Un an ferme pour une tentative d’ouverture de squat !

Le mardi 24 octobre, plusieurs camarades ont tenté de rentrer dans une maison vide afin d’y élire leur domicile. La surveillance bourgeoise de la propriété privée ne cesse de se perfectionner et la maison était équipée d’un système d’alarme. Tous les camarades ont réussi à prendre la fuite sauf l’un d’eux qui, resté en arrière, s’est fait arrêter, et emprisonner…

 

Un soutien matériel, juridique, financier et moral est nécessaire à notre camarade. Un collectif s’est réuni et va proposer diverses initiatives (page facebook, lien) et des discussions avec ceux qui subissent la même violence répressive, de la police, de la justice, et de la prison.

 

Une cantine aura lieu le samedi 9 décembre à partir de 12 h à la cantine des Pyrénées (77 rue de la Mare dans le 20e arrondissement de Paris) pour récolter de l’argent pour les mandats et payer les avocats. À 14 h, le collectif se réunira pour décider des suites et en particulier des initiatives envisagées autour du procès en appel à venir.

 

Vous trouverez plus de détail sur cette sombre histoire ainsi que des moyens pour soutenir notre camarade emprisonné sur Paris-Luttes.info.

Squat'heure d'antenne

Squat’heure d’antenne a besoin de vous !

Salut à toi la squatteuse,

Salut à toi le squatteur,

 

Depuis 2 ans, une fois par mois (chaque 3e mercredi du mois, de 17h à 18h30 sur FM89.4 – Radio Libertaire), une petite équipe s’active à réaliser cette émission, invitant des squatteurs pour parler de leur quotidien, de leurs réussites, de leurs déboires, de leurs activités et tout et tout !

 

Mais depuis 2 ans, la petite équipe s’est réduite et s’est essoufflée. Il n’y a pas eu d’émission depuis septembre dernier et l’équipe est prête à rendre les clefs du local radio, si un nouveau souffle ne prend pas le relais !

Ce serait pourtant dommage qu’un créneau radio réservé à l’actualité des squats, des TAZ, des ZAD, cesse !

 

Aussi, si tu as toujours eu envie d’animer une émission de radio, de réaliser des reportages, de passer des disques, de faire de la régie son, c’est le bon moment pour nous rejoindre JEUDI 26 OCTOBRE à 19h à la Trockette (125 rue du Chemin Vert, Métro Père Lachaise) et apporter toutes tes idées et ton énergie à cette aventure qui mérite de perdurer.

 

En espérant que Squat’Heure d’Antenne retrouvera un second souffle grâce à vous, on vous espère motivé à venir tchatcher du futur de cette émission de radio !

Et il poussera demain, des squats comme des petits pains.

 

Salutations anarshowradiophoniques,
L’équipe !

L’été des expulsions continue, l’Attiéké en fait les frais

Aujourd’hui 17 août 2017, à 6h30 du matin, le centre social auto-organisé et habité de Saint-Denis, l’Attiéké, a été expulsé, à grand renfort de flics de tous poils, huissier, président et gestionnaire de la Fédération Française de Triathlon (propriétaire du bâtiment). Les habitant-e-s ont pu sortir sans arrestation et récupérer certaines affaires. Le reste est parti dans un garde meuble dans une autre ville de la région parisienne et sera vraisemblablement récupéré dans les jours à venir.

 

Les ancien-ne-s occupant-e-s du centre social Attiéké se réuniront ce soir à 19h au square de Geyter. Présence bienvenue et nécessaire pour gérer l’urgence. D’autres rendez-vous de soutien suivront.

 

De la tristesse, bien sûr, face à cette nouvelle qui tourne une page de quatre ans de luttes, d’occupations, de solidarité et d’amitiés, mais il reste encore tout un livre derrière à gribouiller ! Soyez prêt-e-s, « show must go on ! »

 

Publié le 17 août 2017 sur Paris-Luttes.info et Squat!net.

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PROMOTIONS ET EXPULSIONS A VILLEJUIF

LE BOHELLEC COUPE L’ELEC !

