione, una performance, uno spettacolo di teatro, danza, circo contattateci al più presto,vi invieremo una scheda tecnica da compilare.

 

 

Informazioni :

Per partecipare o proporre dei dibattiti : festivalrome@gmail.com

Se volete conoscere meglio il Forte Prenestino: http://www.forteprenestino.net

Festival Intersquat europeo

In seguito all’esperienza francese della rete Intersquat e del Festival Fou (Festival delle aperture utili), l’idea fù d’immaginare un momento d’incontro per tutti coloro che provano a inventare e sperimentare dei modi di vita e di creazione diversi da quelli del sistema sociale dominante.

Un incontro si svolgerà a Roma il 16-17-18 ottobre 2009 al C.S.O.A. (Centro Sociale Occupato Autogestito ) Forte Prenestino (Italia).Il festival sarà l’occasione per tessere quei legami invisibili che esistono tra collettivi, associazioni e individui che nutrono con le loro attività degli spazi di creazione e di condivisione artistica, culturale e sociale.

Un festival aperto a tutte le espressioni artistiche e al dialogo: esposizioni, performances, installazioni, musica, teatro, circo, dibattiti e ateliers…

Un tempo per seminare speranze di libertà e per creare attivamente il diritto a uno spazio di vita e a uno spazio di creazione.


Programma del Festival Intersquat

 

 

 

 

 

Forums et debats

 

ROMA 2009


Rencontre européenne des lieux alternatifs de vie et de création

 

 

What ?

Roma 2009 est un festival autogéré de trois jours où les formes de vie alternatives et collectives se croisent. Une rencontre culturelle, politique, artistique et sociale qui aura lieu les 16, 17 et 18 octobre 2009 à Rome au Forte Prenestino.

 

Who ?

Roma 2009 est une rencontre entre des personnes issues de squats, de collectifs, de lieux de vie et/ou de création, de centres sociaux autogérés, d’habitats mobiles (travellers, nomades, itinérants…), d’habitats groupés…, provenant de plusieurs pays européens : Allemagne, Italie, Belgique, Espagne, France, Suisse, Angleterre…

Il ne faut pas hésiter, si vous avez d’autres contacts, à les inviter.

 

Where ?

Il Centro Sociale Occupato Autogestito Forte Prenestino à Roma. L’équipe du Forte occupe les lieux depuis 1986 sur une surface de trois hectares. De grands espaces pour accueillir des créations artistiques et des concerts sont disponibles, pour échanger pratiques et expériences et faire de cette rencontre un événement dynamique et militant.

 

Why ?

Dans chaque pays de l’Union Européenne, des politiques libérales sécuritaires se développent depuis plus de vingt ans.

Elles ont aujourd’hui des conséquences violentes et durables pour les personnes (de plus en plus nombreuses) qu’elles contrôlent, disqualifient et excluent. Ce nouvel ordre mondial édicté par le profit de quelques uns au mépris du plus grand nombre.

Depuis trente ans, les personnes créent, avec conviction, ces lieux du possible, ces passerelles humaines ou ces plateformes d’expérimentations de politiques culturelles, sociales et économiques.

Nous souhaitons créer une rencontre  européenne pour échanger sur nos pratiques, nos contextes politiques locaux, nos expériences, nos capacités de vivre autrement afin de renforcer un réseau humain qui existe déjà partout en Europe.

L’idée est également de proposer des installations, performances, expositions, concerts et pièces de théâtre durant les trois jours où le forte sera ouvert au public.

Pour la plupart, nous sommes constamment exposés à l’éphémère. Cette urgence omniprésente dans notre manière d’agir nous permet de déterminer des modes d’actions singuliers et innovants.

Les débats ? Ils sont là pour ça !

Ils accompagnent la spontanéité de notre action sur le terrain, en mobilisant nos expériences autour d’une réflexion qui s’inscrit dans le temps et dépasse le versant temporaire de nos actions.

 

Pour organiser ces débats, il faut…

… Des gens motivés. L’équipe parisienne intersquat proposera cinq ateliers débats dont vous trouverez les résumés ci-dessous. C’est une base de réflexion. Vous pouvez proposer des ateliers, faire partager votre expérience (par exemple, les Haus Project à Berlin : Quelle organisation ?) ou vous pouvez vous intégrer aux thèmes déjà inscrits. Exemple : squat politique – squat artistique ?

Pour accueillir les débats, deux lieux sont prévus : l’un où plusieurs ateliers se succèderont, ouverts de 13 heures à 18 heures et l’autre « le café forum » où l’on servira café, thé, jus de fruit et où il sera possible de discuter toute la nuit.

 

Programme prévisionnel en fonction du nombre de participants :

13h-18h : ateliers-débats / 18h-20h apéro au café forum où les débats pourront se poursuivre autour d’un verre / 21h-04h concerts.

L’entrée sur le site est gratuite jusqu’à 17h, il est possible de se restaurer pour un tarif symbolique. À partir de 17h, une participation sera nécessaire pour faire exister un tel évènement.

 

Si vous ne pouvez pas vous déplacer au moment du festival, vous pouvez nous envoyer vos contributions par écrit et nous les présenterons dans le « Café forum » permanent.  Faites tourner l’information !

