Un an ferme pour une tentative d’ouverture de squat !

Le mardi 24 octobre, plusieurs camarades ont tenté de rentrer dans une maison vide afin d’y élire leur domicile. La surveillance bourgeoise de la propriété privée ne cesse de se perfectionner et la maison était équipée d’un système d’alarme. Tous les camarades ont réussi à prendre la fuite sauf l’un d’eux qui, resté en arrière, s’est fait arrêter, et emprisonner…

 

Un soutien matériel, juridique, financier et moral est nécessaire à notre camarade. Un collectif s’est réuni et va proposer diverses initiatives (page facebook, lien) et des discussions avec ceux qui subissent la même violence répressive, de la police, de la justice, et de la prison.

 

Une cantine aura lieu le samedi 9 décembre à partir de 12 h à la cantine des Pyrénées (77 rue de la Mare dans le 20e arrondissement de Paris) pour récolter de l’argent pour les mandats et payer les avocats. À 14 h, le collectif se réunira pour décider des suites et en particulier des initiatives envisagées autour du procès en appel à venir.

 

Vous trouverez plus de détail sur cette sombre histoire ainsi que des moyens pour soutenir notre camarade emprisonné sur Paris-Luttes.info.

Squat'heure d'antenne

Squat’heure d’antenne a besoin de vous !

Salut à toi la squatteuse,

Salut à toi le squatteur,

 

Depuis 2 ans, une fois par mois (chaque 3e mercredi du mois, de 17h à 18h30 sur FM89.4 – Radio Libertaire), une petite équipe s’active à réaliser cette émission, invitant des squatteurs pour parler de leur quotidien, de leurs réussites, de leurs déboires, de leurs activités et tout et tout !

 

Mais depuis 2 ans, la petite équipe s’est réduite et s’est essoufflée. Il n’y a pas eu d’émission depuis septembre dernier et l’équipe est prête à rendre les clefs du local radio, si un nouveau souffle ne prend pas le relais !

Ce serait pourtant dommage qu’un créneau radio réservé à l’actualité des squats, des TAZ, des ZAD, cesse !

 

Aussi, si tu as toujours eu envie d’animer une émission de radio, de réaliser des reportages, de passer des disques, de faire de la régie son, c’est le bon moment pour nous rejoindre JEUDI 26 OCTOBRE à 19h à la Trockette (125 rue du Chemin Vert, Métro Père Lachaise) et apporter toutes tes idées et ton énergie à cette aventure qui mérite de perdurer.

 

En espérant que Squat’Heure d’Antenne retrouvera un second souffle grâce à vous, on vous espère motivé à venir tchatcher du futur de cette émission de radio !

Et il poussera demain, des squats comme des petits pains.

 

Salutations anarshowradiophoniques,
L’équipe !

L’été des expulsions continue, l’Attiéké en fait les frais

Aujourd’hui 17 août 2017, à 6h30 du matin, le centre social auto-organisé et habité de Saint-Denis, l’Attiéké, a été expulsé, à grand renfort de flics de tous poils, huissier, président et gestionnaire de la Fédération Française de Triathlon (propriétaire du bâtiment). Les habitant-e-s ont pu sortir sans arrestation et récupérer certaines affaires. Le reste est parti dans un garde meuble dans une autre ville de la région parisienne et sera vraisemblablement récupéré dans les jours à venir.

 

Les ancien-ne-s occupant-e-s du centre social Attiéké se réuniront ce soir à 19h au square de Geyter. Présence bienvenue et nécessaire pour gérer l’urgence. D’autres rendez-vous de soutien suivront.

 

De la tristesse, bien sûr, face à cette nouvelle qui tourne une page de quatre ans de luttes, d’occupations, de solidarité et d’amitiés, mais il reste encore tout un livre derrière à gribouiller ! Soyez prêt-e-s, « show must go on ! »

 

Publié le 17 août 2017 sur Paris-Luttes.info et Squat!net.

Expulsion des Baras à Bagnolet

Après l’expulsion ce matin du squat du collectif Baras à Bagnolet :

  • rassemblement jeudi 29 juin à 20h au métro Gallieni, sous le pont.
  • rassemblement ce vendredi soir 30 juin, à 19h, devant la mairie de Bagnolet (métro Gallieni). Besoin de monde pour faire pression et permettre aux membres du collectif d’intervenir au Conseil municipal.
  • manifestation, dimanche 2 juillet, à 14h, départ de la mairie des Lilas.

Le collectif a besoin de matos pour camper les prochains jours (matelas, couvertures, tentes) et possiblement de quoi cuisiner (réchauds, casseroles, …).

 

Cet article a été publié le 29 juin 2017 sur le blog de Jean-Jacques Birgé.