Le vendredi 28 juillet, avenue Maxime Gorki à Villejuif, des employés d’EDF accompagnés par un groupe des policiers municipaux ont coupé sans aucun pré-avis l’électricité de « la Gendarmerie ». Ce bâtiment est occupé depuis décembre 2015 par une trentaine de personnes, précaires, handicapées et des familles avec enfants. Plusieurs des habitants ont ensuite été contrôlés devant chez eux par la police, qui affirmait « Nous travaillons pour la mairie ! »
Il y a un an la mairie avait déjà été débouté devant les tribunaux d’une demande d’expulsion, au motif qu’elle n’est pas le propriétaire du site. Aucun projet n’étant encore prévu pour ce site du conseil général, les habitants ne sont pas sous le coup d’une procédure d’expulsion. Pourtant, il y a quelques jours la mairie a invité Bouygues Immobilier à s’installer à « La Gendarmerie » comme base de chantier pour la construction d’un projet d’habitation de luxe sur la parcelle mitoyenne. Les habitants ont naturellement refusé, mais ont accepté que l’entreprise accède à son arrivée électrique pour brancher leurs machines. C’est suite à cela que les agents d’EDF accompagnés de la police municipale ont pu sectionner les câbles d’alimentation, rendant difficile la reconnexion.

La ville de Villejuif, qui s’est lancée dans une série de grand projets immobiliers privés (http://www.leparisien.fr/villejuif-94800/la-zac-aragon-la-vitrine-du-futur-villejuif-a-l-heure-du-grand-paris-28-04-2016-5751663.php), utilise tous les moyens pour complaire aux promoteurs. Cette coupure est un nouvel épisode dans une longue série de coups de force. Citons dans un périmètre de 50 m. le garagiste d’en face qui a été expulsé la semaine dernière, ou deux familles avec plusieurs

enfants qui ont été mises à la rue cet hiver en laissant à peine le temps de ramasser leurs affaires.

Le commissariat de police a refusé d’entendre les habitants qui dénonçaient cette coupure illégale, et qui met en danger notamment les enfants en bas âge et les personnes dont le traitement doit être maintenu au frais.

Ni le dépôt de plainte, ni la main courante n’ont donc été enregistrés, au motif que les habitants sont sans droits ni titre.

Ainsi la police nationale couvre les agissements des agents municipaux.

Il est important de rappeler qu’à la Gendarmerie, une association accueille des personnes en grande précarité. Certaines y trouvent un endroit où dormir, manger, prendre une douche chaude ; des parents isolés peuvent y accueillir leurs enfants, et des personnes fragiles y trouvent une stabilité. Il s’agit là de besoins auxquels la collectivité a du mal à répondre. Pourtant, la politique du maire, Franck Le Bohellec, semble privilégier la promotion immobilière de standing.

Cette coupure brutale d’électricité laisse présager d’une expulsion illégale et sans préavis.

Les habitant-es de La Gendarmerie

Page Facebook

Expulsion des Baras à Bagnolet

Après l’expulsion ce matin du squat du collectif Baras à Bagnolet :

  • rassemblement jeudi 29 juin à 20h au métro Gallieni, sous le pont.
  • rassemblement ce vendredi soir 30 juin, à 19h, devant la mairie de Bagnolet (métro Gallieni). Besoin de monde pour faire pression et permettre aux membres du collectif d’intervenir au Conseil municipal.
  • manifestation, dimanche 2 juillet, à 14h, départ de la mairie des Lilas.

Le collectif a besoin de matos pour camper les prochains jours (matelas, couvertures, tentes) et possiblement de quoi cuisiner (réchauds, casseroles, …).

 

Cet article a été publié le 29 juin 2017 sur le blog de Jean-Jacques Birgé.

 

Ce matin les CRS ont expulsé les 200 travailleurs sans papiers du Collectif des Baras qui squattaient depuis 4 ans un bâtiment inoccupé de Bagnolet en attendant que les tractations aboutissent entre le nouveau propriétaire (Natixis lui avait vendu entre temps), la Mairie, les associations comme RESF et la Ligue des Droits de l’Homme et ceux que l’armée française a chassés de Libye suite à la guerre contre Khadafi. La plupart de ces Africains sont maliens, mais sept autres pays d’Afrique centrale sont représentés.