On attend vos réponses au plus vite, nous devons communiquer au plus tôt le nombre d’intervenants pour l’hébergement et nous devons fixer le programme. Il reste encore beaucoup de travail et ce n’est qu’avec votre participation que Roma 2009 pourra se faire.

 

Voici un bref aperçu des ateliers débats qui seront présentés pour Roma et qui sont toujours en construction :

 

  1. 1 Atelier Santé  – Social :

 

Nous avons interrogé lors de ces forums la nécessité et la pertinence de l’intervention de travailleurs sociaux et de professionnels de la santé dans les squats. Dans le contexte d’une précarité grandissante, le public des squats évolue, et ces espaces sont confrontés à des situations de détresse tant sociales que médicales. Les collectifs de squatteurs sont donc amenés à répondre à une demande que les organismes et institutions spécialisées ne savent prendre en charge. Face à cela, il est apparu lors du débat que de nombreux squatteurs se retrouvent bien souvent démunis et qu’une intervention de spécialiste tant pour sensibiliser et former que pour répondre à des situations d’urgence, se révélaient très utile. Enfin aux travers du récit des expériences de chacun il nous a paru que les squats, en tant que collectifs et que lieux de vie, permettaient d’apporter dans de nombreux cas un soutien plus approprié que la plupart des institutions, en envisageant les questions de la santé et du social dans leurs globalités et avec plus de souplesse (réglementaire, de temps, etc.).

 

  1. 2 Atelier Médias :

 

Le rapport entre les squats et les médias a toujours été problématique. Nous avons réfléchi ensemble aux différentes façons d’utiliser les moyens de communication traditionnels, et à la nécessité ou non de rencontrer des journalistes (production d’un discours unique, identification d’un nombre réduit d’interlocuteurs, etc.). La question de moyens de communications alternatifs (type indymédia et autres médias indépendants) que pouvaient proposer les squats a également été soulevée.

 

  1. 3 Atelier Justice :

 

L’un des objectifs du réseau est de constituer une base de données et d’outils opérant pour faire face à l’appareil judiciaire. Ce débat est l’occasion de réfléchir ensemble, à partir des expériences de chaque collectif, aux moyens de faire face aux évolutions juridiques et aux nouvelles formes de répression.

De mutualiser un savoir technique qui s’acquiert à chaque nouveau procès, nouvelle expulsion, nouvelle arrestation, etc.

Ce sera un temps pour confronter droit de propriété et droit au logement.

 

4) Atelier Politique et territoire :

 

Ce débat nous a permis de réfléchir ensemble à la position du squat dans cité. Dans un contexte d‘évolution consumériste, excluant et individualiste, il est apparu évident lors de notre discussion, que le squat constitue un espace de propositions pour une construction alternative de la ville. Cette réflexion nous a amené à questionner les propositions politiques que constituaient les pratiques développées par les squatteurs ainsi que leurs rapports aux institutions.

 

5) Atelier Culture :

 

Les zones pour échanger et s’exprimer disparaissent au sein de la cité ou des terrains.

Les espaces d’expression interstitielles sont présents quotidiennement dans les villes (grafs, musique dans la rue, le métro, sous un porche, dans une cage d’escalier), et agissent comme autant de lieux d’inventions de nouveaux usages de la ville.

Les collectifs d’artistes et /ou d’activistes ravivent le dialogue, les rencontres, la mixité sociale au travers d’initiatives qui transforment des lieux, laissés à l’abandon, en lieu de vie, de lutte ou de sociabilisation. Le squat est à la fois un moyen d’action, d’expression, de création, de diffusion, de lutte, de stabilisation et d’expérimentation forte où chacun se construit avec l’autre, au sein du collectif, du quartier et de la cité.

 

Ces lieux sont généralement ouverts au plus grand nombre. Ils proposent des manifestations et des activités artistiques, militantes, associatives et culturelles. Ils réduisent certaines barrières qui empêchent au plus grand nombre d’accéder à la culture.

En accueillant et en donnant place à des artistes et à tous les citoyens, ces entités luttent aussi contre l’enfermement de l’art. Ils  insistent au contraire sur l’échange, la transmission et la mutualisation des savoir-faire.

 

Mais quelles sont les différences  entre ces  collectifs ? Qu’est ce qui les rapproche ?  Les différencie ?

– Les problèmes croissants d’espaces et de cloisonnement des politiques culturelles ?

– L’appropriation de ces espaces par les pouvoirs publics et les politiques des industries culturelles ou économiques ?

– Quel est l’espace laissé à l’expression dans la cité et quels sont les espaces libérés destinés à celle-ci ?

 

Au débat de nous permettre de connaître, comprendre, réfléchir… sur la place de la culture dans ces lieux « intermédiaires » et plus généralement dans la cité.

 

Forum

ROMA 2009

Rencontre interactionniste européenne des lieux alternatifs de vie et de création

« Ces gens pratiquent l’art du chaos, ils sont susceptibles de faire émerger de nouvelles formes de logiques, et de réinventer la vie. » Un voisin

What ?

Roma 2009 est un festival autogéré de trois jours où les formes de vie alternatives et collectives se croisent. Une rencontre culturelle, politique, artistique et sociale qui aura lieu les 16, 17 et 18 octobre 2009 à Rome au Forte Prenestino.