 

Ce matin les CRS ont expulsé les 200 travailleurs sans papiers du Collectif des Baras qui squattaient depuis 4 ans un bâtiment inoccupé de Bagnolet en attendant que les tractations aboutissent entre le nouveau propriétaire (Natixis lui avait vendu entre temps), la Mairie, les associations comme RESF et la Ligue des Droits de l’Homme et ceux que l’armée française a chassés de Libye suite à la guerre contre Khadafi. La plupart de ces Africains sont maliens, mais sept autres pays d’Afrique centrale sont représentés.

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Ils en ont lourd sur le cœur. Ils croyaient ce qu’on leur avait appris, que la France était la patrie des Droits de l’Homme, mais ils savent maintenant que la colonisation continue sous un autre visage. Sans papiers français, puisqu’ils ont ceux de leurs pays respectifs et même des papiers européens reconnus en Italie mais pas chez nous, ils sont exploités par des entrepreneurs peu scrupuleux qui les payent au noir largement en dessous du SMIC. Eux ne rêvent que d’une chose, qu’on leur donne ces papiers qui leur permettraient de travailler légalement, de louer un logement, de vivre comme nous en avons le loisir. On va les regretter dans le quartier. On n’a rarement eu de voisins aussi tranquilles et charmants !

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Je n’avais encore jamais vu un policier arborant une écharpe tricolore. On me dit que c’est la loi et qu’il représente le Commissariat des Lilas. Ils y étaient dès 6h30. Tony di Martino, Maire socialiste de Bagnolet, avait promis de nous prévenir dès qu’il serait averti de l’intervention. Il n’en a rien fait. Pourtant il le savait en amont, c’est la loi. Comme nous n’étions que deux au petit jour avec une jeune fille à jouer les témoins pour éviter des débordements des Robocops, je lui faisais remarquer que certains gradés avaient une tête de facho, ils m’ont menacé de garde-à-vue. Je ne les avais pas insultés directement, c’était une messe-basse. Ils répétaient comme des machines : « Vous ne connaissez pas mes origines ». C’est vrai, mais je sais ce qu’ils sont devenus. C’est triste de voir ces prolos endosser l’uniforme pour cogner sur les plus démunis.

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Un des Baras à qui ils refusaient de récupérer leurs affaires et les documents officiels dont ils ont cruellement besoin s’est énervé. Ils vont lui coller un rapport monstrueusement exagéré. Je les entendus en parler en se frottant les mains. Les Baras qui étaient à l’intérieur du bâtiment ont pris ce qu’on peut tirer avec deux mains, mais une dizaine des travailleurs de nuit qui rentraient n’ont rien eu le droit de récupérer. Les policiers leur avaient pourtant promis. Ils ont argué qu’il y avait eu violence et qu’il faudrait revenir dans les jours suivants avec huissier. En attendant les parpaings montent devant les vitres de l’ancienne Antenne Pôle Emploi désaffectée où ils logeaient tant bien que mal depuis 4 ans. Comme s’il n’y avait pas assez de SDF dans la rue, la police de Macron en a rajouté 200.

 

[Publié le 29 juin 2017 sur le blog de Jean-Jacques Birgé.]

Un lendemain électoral douloureux : le département de Seine-Saint-Denis expulse la crèche Berthier à Pantin

crecheUn lendemain électoral douloureux : le département de Seine Saint-Denis, à peine les bureaux de vote fermés, demande aux occupants de la crèche Berthier à Pantin de partir alors que les travaux ne sont pas programmés. Les mal-logés sont toujours plus nombreux, mais le bâtiment va rester vide, et pour longtemps.

 

La crèche Berthier à Pantin a été désaffectée en 2012. Bien que la fermeture de la crèche soit programmée de longue date, le bâtiment restera vide pendant près de quatre ans. Le chauffage est à fond et des fuites d’eau commencent à l’abîmer sérieusement. C’est dans cet état que les habitant-e-s de la Crèche le trouvent en mars 2016. Ils y emménagent, arrêtent sa dégradation et leur nombre monte vite à 15 personnes : étudiants, migrants, travailleurs sociaux et même une femme enceinte, tous et toutes précaires qui vivaient auparavant sur le canapé d’ami-e-s, dans des voitures et même pour certain-e-s dans la rue.

 

Depuis leur arrivée, la demande des habitant-e-s est simple : pouvoir rester dans les lieux jusqu’au début de travaux ou jusqu’à la vente du bâtiment, qui appartient au Département de la Seine Saint-Denis. Le propriétaire refuse en bloc tout négociation et assigne rapidement les habitant-e-s en justice. C’est ainsi que le 16 avril 2017, la Cour d’Appel de Paris décide de leur expulsion sans délai.