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Ils en ont lourd sur le cœur. Ils croyaient ce qu’on leur avait appris, que la France était la patrie des Droits de l’Homme, mais ils savent maintenant que la colonisation continue sous un autre visage. Sans papiers français, puisqu’ils ont ceux de leurs pays respectifs et même des papiers européens reconnus en Italie mais pas chez nous, ils sont exploités par des entrepreneurs peu scrupuleux qui les payent au noir largement en dessous du SMIC. Eux ne rêvent que d’une chose, qu’on leur donne ces papiers qui leur permettraient de travailler légalement, de louer un logement, de vivre comme nous en avons le loisir. On va les regretter dans le quartier. On n’a rarement eu de voisins aussi tranquilles et charmants !

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Je n’avais encore jamais vu un policier arborant une écharpe tricolore. On me dit que c’est la loi et qu’il représente le Commissariat des Lilas. Ils y étaient dès 6h30. Tony di Martino, Maire socialiste de Bagnolet, avait promis de nous prévenir dès qu’il serait averti de l’intervention. Il n’en a rien fait. Pourtant il le savait en amont, c’est la loi. Comme nous n’étions que deux au petit jour avec une jeune fille à jouer les témoins pour éviter des débordements des Robocops, je lui faisais remarquer que certains gradés avaient une tête de facho, ils m’ont menacé de garde-à-vue. Je ne les avais pas insultés directement, c’était une messe-basse. Ils répétaient comme des machines : « Vous ne connaissez pas mes origines ». C’est vrai, mais je sais ce qu’ils sont devenus. C’est triste de voir ces prolos endosser l’uniforme pour cogner sur les plus démunis.

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Un des Baras à qui ils refusaient de récupérer leurs affaires et les documents officiels dont ils ont cruellement besoin s’est énervé. Ils vont lui coller un rapport monstrueusement exagéré. Je les entendus en parler en se frottant les mains. Les Baras qui étaient à l’intérieur du bâtiment ont pris ce qu’on peut tirer avec deux mains, mais une dizaine des travailleurs de nuit qui rentraient n’ont rien eu le droit de récupérer. Les policiers leur avaient pourtant promis. Ils ont argué qu’il y avait eu violence et qu’il faudrait revenir dans les jours suivants avec huissier. En attendant les parpaings montent devant les vitres de l’ancienne Antenne Pôle Emploi désaffectée où ils logeaient tant bien que mal depuis 4 ans. Comme s’il n’y avait pas assez de SDF dans la rue, la police de Macron en a rajouté 200.

 

[Publié le 29 juin 2017 sur le blog de Jean-Jacques Birgé.]

Un lendemain électoral douloureux : le département de Seine-Saint-Denis expulse la crèche Berthier à Pantin

crecheUn lendemain électoral douloureux : le département de Seine Saint-Denis, à peine les bureaux de vote fermés, demande aux occupants de la crèche Berthier à Pantin de partir alors que les travaux ne sont pas programmés. Les mal-logés sont toujours plus nombreux, mais le bâtiment va rester vide, et pour longtemps.

 

La crèche Berthier à Pantin a été désaffectée en 2012. Bien que la fermeture de la crèche soit programmée de longue date, le bâtiment restera vide pendant près de quatre ans. Le chauffage est à fond et des fuites d’eau commencent à l’abîmer sérieusement. C’est dans cet état que les habitant-e-s de la Crèche le trouvent en mars 2016. Ils y emménagent, arrêtent sa dégradation et leur nombre monte vite à 15 personnes : étudiants, migrants, travailleurs sociaux et même une femme enceinte, tous et toutes précaires qui vivaient auparavant sur le canapé d’ami-e-s, dans des voitures et même pour certain-e-s dans la rue.

 

Depuis leur arrivée, la demande des habitant-e-s est simple : pouvoir rester dans les lieux jusqu’au début de travaux ou jusqu’à la vente du bâtiment, qui appartient au Département de la Seine Saint-Denis. Le propriétaire refuse en bloc tout négociation et assigne rapidement les habitant-e-s en justice. C’est ainsi que le 16 avril 2017, la Cour d’Appel de Paris décide de leur expulsion sans délai.