Who ?

Roma 2009 est une rencontre entre des personnes issues de squats, de collectifs, de lieux de vie et/ou de création, de centres sociaux autogérés, d’habitats mobiles (travellers, nomades, itinérants…), d’habitats groupés…, provenant de plusieurs pays européens : Allemagne, Italie, Belgique, Espagne, France, Suisse, Angleterre…

Il ne faut pas hésiter, si vous avez d’autres contacts, à les inviter.

Where ?

Il Centro Sociale Occupato Autogestito Forte Prenestino à Roma. L’équipe du Forte occupe les lieux depuis 1986 sur une surface de trois hectares. De grands espaces pour accueillir des créations artistiques et des concerts sont disponibles, pour échanger pratiques et expériences et faire de cette rencontre un événement dynamique et militant.

Why ?

Dans chaque pays de l’Union Européenne, des politiques libérales sécuritaires se développent depuis plus de vingt ans.

Elles ont aujourd’hui des conséquences violentes et durables pour les personnes (de plus en plus nombreuses) qu’elles contrôlent, disqualifient et excluent. Ce nouvel ordre mondial édicté par le profit de quelques uns au mépris du plus grand nombre.

Depuis trente ans, les personnes créent, avec conviction, ces lieux du possible, ces passerelles humaines ou ces plateformes d’expérimentations de politiques culturelles, sociales et économiques.

Nous souhaitons créer une rencontre  européenne pour échanger sur nos pratiques, nos contextes politiques locaux, nos expériences, nos capacités de vivre autrement afin de renforcer un réseau humain qui existe déjà partout en Europe.

L’idée est également de proposer des installations, performances, expositions, concerts et pièces de théâtre durant les trois jours où le forte sera ouvert au public.

Pour la plupart, nous sommes constamment exposés à l’éphémère. Cette urgence omniprésente dans notre manière d’agir nous permet de déterminer des modes d’actions singuliers et innovants.

Les débats ? Ils sont là pour ça !

Ils accompagnent la spontanéité de notre action sur le terrain, en mobilisant nos expériences autour d’une réflexion qui s’inscrit dans le temps et dépasse le versant temporaire de nos actions.

 

Pour organiser ces débats, il faut…

… Des gens motivés. L’équipe parisienne intersquat proposera cinq ateliers débats dont vous trouverez les résumés ci-dessous. C’est une base de réflexion. Vous pouvez proposer des ateliers, faire partager votre expérience (par exemple, les Haus Project à Berlin : Quelle organisation ?) ou vous pouvez vous intégrer aux thèmes déjà inscrits. Exemple : squat politique – squat artistique ?

Pour accueillir les débats, deux lieux sont prévus : l’un où plusieurs ateliers se succèderont, ouverts de 13 heures à 18 heures et l’autre « le café forum » où l’on servira café, thé, jus de fruit et où il sera possible de discuter toute la nuit.

 

Programme prévisionnel en fonction du nombre de participants :

13h-18h : ateliers-débats / 18h-20h apéro au café forum où les débats pourront se poursuivre autour d’un verre / 21h-04h concerts.

L’entrée sur le site est gratuite jusqu’à 17h, il est possible de se restaurer pour un tarif symbolique. À partir de 17h, une participation sera nécessaire pour faire exister un tel évènement.

 

Informations :

Pour participer aux ateliers débats :  newhaven_9@hotmail.com (Typhanie)

l.coulange@gmail.com (Louis)

Si vous voulez voir les photos d’El Forte Prenestino: http://www.forteprenestino.net

ou avoir plus d’informations sur le réseau Intersquat : http://www.intersquat.org

Si vous ne pouvez pas vous déplacer au moment du festival, vous pouvez nous envoyer vos contributions par écrit et nous les présenterons dans le « Café forum » permanent.  Faites tourner l’information !

On attend vos réponses au plus vite, nous devons communiquer au plus tôt le nombre d’intervenants pour l’hébergement et nous devons fixer le programme. Il reste encore beaucoup de travail et ce n’est qu’avec votre participation que Roma 2009 pourra se faire.

 

Voici un bref aperçu des ateliers débats qui seront présentés pour Roma et qui sont toujours en construction :

 

  1. 1 Atelier Santé  – Social :

 

Nous avons interrogé lors de ces forums la nécessité et la pertinence de l’intervention de travailleurs sociaux et de professionnels de la santé dans les squats. Dans le contexte d’une précarité grandissante, le public des squats évolue, et ces espaces sont confrontés à des situations de détresse tant sociales que médicales. Les collectifs de squatteurs sont donc amenés à répondre à une demande que les organismes et institutions spécialisées ne savent prendre en charge. Face à cela, il est apparu lors du débat que de nombreux squatteurs se retrouvent bien souvent démunis et qu’une intervention de spécialiste tant pour sensibiliser et former que pour répondre à des situations d’urgence, se révélaient très utile. Enfin aux travers du récit des expériences de chacun il nous a paru que les squats, en tant que collectifs et que lieux de vie, permettaient d’apporter dans de nombreux cas un soutien plus approprié que la plupart des institutions, en envisageant les questions de la santé et du social dans leurs globalités et avec plus de souplesse (réglementaire, de temps, etc.).