 

Les habitant-e-s bénéficient d’un court répit, car le Conseil départemental rechigne à procéder à des expulsions durant les élections. Mais ce répit ne sera que de courte durée. Les élections terminées, le Conseil départemental va pouvoir profiter de la pause estivale pour procéder à son lourd programme d’expulsion. Ainsi, le 19 juin 2017, soit le lendemain des élections, un huissier passe déposer les commandements de quitter les lieux. Les habitant-e-s ont jusqu’au 3 juillet pour s’en aller, l’expulsion par les forces de l’ordre étant déjà programmée. La mort dans l’âme et sans réel choix, les habitant-e-s acceptent de partir de « volontairement ».

 

Pourtant, rien n’obligeait le Conseil départemental a procéder à cette expulsion.

 

En effet, la vente du bâtiment n’est encore qu’un projet, d’autant plus que celui-ci est classé, et par ailleurs qu’il jouxte un centre médico-social, toujours en activité et appartenant au même ensemble immobilier. Si le déménagement de ce dernier est bien prévu, cela ne se fera qu’en 2019 au mieux, vers un nouveau lieu qui n’est pour l’instant encore qu’un terrain vague !

 

La visite d’ouvriers passé-e-s mesurer la taille des fenêtres et des portes il y a quelques jours semble indiquer que la crèche, une fois vide, sera murée. Ainsi, une fois l’expulsion effectuée, la crèche risque fortement de rester vacante pendant plusieurs années…

 

Oui, Le Conseil départemental aurait pu laisser des mal-logé-e-s habiter dans les lieux, ce qui permettait au passage d’entretenir le bâtiment sans frais.
Mais non, le Conseil départemental préfère y laisser du vide et dépenser l’argent du contribuable afin d’empêcher d’autres mal-logé-e-s de s’y installer.

 

Encore un exemple qui prouve qu’avec d’un peu de bon sens et de courage politique on peut remédier à des situation d’impasse social, mais cela semble malheureusement denrée rare ces jours-ci.
En attendant, les habitants et les habitantes de la crèche pourront retourner vivre dans la rue.

Centre social Attiéké : dernier round ?

Communiqué du 18 juin 2017

 

Le centre social Attiéké, auto-organisé et habité, sera expulsé d’ici au 27 juin, selon l’huissier du propriétaire et la préfecture du 93. Après presque quatre ans d’occupation du 31 bld Marcel Sembat à Saint-Denis, c’est la fin. Nous l’espérons bruyante.

 

Nous reprenons les piquets de veille matinaux à partir du mercredi 21 juin (pas le week-end) : RDV à 6h devant l’Attiéké. Café, thé, gâteaux et bonne humeur au programme.

 

Le jour de l’expulsion :

  • il faudra faire nombre pour éviter toute violence des forces de l’ordre, et que les habitant.e.s puissent récupérer toutes leurs affaires sans exception
  • après l’évacuation, point d’info au square De Geyter à 40 mètres de l’Attiéké
  • rassemblement à 18h devant la mairie de Saint-Denis

Nous exigeons :

  • la réquisition d’un bâtiment vide ou la mise à disposition gratuite d’un local confortable sur Saint-Denis
  • le relogement et la régularisation des habitant.e.s de l’Attiéké

Nous tiendrons les permanences d’entraide du centre social jusqu’au bout.

Nous sommes solidaires de la centaine d’habitant.e.s du 57-59 avenue Wilson (propriété de Plaine Commune) menacé.e.s d’évacuation depuis peu.

 

Et longue vie au jeune centre social autogéré du 37 rue Marceau à Ivry.

 

La dynamique de l’Attiéké renaîtra-t-elle de ses cendres ? Venez donc en parler sur les piquets.

 

La lutte continue !

Vive l’auto-organisation !

Que les occupations fleurissent !

Logement, papiers, liberté pour tou.te.s !

 

Le collectif de l’Attiéké

 

31 bld Marcel Sembat, St-Denis / 31marcelsembat@riseup.net / https://collectifattieke.wordpress.com

C’est la Semaine Sauvage !

Le Clos Sauvage prend de l’avance sur la réforme du code du travail et passe à la semaine de 9 jours. Organisée par toute l’équipe du Clos, dirigée par un chat avec un chapeau sur la tête, la semaine sauvage t’emmène sur les rivages pas sages du 9-3.

vendredi 16 juin

19h : Bête de foire ! – cabaret musical

samedi 17 juin

17h : « Opprimées » de la Compagnie Vent Debout – théâtre engagé

dimanche 18 juin

16h : Les après-midis nomades d’Abel – danse
20h : Des Impros et des Ailes – improvisation théâtrale

lundi 19 juin

18h : Soirée poésie musicale avec les dents – poésie musicale un peu trash

mardi 20 juin

20h : Scène ouverte sauvage – poésie, théâtre, danse, musique…

samedi 24 juin

19h : Espèce de bouffonnes – trio de clownes

dimanche 25 juin

16h : Journée en famille : ateliers et projection – film et atelier
21h : « Une proposition » de Juste avant la compagnie – théâtre

 

Scene ouverte sauvage

Le 13ème FOU, c’est déjà fini !