 

Les habitant-e-s bénéficient d’un court répit, car le Conseil départemental rechigne à procéder à des expulsions durant les élections. Mais ce répit ne sera que de courte durée. Les élections terminées, le Conseil départemental va pouvoir profiter de la pause estivale pour procéder à son lourd programme d’expulsion. Ainsi, le 19 juin 2017, soit le lendemain des élections, un huissier passe déposer les commandements de quitter les lieux. Les habitant-e-s ont jusqu’au 3 juillet pour s’en aller, l’expulsion par les forces de l’ordre étant déjà programmée. La mort dans l’âme et sans réel choix, les habitant-e-s acceptent de partir de « volontairement ».

 

Pourtant, rien n’obligeait le Conseil départemental a procéder à cette expulsion.

 

En effet, la vente du bâtiment n’est encore qu’un projet, d’autant plus que celui-ci est classé, et par ailleurs qu’il jouxte un centre médico-social, toujours en activité et appartenant au même ensemble immobilier. Si le déménagement de ce dernier est bien prévu, cela ne se fera qu’en 2019 au mieux, vers un nouveau lieu qui n’est pour l’instant encore qu’un terrain vague !

 

La visite d’ouvriers passé-e-s mesurer la taille des fenêtres et des portes il y a quelques jours semble indiquer que la crèche, une fois vide, sera murée. Ainsi, une fois l’expulsion effectuée, la crèche risque fortement de rester vacante pendant plusieurs années…

 

Oui, Le Conseil départemental aurait pu laisser des mal-logé-e-s habiter dans les lieux, ce qui permettait au passage d’entretenir le bâtiment sans frais.
Mais non, le Conseil départemental préfère y laisser du vide et dépenser l’argent du contribuable afin d’empêcher d’autres mal-logé-e-s de s’y installer.

 

Encore un exemple qui prouve qu’avec d’un peu de bon sens et de courage politique on peut remédier à des situation d’impasse social, mais cela semble malheureusement denrée rare ces jours-ci.
En attendant, les habitants et les habitantes de la crèche pourront retourner vivre dans la rue.

Centre social Attiéké : dernier round ?

Communiqué du 18 juin 2017

 

Le centre social Attiéké, auto-organisé et habité, sera expulsé d’ici au 27 juin, selon l’huissier du propriétaire et la préfecture du 93. Après presque quatre ans d’occupation du 31 bld Marcel Sembat à Saint-Denis, c’est la fin. Nous l’espérons bruyante.

 

Nous reprenons les piquets de veille matinaux à partir du mercredi 21 juin (pas le week-end) : RDV à 6h devant l’Attiéké. Café, thé, gâteaux et bonne humeur au programme.

 

Le jour de l’expulsion :

  • il faudra faire nombre pour éviter toute violence des forces de l’ordre, et que les habitant.e.s puissent récupérer toutes leurs affaires sans exception
  • après l’évacuation, point d’info au square De Geyter à 40 mètres de l’Attiéké
  • rassemblement à 18h devant la mairie de Saint-Denis

Nous exigeons :

  • la réquisition d’un bâtiment vide ou la mise à disposition gratuite d’un local confortable sur Saint-Denis
  • le relogement et la régularisation des habitant.e.s de l’Attiéké

Nous tiendrons les permanences d’entraide du centre social jusqu’au bout.

Nous sommes solidaires de la centaine d’habitant.e.s du 57-59 avenue Wilson (propriété de Plaine Commune) menacé.e.s d’évacuation depuis peu.

 

Et longue vie au jeune centre social autogéré du 37 rue Marceau à Ivry.

 

La dynamique de l’Attiéké renaîtra-t-elle de ses cendres ? Venez donc en parler sur les piquets.

 

La lutte continue !

Vive l’auto-organisation !

Que les occupations fleurissent !

Logement, papiers, liberté pour tou.te.s !

 

Le collectif de l’Attiéké

 

31 bld Marcel Sembat, St-Denis / 31marcelsembat@riseup.net / https://collectifattieke.wordpress.com

C’est la Semaine Sauvage !