 

  1. 2 Atelier Médias :

 

Le rapport entre les squats et les médias a toujours été problématique. Nous avons réfléchi ensemble aux différentes façons d’utiliser les moyens de communication traditionnels, et à la nécessité ou non de rencontrer des journalistes (production d’un discours unique, identification d’un nombre réduit d’interlocuteurs, etc.). La question de moyens de communications alternatifs (type indymédia et autres médias indépendants) que pouvaient proposer les squats a également été soulevée.

 

  1. 3 Atelier Justice :

 

L’un des objectifs du réseau est de constituer une base de données et d’outils opérant pour faire face à l’appareil judiciaire. Ce débat est l’occasion de réfléchir ensemble, à partir des expériences de chaque collectif, aux moyens de faire face aux évolutions juridiques et aux nouvelles formes de répression.

De mutualiser un savoir technique qui s’acquiert à chaque nouveau procès, nouvelle expulsion, nouvelle arrestation, etc.

Ce sera un temps pour confronter droit de propriété et droit au logement.

 

4) Atelier Politique et territoire :

 

Ce débat nous a permis de réfléchir ensemble à la position du squat dans cité. Dans un contexte d‘évolution consumériste, excluant et individualiste, il est apparu évident lors de notre discussion, que le squat constitue un espace de propositions pour une construction alternative de la ville. Cette réflexion nous a amené à questionner les propositions politiques que constituaient les pratiques développées par les squatteurs ainsi que leurs rapports aux institutions.

 

5) Atelier Culture :

 

Les zones pour échanger et s’exprimer disparaissent au sein de la cité ou des terrains.

Les espaces d’expression interstitielles sont présents quotidiennement dans les villes (grafs, musique dans la rue, le métro, sous un porche, dans une cage d’escalier), et agissent comme autant de lieux d’inventions de nouveaux usages de la ville.

Les collectifs d’artistes et /ou d’activistes ravivent le dialogue, les rencontres, la mixité sociale au travers d’initiatives qui transforment des lieux, laissés à l’abandon, en lieu de vie, de lutte ou de sociabilisation. Le squat est à la fois un moyen d’action, d’expression, de création, de diffusion, de lutte, de stabilisation et d’expérimentation forte où chacun se construit avec l’autre, au sein du collectif, du quartier et de la cité.

 

Ces lieux sont généralement ouverts au plus grand nombre. Ils proposent des manifestations et des activités artistiques, militantes, associatives et culturelles. Ils réduisent certaines barrières qui empêchent au plus grand nombre d’accéder à la culture.

En accueillant et en donnant place à des artistes et à tous les citoyens, ces entités luttent aussi contre l’enfermement de l’art. Ils  insistent au contraire sur l’échange, la transmission et la mutualisation des savoir-faire.

 

Mais quelles sont les différences  entre ces  collectifs ? Qu’est ce qui les rapproche ?  Les différencie ?

– Les problèmes croissants d’espaces et de cloisonnement des politiques culturelles ?

– L’appropriation de ces espaces par les pouvoirs publics et les politiques des industries culturelles ou économiques ?

– Quel est l’espace laissé à l’expression dans la cité et quels sont les espaces libérés destinés à celle-ci ?

 

Au débat de nous permettre de connaître, comprendre, réfléchir… sur la place de la culture dans ces lieux « intermédiaires » et plus généralement dans la cité.

 

Pour envoyer un signe fraternel à Joachim Gatti :

http://jesigne.fr/pourjoachimgatti

 

Mercredi 8 juillet 2009 à Montreuil-sous-Bois, « Joachim Gatti, un réalisateur de 34 ans a reçu une balle de flashball en plein visage alors qu’il manifestait pour soutenir des squatteurs expulsés.
Il a perdu un œil du fait de la brutalité policière. »

Stéphane Gatti

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Forte Prenestino – Tous à Rome du 16 au 18 Octobre 2009 !

 

PROGRAMMATIONFRANCAIS ITALIANO

 

 

Roma 2009 est un festival autogéré de trois jours où les formes de vie alternatives et collectives se croisent. Une rencontre culturelle, politique, artistique et sociale qui aura lieu les 16, 17 et 18 octobre 2009 à Rome au Forte Prenestino : http://www.forteprenestino.net/

 

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Les trois jours de rencontres à Rome au Forte devraient réunir des squats de Bruxelles, Berlin, Barcelone, Paris et Rome pour une première expérience européenne.

 

Vous pouvez regarder les clichés du Forte ici.

 

Amour et conspiration

 

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Projet Intersquat Rome

 

Suite à l’expérience parisienne de création du réseau Intersquat et du festival FOU (Festival des Ouvertures Utiles, manifestation artistique intersquat ) l’idée fut d’imaginer un temps pour l’échange et la construction de liens entre plusieurs réalités inscrites dans différents territoires et pays, un moment de rencontre pour tous ceux qui recherchent à inventer et à expérimenter des modes de vie et de création autres que le modèle social dominant.

Une rencontre se déroulera à Rome le 16-17-18 octobre 2009 au C.S.O.A. (Centre Social Occupé Autogéré) Forte Prenestino (Italie). Le festival présentera l’occasion de tisser des liens entre les différents collectifs, associations, lieux de vie et individus qui nourrissent de leurs activités des espaces de créations, des espaces alternatifs, des lieux de vie et de partage artistique, culturel et social.

Un festival ouvert à différentes expressions artistiques, au dialogue et au partage de compétences et d’expériences. Expositions, performances, arts scéniques et urbains, musiques, concerts, débats et ateliers, un moment de rencontre et de confrontation, d’expérimentation, d’alternatives sociales, politiques et artistiques, de résistance et de création.

Un temps pour discuter de thèmes récurrents dans plusieurs pays de l’espace européen : politique sociale, santé, enjeux politiques, médias, justice, culture, droit au logement. Un temps pour produire.

Ces espaces alternatifs sèment des espoirs de liberté et de solidarité.

Une invitation à tous, pour défendre la liberté artistique, sociale et culturelle ; pour revendiquer et pratiquer activement le droit aux espaces de vie, aux espaces de création.

Tous ceux qui le souhaitent peuvent participer soit à l’animation des débats soit à l’animation artistique.

 

 

 

 

 

 

Candybox expulsé

Évacuation ou Prétexte à une expulsion sans procédure,

sans relogement ni dignité ?

Le 30 avril un arrêté du Préfet de Police de Paris aurait été affiché sur les murs de trois bâtiments sis 10/12 rue de Candie et 161 rue du Faubourg Saint-Antoine, 75011 Paris que le collectif CANDYBOX occupe en partie depuis janvier 2009. Cet Arrêté stipule le départ immédiat de tous les occupants et précise que le concours de la Force Public pourra y procéder. Étrangement, cet Arrêté ne concerne pas l’entreprise « Rennote » pourtant situé au premier étage d’un des trois immeubles.

Mardi 5 mai 2009 à 7 H, le collectif CANDYBOX (occupant sans droit ni titre), un locataire (loi 1948) ainsi que trois autres locataires (ayant signé une Convention d’Occupation Temporaire jusqu’au 15 septembre 2009), ont été expulsés, sans qu’aucun n’ait été personnellement prévenu.

Cette évacuation d’urgence a pris la forme d’une expulsion se déroulant dans des conditions inacceptables, violentes et comportant de nombreux dysfonctionnements. Une évacuation n’est pas une expulsion ! Les portes ont été défoncées à 7 H du matin, les occupants ont été sommés de quitter les lieux au plus vite et ont été interdit d’utiliser leurs téléphones même pour appeler leurs avocats ; l’inventaire des biens et effets a été fait en à peine deux heures par un seul huissier alors que les bâtiments de plus de 500 m2 contenaient les affaires, œuvres d’art, meubles et outils de travail des vingt permanents du collectif (dont dix logements) et du locataire loi 1948. Seul les occupants des logements (9 personnes) étaient présents. Les dix autres occupants prévenues à 7 H 30 (en cachette) s’étant présenté sur place n’ont pas été autorisés à récupérer leurs affaires ou d’en faire l’inventaire alors qu’ils se sont présentés à de multiples reprises aux forces de l’ordre. De plus nous avons constaté une différence flagrante de traitement selon le statut des occupants (sans titre et sous convention d’occupation temporaire et sous Bail loi 1948). Rapidement mis dehors, les occupants ont été conviés à quitter les lieux sans proposition de relogement.

« Pas d’expulsion sans relogement » selon Mme Boutin il y a quelques mois, c’est donc une obligation de proposer aux personnes évacuées un relogement d’urgence et temporaire. Si le bâtiment abandonné depuis plus de sept ans comporte les réels dangers évoqués celui-ci aurait du être consolidé ou rapidement démoli. Or, les dispositions prise dans la journée n’ont té que de murer le bâtiment …Les occupants ne demandent que la consolidation du bâtiment la réintégration des locaux.

Il faut ajouter que l’état des lieux fait par les architectes et techniciens de la Préfecture de Police n’a été effectué que visuellement, sommairement, sans document ou expertise à l’appuie, ni mise en place de mesures de mise en sécurité.

Est-ce que cet arrêté disant que les occupant courrait un danger n’était en fait que le prétexte à une expulsion sans procédure ni débat public puisque nous discutions avec certains de nos élus de la signature d’une convention d’occupation temporaire jusqu’au premier coup de pioche.

Présentation de l’intersquat

 

BREF HISTORIQUE

 

L’ »intersquat  » existe un peu partout, en Europe et en France. Mais force est de constater que les différentes initiatives se sont souvent heurtées à d’inévitables embûches. Les chartes, la structuration (hiérarchisation…), l’institutionnalisation, l’instrumentalisation et la récupération (personnelle, politique ou répressive) des initiatives et des lieux sont autant d’enjeux sensibles.

Difficile donc de se démarquer et d’éviter de s’auto piéger. Pour évoluer vers un dispositif plus souple, plus fluide et mieux adapté aux différents projets des acteurs (citadins ou ruraux), il faudra pourtant savoir contourner les obstacles.

Parfois créés autour d’axes politiques (autonomes, anarchistes, libertaires, autres…), artistiques ou sociaux, ces expérimentations ont connues des échecs, et de belles réussites.