Le Clos Sauvage prend de l’avance sur la réforme du code du travail et passe à la semaine de 9 jours. Organisée par toute l’équipe du Clos, dirigée par un chat avec un chapeau sur la tête, la semaine sauvage t’emmène sur les rivages pas sages du 9-3.

vendredi 16 juin

19h : Bête de foire ! – cabaret musical

samedi 17 juin

17h : « Opprimées » de la Compagnie Vent Debout – théâtre engagé

dimanche 18 juin

16h : Les après-midis nomades d’Abel – danse
20h : Des Impros et des Ailes – improvisation théâtrale

lundi 19 juin

18h : Soirée poésie musicale avec les dents – poésie musicale un peu trash

mardi 20 juin

20h : Scène ouverte sauvage – poésie, théâtre, danse, musique…

samedi 24 juin

19h : Espèce de bouffonnes – trio de clownes

dimanche 25 juin

16h : Journée en famille : ateliers et projection – film et atelier
21h : « Une proposition » de Juste avant la compagnie – théâtre

 

Scene ouverte sauvage

Le 13ème FOU, c’est déjà fini !

Avec 75 événements répartis sur 27 lieux dont 19 squats,

La 13ème édition du FOU a été un grand succès !

Comme on a tous adoré, on devrait repartir sur un rythme de deux festivals par an.

La prochaine édition devrait ainsi avoir lieu à l’automne.

 

En attendant, la lutte continue et les squats franciliens regorgent d’activités.

Des événements sont postés quotidiennement sur le présent site ainsi que sur radar.

La plupart des lieux ne publiant pas leur événements sur ce site en dehors du FOU, le mieux est donc de suivre l’actualité de chaque lieu via leurs moyens de diffusion favoris (site, réseaux sociaux, lettre d’information, affichage) ou tout simplement de s’y rendre régulièrement !

Appel A temoignage Petite Maison

BONJOUR TOUS-TES !

 

On a besoin de vous !
A toutes les personnes qui nous ont contacté pour des répèts, réunions, expo, concert, scène ouverte, rencontres, débats projections &more! Particuliers déters, artistes, militant-e, collectifs ….

 

Envoyez à ras@squat.net : un petit blabla sur votre taff et ce que vous y avez fait dans le lieu. Et ce que la petite maison, en tant que squat, vous a permit de réaliser et dans quelles conditions. Un petite photo avec serait top. No pdf.

Squattement votre,

Nous.

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QUEERFOOD SOUTIEN !

QUEERFOOD de SOUTIEN
PROCÈS EN APPEL DE L’EXPULSION ILLÉGALE D’UN LIEU FÉMINISTE À PARIS :
SOLIDARITÉ CONTRE LA RÉPRESSION !

 
Le mercredi 8 février 2017
à partir de 19H30
à la Nouvelle Rôtisserie, 4 rue Marie et Jean Moinon dans le 10e

* Repas vegan à prix libre *

Parce que nous sommes un groupe féministe qui s’organise sans hommes cisgenres ; parce que nous voulons créer des espaces sans autorité, des espaces collectifs de lutte, d’habitation, d’entraide et de partage des savoirs ; parce que nous voulons combattre tout ce qui nous oppresse…

…Nous avons occupé une maison inhabitée depuis 6 ans en septembre 2014.
ExpulséEs illégalement par les flics suppléés par la BAC, quatre d’entre nous ont été arrêtées et placées en garde-à-vue. Suite au procès pénal, elles ont été condamnées à une peine avec sursis (3 mois de prison et 2000 euros d’amende) assortie de 2174 euros d’amende au profit des proprios (préjudices matériel et moral, frais de justice).
Nous avons fait appel de ce jugement et le procès est fin février.

Nous voulons des espaces féministes d’habitation et de lutte !
Contre toutes les expulsions !
Les logements sont à celleux qui les habitent !
Trans, gouines, meufs, femmes, lesbiennes, précaires, féministes,
OCCUPONS l’espace !

VENEZ NOUS RENCONTRER ET ÉCHANGER AUTOUR D’UN BON REPAS À LA QUEERFOOD DE SOUTIEN LE MERCREDI 8 FEVRIER À PARTIR DE 19H30!

MANIFESTE F.O.U.

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*F.O.U. – STATE OF EMERGENCY *

*Press release. Stop. The Festival des Ouvertures Utiles (F.O.U.) is coming. Stop. To different places. Activist arrests, COP21, the LOPPSI Law, National State of Emergency. RESISTANCE. Stop. Meet, share. Stop. Expositions, conferences, cinema club and concerts. Stop. Come one and all. Stop.