L’EXPERIENCE PARISIENNE

 

En 2005, les personnes, les acteurs de différents lieux ou collectifs parisiens et d’Ile de France se sont rencontrés autour de certaines valeurs :

– le respect de chaque entité, de ses choix organisationnels et identitaires. En bref, l’acceptation de la singularité de chacun (squat, lieux de création, de production artistique ou culturelle, subventionnés ou non, groupes informels, collectifs hors les murs …)
– La libre adhésion à l’inter squat. Chacun conservant l’entière maîtrise de son rythme et de ses objectifs.
– Le refus de tout dogme, de toute domination. Le dénie de toute hiérarchie.

Ce qui a permis de :

– mutualiser nos expériences et connaissances (en matière de droit, de politique locale ou sociale, d’organisation…) sur l’évolution d’un lieu, depuis son ouverture jusqu’à sa fermeture.
– nous connaître les uns les autres, pour être plus performants et solidaires face aux difficultés parfois rencontrées
– cerner les problèmes, les besoins, les objectifs de chacun : notre place dans la cité (et ailleurs!).
– Penser à la création d’un réseau régional, puis français et regarder un peu vers nos amis européens pour mettre en commun les objectifs personnels et collectifs d’acteurs locaux, nationaux et supranationaux.

 

L’OUVERTURE EUROPEENNE

 

En 2008, nous avons réalisé deux FOU (Festival des Ouvertures Utiles), en mai et octobre. Nous avons également rencontré le squat 123 à Bruxelles. Enfin, une équipe est allée visiter un lieu à Rome, une autre à Barcelone et à Berlin. Nous nous sommes réunis et avons travaillé en commun, toujours dans le respect de nos valeurs communes et individuelles.

 

PROJET ROME

 

L’objet de ce texte est de nous permettre de créer un festival européen des lieux de vie, squats et autres collectifs associatifs, 16-17-18 octobre 2009 à ROMA (Italia). C’est suite à notre visite à Rome en novembre dernier que l’idée d’organiser un rassemblement, en partenariat avec nos amis italiens s’est formé.

 

Le but de cette rencontre est de consolider un réseau européen, qui aurait pour objectifs :

– De connaître et de comprendre les différents contextes sociaux et politiques de nos pays respectifs.
– De favoriser la circulation des personnes, des idées et des moyens.
– De permettre une harmonisation, un partage et une mutualisation des outils à mettre en œuvre notamment face à la montée irréversible du National Libéralisme, la production croissante de « dommages sociaux économiques » collatéraux ou de l’éradication de citoyens autogérés « gêneurs et dérangeants ».
– De faire émerger les politiques ascendantes culturelles, sociales ou de santé, pour permettre aux personnes et aux collectifs d’interpeller les pouvoirs en place pour que les Etats-Unis d’Europe ne soient pas une prison blanche et inhumaine.
– De créer un moment de production artistique, un festival de network, une occasion pour se confronter sur la scène internationale et représenter ses propres expériences et productions.

Concrètement, un groupe de travail s’est constitué pour l’organisation et la réalisation de cette rencontre européenne.

Nous souhaitons dans un premier temps prendre contact avec le maximum de lieux en France et en Europe pour :

– Expliquer notre mode opératoire
– Proposer aux différents collectifs, réseaux ou squats de participer à l’organisation et à l’animation de la prochaine rencontre de Rome

Ces données seront la base de notre organisation pour le festival européen. Il devrait s’articuler autour de quatre pôles :

– Organisation de forums et ateliers, créations de textes et outils
– Organisation des scènes et lieux de production artistique
– Gestion matérielle et administrative
– Communication avant, pendant et après ce premier festival interactionniste.

 

Organization

In the framework of the preparation for the meet ROME of the 16-17-18 October 2009, our suggestion is to be able to open a dialog that can result in the organization of a forum and to the organization of the events of artistic production.

FORUM ORGANIZATION

Here the points that one proposes and there where some are our reflections :

In the matter of the forum, one proposes axes of reflections that become real previously by discussion workshops during the FOU (Festival of the Useful Openings) of May that takes place at Paris, regarding an effective programming for the meet October to Rome.
Those are suggestions and as such widely opened to the discussion.
The idea is that every squat, country or intervening can work and orient the forum evolution according to its cravings.

1. JUSTICE & POLICE
2. HEALTH
3. SOCIAL
4. CULTURE
5. MEDIA
6. RESOURCES ET FONCTIONING
7. OTHER SUGGESTIONS

Above the different points that we propose to exchange are declined by theme.

JUSTICE & POLICE :

-Position, experience, average of action ?
For example : organization with or without lawful support, the device of common right (Apprehension, knowledge, usages) to national level and to European level.
The reports with authorities (more police, more lawful and more political), divide and experiences mutualization…

HEALTH :

-Position, experience, average of action ?
For example : cultural social disqualification, pigeon fancying, the access to the rights and to the cares for all person.
Which sanitary issues; life expectancy; how to project itself towards care empowerment…

SOCIAL :

-Position, experience, average of action ?
For example : The right to the lodging, which issues? The access to the social rights of the individual (social minima and access to the cares); the integration and link in the neighbourhood (the neighbourhood counsels, the associations, the inhabitants…)…

CULTURE :

-Position, experience, average of action ?
For example : the different cultural practices, the right to the expression and engagement liberty; zone of temporary autonomy, squat of dwelling and/or artistic. An element key : the research of space.

MEDIA :

-Position, experience, average of action ?
For example : which report to the media (TV, radio, press, billposting, movie and internet) ; Is it necessary to contact them and to address to them ? If yes, how? Which of them ? Creation of autonomous media.

RESOURCES ET FONCTIONING :

-Position, experience, average of action ?
For example : the ploughing back of profit ; the salvages ; the subsidies ? Organization of the places of life : house counsel, associative structure, the life in group ; divides experience and put in common of competences.

ARTISTIC PRODUCTION

The idea is to create one or more artistic events. The people been interested by the organization can propose themselves in the flowchart until May 24.
In a second time, free to all to propose projects of organization, of activity or of artistic productions by way of referring or of participants. (Projections, theater, exhibitions, living art, shows, etc…)
The thus created flowchart will allow establishing a reliable and functional organization allowing assuring a better management of the events.

Progetto ROMA

 

“ Le città sorgevano, prosperavano, poi sparivano; gli uomini passavano, si amavano o si scannavano, poi morivano.
In quel deserto, nessuno era niente, né lui né il suo ospite. E tuttavia, fuori di quel deserto, né l’uno né l’altro avrebbe potuto vivere veramente. ”

A. Camus

 

L’esperienza Parigina

Nel 2005, gli attori di diversi squats e collettivi di Parigi e della regione dell’Ile de France si sono ritrovati attorno ad alcuni valori:

– il rispetto di ogni entità, delle sue scelte d’organizzazione e della sua identità. In breve, l’accettazione della singolarità di ognuno (squat, luoghi di creazione, di produzione artistica o culturale, sovvenzionati o no, gruppi informali, collettivi fuori dai muri).
– la libera adesione all’intersquat. Ognuno conserva l’intero controllo del suo ritmo e dei suoi obiettivi
-il rifiuto di ogni dogma, di ogni dominazione e di qualsiasi gerarchia.
Ciò ha permesso di :
mutualizzare le esperienze e le conoscenze (in matiera di diritto, di politica locale o sociale, d’organizzazione) sull’evoluzione di un luogo, dall’occupazione fino all’espulsione;  conoscerci gli uni e gli altri, per essere piu pronti e solidali di fronte alle difficoltà a volte incontrate;
pensare alla creazione di una rete regionale e poi europea per mettere in comune gli obiettivi personali e collettivi d’attori locali, nazionali e sovranazionali.

 

L’apertura europea

Nel 2008, abbiamo realizzato il secondo FOU, Festival delle aperture utili di spazi alternativi di creazione, di vita e di sperimentazione artistica, culturale e sociale (http://festivalfou.blogspot.com/).

 

L’obiettivo di questo festival è di permettere di creare un Festival europeo dei luogi di vita, squats, centri sociali, casa ocupada, e altri collettivi associativi, il 16-17-18 ottobre a Roma. In seguito ad una visita a Roma, è nata l’idea d’organizzare quest’incontro in partenariato con il CSOA Forte Prenestino.

 

Lo scopo di questo incontro è di consolidare una rete europea che avrebbe per obiettivi :

– creare un momento di creazione e di produzione artistica in maniera autogestita (tutti gli artisti autofinanziano la propria partecipazione)
-conoscere e capire i differenti contesti sociali e politici di ogni paese;
-favorire la circolazione delle persone e delle idee;
-pemettere un’armonizzazione, una condivisione e una mutualizzazione degli strumenti contro la crescita irreversibile del nazionalismo e del liberalismo trans-europeo;
-fare emergere delle politiche socio-culturali ascendenti, per permettere alle persone e ai collettivi d’interpellare i poteri in questione perche gli “Stati Uniti d’Europa” non siano una prigione bianca e inumana.

 

 

In un primo momento, l’obiettivo è di metterci in contatto con il massimo di realtà in Europa per:

– spiegare il nostro modo di funzionare;
-proporre ai differenti collettivi, reti, squats,centri sociali…, di partecipare all’organizzazione e all’animazione del prossimo incontro a Roma;
-coinvolgere il massimo di realtà artistiche che vogliano esprimersi durante l’incontro;
-proporre una riflessione attorno a degli assi principali;
-proporre delle risposte chiare alle diverse domande. Perché uno squat (o un’occupazione dei luoghi) una rete locale o nazionale? Internazionale?

 

Questi dati saranno la base della nostra organizzazione per il festival europeo che dovrebbe articolarsi intorno a 4 poli:

-organizzazione di  forum e di dibattiti;
-organizzazione di scene e luoghi di produzione artistici;
-gestione materiale e amministrativa;
-comunicazione prima durante e dopo l’incontro.

Rome GB

THE PARISIAN EXPERIENCE

In 2005, the persons, the actors of different places or collective groups in Paris and its district, met around certain values :

– The respect of every entity, of its organizational and identity choices. In brief, the acceptance of the oddity of each (squat, creation places, of production more artistic or more cultural, subsidized or not, informal, collective groups out the walls …)
– The free adhesion to the inter squat : Each preserve the entire mastery of his rhythm and of its objectives.
– The refusal of all dogma, of all domination. Denies it of all hierarchy.