F.O.U. Constitution

*ART. F.O.U. 0:

Art. 25 of the Universal Declaration of Human Rights:

“Everyone has the right to a standard of living adequate for the health and well-being of himself and of his family, including food, clothing, housing and medical care and necessary social services, and the right to security in the event of unemployment, sickness, disability, widowhood, old age or other lack of livelihood in circumstances beyond his control.”

*ART. F.O.U. 1:

From rent wars to temp work, squats respond to necessity by sharing goods.

We are legitimate occupants with no rights nor titles for buildings left empty without any real inhabitants.

*ART. F.O.U. 2:

Requisition and civil disobedience, the squat is an alternative and a place to defend.

Housing for international emergencies, a public utility and a home for alternative lifestyles that are not so uncommon.

*ART. F.O.U. 3:

Free spaces of creativity and exchange, squats gather each year for F.O.U. to open doors and minds.

*ART. F.O.U. 4:

F.O.U., an inter-squat magma, will witness the assembly of different spaces coming together to move in the same direction for one month.

*ART. F.O.U. 69:

Pleasure in your neighborhood, F.O.U. is a free-access festival!

No visa nor vision, bring your own contribution!

*ART. F.O.U. 5:

Release your art, mobilize your know-how and energy, during F.O.U. you’ll see just about everything!

*F.O.U. Loose Thread: One F.O.U. can conceal another. To want is to F.O.U. It takes a F.O.U. to know one. A rolling F.O.U. gathers no moss.

*END F.O.U. Press Release

SOS BAB EL OUED – PARIS INTERSQUAT

 

« En 1995 on ne savait pas qu’on faisait de la politique »

« s’engager comme citoyen (…) sauver le pays »

 

On est en Algérie. 33 ans après le départ officiel de la France, le renversement du gouvernement provisoire, le coup d’état militaire, les premières manifestations massives et leur répression, la montée du parti islamiste, les tentatives de démocratisation et près de 10 ans de guerre civile, 10 ans d’assassinats, de peur aussi.

 

Alger, un quartier : Bab El Oued.

 

« on n’avait pas le choix, soit on s’en va à l’étranger, soit on reste pour lutter et créer un espace de résistance »

 

La reconstruction vient d’en bas, de la rue et de ses habitants, ça a toujours fonctionné comme ça.

Alors le besoin de créer un lieu d’accueil sécurisé, d’expression libre, et surtout de prendre soin de la relève, des jeunes, des enfants. SOS BAB EL OUED. Voila le nom que ça prend dans cette ville.

 

« ici c’est la maison ».

 

SOS BAB EL OUED, est une association et une école militante contre le mal être des jeunes, sous-estimé par l’ingérence d’un gouvernement. Il s’y déroule des ateliers, cours de soutien scolaire gratuit, espace musical libre, spectacle, cours d’anglais, salle de répétition, fêtes, accueil des volontés et projet de jeunes citoyens : un lieu de partage où l’entraide devient une réponse prouvant son efficacité. Nous ça nous parle.

 

Sans espace d’expression et de création, tout se perd : les rêves, les envies, la détermination, la confiance en soi. Et avec, la nécessité d’entreprendre pour construire.

 

SOS Bab EL Oued organise la relève et soigne la jeunesse en leur redonnant confiance par l’apprentissage et la possibilité de s’exprimer comme on l’entend. Ca se sent dès que tu poses un pied chez eux. Sourires, enfants, ado, trentenaires, blagues, filles, garçons, musique live de fond et Charlie Chaplin sur les murs !

 

Cet espace a laissé s’épanouir le rap comme langage et témoin d’une poésie moderne. C’est comme ça qu’on a rencontré GENOXY, un duo de rappeurs qui ont évolué au sein de l’association. Ce sont eux qui se déplacent le 30 décembre à Paris, à la Petite Maison, pour une soirée concert, projection et open mic !

SOIREE SOS BEB EL OUED, pour contre-carrer l’école de la haine par l’échange, le partage et la solidarité. On soutient ces fourmis qui se battent au quotidien pour s’exprimer et créer des lieux où toutes personne est libre d’être elle-même, et de trouver sa place peu importe l’état du système en place.

Parce que la désobéissance sans soutien de masse ne peut fonctionner,

 

On vous attend à la Petite Maison le 30 décembre : SOIRÉE DE SOUTIEN SOS BAB EL OUED !