That allowed :

– The mutualization of our experiences and knowledge (in the matter of right, of local or social political, of organization…) on the evolution of a place, since its opening until its closing.
– We to know one another, to be more performance and more united facing difficulties sometimes met
– To surround the problems, the needs, the objectives of each : our place in the city (and elsewhere !).
– To Think about the creation of a regional, then French network and look at a little towards our European friends to put in common the personal and collective objectives of actors more local, more national and more supranational.

The EUROPEAN OPENING

In 2008, we realized two FOU (as CRAZY : Festival of the Useful Openings), in May and October. We equally met the squat 123 to Brussels. At last, a team went to visit a place to Rome, another to Barcelona. We will go soon to Berlin. We met and worked in common, still in the respect of our common and individual values.

ROME PROJECT

The object of this text is to allow us to create an European festival of the places of life, squats and other associative groups, the 16-17-18 October 2009 to ROMA (Italia).
This is after our visit to Rome in last November that the idea was formed to organize a gathering, in partnership with our Italian friends.

The goal of this encounter is to consolidate an European network, that would have for objectives :

– To know and to understand the different social contexts and politics of our respective country.
– To favour the circulation of the persons, ideas and means.
– To allow a harmonization, a division and a mutualization tool to implement notably facing the climbed irreversible of National Liberalism, the production growing of collaterals « social economical damages », or the eradication of run ones on a cooperativeen basis citizens « troublemakers and disturbing ».
– To do emerge the political rising one cultural, social or of health, to allow the persons and to the collective ones to shout at the strengths in place for that the United States of Europe be not a white and inhuman prison.

Concretely, a work group constituted itself for the organization and the realization of this European encounter.

We wish previously to contact the maximum of places in France and in Europe :

– To Explain our operative method (Why an « inter-truc »)
– To Propose to the different collective one, networks or squats to participate in the organization and to the animation of the next encounter of Rome
– To Propose clear responses to different interrogations : why a squat (or a place occupation) ? A local or national Network ? An international one ?
– To Propose a reflection around six principal axes. This organizational weaves could allow us all to structure forums and workshops, productions of festive and artistic events.

 

These data will be the basis of our organization for the European festival. It should focus around four centers :

– Organization of forums and workshops, creations of texts and tools
– Organization of the scenes and places of artistic production – material and administrative Management
– Communication before, during and after this first “interactionniste” festival.

 

These centers we seem pertinent but each is free to work on the subjects that seems to him the most pertinent one also we encourage yourself to combine yourself all fastest possible to constitute teams of work. (cf. forum axes)

L’experience Parisienne

En 2005, les personnes, les acteurs de différents lieux ou collectifs parisiens et d’Ile de France se sont rencontrés autour de certaines valeurs :

  • le respect de chaque entité, de ses choix organisationnels et identitaires. En bref, l’acceptation de la singularité de chacun (squat, lieux de création, de production artistique ou culturelle, subventionnés ou non, groupes informels, collectifs hors les murs…)
  • La libre adhésion à l’inter squat. Chacun conservant l’entière maîtrise de son rythme et de ses objectifs.
  • Le refus de tout dogme, de toute domination. Le dénie de toute hiérarchie.

Ce qui a permis de :

  • mutualiser nos expériences et connaissances (en matière de droit, de politique locale ou sociale, d’organisation…) sur l’évolution d’un lieu, depuis son ouverture jusqu’à sa fermeture.
  • nous connaître les uns les autres, pour être plus performants et solidaires face aux difficultés parfois rencontrées
  • cerner les problèmes, les besoins, les objectifs de chacun : notre place dans la cité (et ailleurs!).
  • Penser à la création d’un réseau régional, puis français et regarder un peu vers nos amis européens pour mettre en commun les objectifs personnels et collectifs d’acteurs locaux, nationaux et supranationaux.

C’est quoi ça?

 

Le site de l’Intersquat est né avec le désir de mutualisation des squats de Paris.
Le principe étant de créer une plateforme d’échange et d’ouverture, co-construite par les acteurs de l’Intersquat.

Ce site a pour vocation première de renforcer les liens entre les différents collectifs, de développer des outils communs mais aussi d’assurer une large visibilité à tous les squats désirant y participer.

 

Amour et Conspiration,
L’équipe Intersquat.

 

Projets liés :

 

 

– globenet.org 

Association au service des associations ; accès à internet sans abonnement.

Fourniture d’accès, Hébergement de sites, Hébergement de serveurs, Mise à disposition de bande passante.

 

– libreacces.org

Libre Accès est une coopérative de soutien au mouvement artistique des licences de libre diffusion ayant pour objectif de fournir un cadre économique juste assurant une bonne rémunération des artistes.

 

– no-log.org

Accès à internet sans abonnement et serveur mail.

 

– dogmazic.net

La musique libre sur internet. Association de promotion et de soutient aux créations musicales indépendantes.

 

– lemondedesbaronsperches.com

le Moulin des Barons Perchés, association oeuvrant pour une culture populaire, conviviale et de proximité.
Résidence d’artistes au vert.