++  sos bab el oued : https://www.facebook.com/Sosbabeloued.97/?fref=ts

 

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SACRILEGE DE L’ACCES LIBRE !

Nous rappelons à toutes et tous, qu’en aucun cas l’accès de La Petite Maison n’est restreint, peu importe la ou les « bonnes » raisons.

 

Si quelqu’un vous dit le contraire, forcez le passage.

 

Une erreur s’est produite mardi dernier pour la scène ouverte Self-ish , par manque de communication. C’est avec beaucoup de paillettes que nous nous excusons du sacrilège.

 

Punk is not dead.
Bisous surtout.

La Petite Maison.

2ème bougie pirate !

 

 

La Petite Maison fete ses deux ans, avant sa démolition proche. Les « homo economicus » alias la SIEMP soutenue silencieusement par la mairie du 11ème, vont construire pour notre bien à tous : UN IMMEUBLE ! Qué projet..

 

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Tout doit disparaitre. Comme si l’humanité avait 50 ans.
On rase l’histoire, elle n’est pas rentable.

L’économie comme enfant diabolique du « travail, famille, patrie ». « Ca » dirige notre quotidien, notre paysage urbain.
Regardez l’histoire a disparu, plus rien n’a de passé, les rues se meurent.

 

Le 11ème arrondissement, un quartier populaire d’artisans. Lieu nouvellement témoin d’une guerre rendue moins lointaine à ses habitants. La commune, Aligre, Bastille, Charonne… Il est révolté et vivant dans les livres ce quartier. Mais ca bouge. Bientot on ne pourra qu’y manger et boire dans cet arrondissement. Moins d’intéractions, moins de culture, moins d’accessibilité, plus de bouffe, plus de consommation : massacre cérébral de masse, “ oublie tes envies et remplis toi !”


Pour sur y a des survivants : l’association de quartier Saint Bernard, le jardin potager rue Trousseau, la commune d’Aligre, le palais de la Femme, les petits théatres… Ca fourmille encore, mais pour combien de temps ?

Et comment se saisir de ce problème qui n’a pas de forme physique. C’est un mouvement social de masse où l’argent est le seul critère. C’est « ca » qui nous permet de répondre à notre besoin de sociabilité dont la diversité de choix est fortement restreinte : 
Qu’est ce qu’on fait ce soir : nouilles ? burger ? bo-bun ? fish & chips ? crêpes ? vin blanc ? bière ?

 

A croire qu’on se laisse réduire à manger et boire, pipi et caca.

 

Nous avons laissé notre horizon se rétrécir. Depuis le temps que l’homme vit en groupe dans la cité, les intéractions entre nous se sont drastiquement evaporées. Sauf sur les terrasses ou dans les restaus. Et quand bien même…
Notre seul point commun doit-il vraiment être l’argent qui nous permet de boire le même vin sur la même terrasse d’un nouveau bar concept ?

Nous, on essaie d’être vivants dans ce contexte où l’on nous fait croire que l’économie détermine ce que tu peux être. Ce « nous » représente autant d’idées que de personnes, alors donnons lui une forme, celle d’un lieu : La Petite Maison, 8 rue Godefroy Cavaignac.

 

Lieu alternatif, squat, appelez-ça comme bon vous semble. Nous on l’appelle la maison.

 

Au nom de la débrouille et de l’autonomie, on est rentré en septembre 2014, pour y vivre. Et rapidement, on se dit que l’espace mérite d’être partagé et ouvert. Parce que ça nous manque à nous dans la ville, alors on va le faire.

C’est surement ça qu’on nous reproche : notre besoin d’échanger et de partager, de découvrir ce que font les autres, de s’exprimer, de s’émerveiller, de critiquer, de construire, de créer, d’aider, de se donner ce dont on a besoin, répondre à ce qu’on ne peut s’offrir. Soit parce que ça n’existe nulle part, soit parce que l’argent le rend inaccessible.

 

Alors certains vont nous balayer de la main d’un qualificatif négligemment hautain du genre “pff squat arti”, pendant que les autres nous toisent derrière leur cigarette cousue en étalant combien sale et paria nous sommes : mauvais citoyens.

 

Pourtant en 2 ans on en a regroupé et accuellit du monde. Surement assez pour se faire détester par tout le monde d’ailleurs. Mais tant qu’on reste intègre avec nous meme, nous on se porte bien. Retour ligne automatique
En deux ans, on a dépassé : Retour ligne manuel
- les 1000 nuités d’hébergement d’urgence à plus ou moins long termes ; Retour ligne manuel
- la centaine de collectif a venir occuper le lieu ; Retour ligne manuel
- la centaine de scène ouverte qui se multiplie par deux si on y ajoute les jams ; Retour ligne manuel
- de l’espace pour des répèts en accès libre idem pour l’espace de travail ! Retour ligne automatique
Que d’occasions de ne pas être d’accord, de se prendre la gueule.. Mais nous on s’en souviendra.

La SIEMP -Société Immobilière Mixte de la ville de Paris – reserve le même sort à la Petite Maison qu’à la rue Dénoyers : Une belle et bonne demolition, pour une bien plus rentable construction. Enfin… ca c’est ce qu’ils disent, comme ils l’ont dit à feu la Miroiterie.

 

Un autre lieu qui a vécu, un autre lieu qui passe son dernier hiver, un autre lieu qui meurt et surtout d’autres projets economiques qui detruisent les possibilités dans la capitale. Nous remarquerons que ce sont toujours les memes acteurs minoritaires qui choisissent le paysage urbain de la majorité… fatigant non ?


Gardons une blague pour la fin : la SIEMP exige que l’on s’expulse fin décembre, sans relogement. Ils apellent ça du chantage… Aaaah la vie des bureaux !

 

La Petite Maison souffle sa deuxième bougie pirate le 30 octobre 2016, “LICORNE IS NOT DEAD”, et on va s’en assurer. Parce qu’on ne dormira pas dehors ! ! 

 

Pour l’abolition de la suprématie des homos economicus, on continuera à faire ce qu’on dit :
“Squatter c’est exercer son droit de désobeissance face aux dysfonctionnements du système”
Squattement votre,
R.A.S.

SQUAT IS NOT A CRIME !

 

SQUAT

 

TÉMOIGNAGE, de Prunus – entité invisible et non identifiée d’un collectif bien vivant – Avril 2016.
« Je les suis depuis 2 ans maintenant. Cette troupe de déterminés fonctionne en groupe, femelles, mâles, jeunes, vieux, papiers, pas de papiers, dentés et édentés, travailleurs et galériens, asociaux et assoiffés de contacts, faiseur de vaisselle et phobique du balai, politisés et nanti… Impossible de les décrire de façon général, par contre je peux vous dire ce qu’ils ont en commun.
Ils occupent des bâtiments inexploités et laissés vides par des propriétaires jouant avec la spéculation, prisonnier d’un système administratif engluant leur propres projet ou inaptes à gérer des parcs de biens trop large. Ce collectif, je le vois s’agiter tous les jours : ils me fatiguent rien qu’à les regarder. Vous devriez les voir récupérer dans toute la ville et réparer ce que la plupart des gens jettent pour racheter. Ça construit, imagine, installe. C’est un joyeux bordel, mais ils ne comptent que sur eux et ne demandent rien.
Je vois bien que la masse ne regarde pas leur initiative d’un bon œil. Car la propriété est la base d’une société capitaliste et une raison valable d’exploiter et de diviser les gens : ils vous vendent un espace de vie privilégier dans lequel vous enfermer après une journée de travail loin de la collectivité et de l’interaction.

 

Je les ai entendus parler de ce FESTIVAL DES OUVERTURES UTILES. Et j’ai voulu témoigner de ce boulot, de cette énergie et du temps passé à construire leur espace de vie pour le partager. Comme je vous disais, ca fait deux ans que je les suis, alors j’expose leur travail d’aménagement en photos, vidéos et autres supports. Pour que les critiques qu’ils reçoivent se heurtent enfin à la réalité de leur investissement. Ils dérangent ces gens de 18 à 62 ans, avec ou sans dents, avec ou sans papiers, avec ou sans envies artistiques mais avec une détermination de vivre selon leur morale en répondant à leurs besoins.
Passez le 22 mai à La Petite Maison et voyez donc le boulot qu’ils déploient. L’expo je l’ai appelée : SQUAT IS NOT A CRIME. Faut le dire. «