Avec 75 événements répartis sur 27 lieux dont 19 squats,

La 13ème édition du FOU a été un grand succès !

Comme on a tous adoré, on devrait repartir sur un rythme de deux festivals par an.

La prochaine édition devrait ainsi avoir lieu à l’automne.

 

En attendant, la lutte continue et les squats franciliens regorgent d’activités.

Des événements sont postés quotidiennement sur le présent site ainsi que sur radar.

La plupart des lieux ne publiant pas leur événements sur ce site en dehors du FOU, le mieux est donc de suivre l’actualité de chaque lieu via leurs moyens de diffusion favoris (site, réseaux sociaux, lettre d’information, affichage) ou tout simplement de s’y rendre régulièrement !

Projet de loi anti-squat UMP : réunion jeudi prochain à la Petite Maison

Contre la campagne et les projets de loi anti-squat
Réunion Jeudi 4 juin 19h
@ La Petite Maison

 

Plusieurs projets de loi anti-squat ont été déposés à l’Assemblée ces derniers jours, conséquence de l’affaire du squat de Rennes, montée en épingle par une partie des médias, suite à la campagne des groupuscules fachos locaux  et l’extrême droite.

 

Il ne faut pas sous estimer l’impact de cette campagne, qui n’est très certainement pas terminée, et qui ouvre une fenêtre de tir inespérée aux ennemis historiques des squats et aux ayatollah de la propriété privée.
Il faut s’attendre à tout les coups bas, la bulle médiatique qui s’est constituée à partir d’allégations mensongères en est la preuve.

 

Cette affaire coïncide malheureusement avec l’examen d’une proposition de loi (PPL) UMP à l’Assemblée jeudi 11 juin, venue du sénat. Trois séances sont consacrées à examiner un unique article qui selon la version du Sénat, modifie, très à la marge et sans impact significatif pour les squats de logements vacants, l’article 38 de la loi DALO.

 

Cette PPL qui serait passée totalement inaperçue en temps normal, va être suivie d’assez près  par les médias et les politiques.

3 nouvelles propositions de loi sont venues des rangs de l’UMP, dont 2 sont réellement dangereuses. On suppose que leurs auteurs vont tenter de les  insérer sous forme d’amendement  dans la proposition discutée le 11 juin.

 

Agenda :

  • Tout d’abord la commission des lois, qui examine le projet de loi mercredi prochain et qui sera présidée par Daubresse, (responsable du logement à l’UMP et ancien sec d’État au logement sous Borloo)
  • Séance plénière  le 11 juin toute la journée, commençant à 9h15 (3 séances sont apparemment programmées).

(Ci dessous les liens sur la PPL qui sera discutée mercredi 3 en commission et le 11 en plénière à l’AN, et sur les autres PPL déposées depuis l’affaire de Rennes, une 4e pourrait être aussi déposée, c’est l’inflation !)

 

Certains, coté gouvernemental, ne seraient pas opposés à  différer le début du flag pour les squat de logements vides, au moment où le proprio dépose plainte, ce qui permet à la police d’intervenir bien après l’ouverture du lieu, et renvoie également les squatteurs vers des procédures correctionnelles, telles que dégradation de bien ou violation de domicile… Dans tout les cas leur domicile ne pourrait plus alors être reconnu, tant que le propriétaire n’a  pas déposé plainte.
Une telle disposition signerait donc la quasi disparition des squats en France.

 

Tout ces éléments sont des hypothèses, et on devrait en savoir un peu plus  après la réunion de la commission des lois sur le sujet.
C’est pourquoi, nous vous proposons de nous réunir jeudi soir, à 19h.

 

Il est évident que cette réunion doit avoir pour objectif de réagir, si la menace se précise, et de rechercher des formes d’action adaptées au contexte actuel. Il faudra sans doute envisager un rassemblement ou une manif mercredi 10, ou le 11, voire les 2.

 

Ci-dessous des infos complémentaires sur la situation :

 

Le communiqué du DAL sur l’affaire Maryvonne : Affaire du squat de Rennes : Non à la criminalisation des squatters ! Stop aux amalgames !

 

PROJET DE LOI, et PPL  (proposition Parlementaire législative) sur la question :
Projet de loi actuel validé au Sénat, présentée par Mme Bouchart, sénatrice Maire de Calais:
http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/expulsion_squatteurs_domicile.asp.

PPL d’Aubert :
Il pénalise « les occupants sans droit ni titre », autrement dit les squatters de logements vacants mais aussi les locataires qui sont l’objet d’un jugement d’expulsion, au même titre que les occupant du domicile d’autrui, et sur lesquels s’appliquerait également l’expulsion administrative, prévue dans l’article 38 de la loi DALO
http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/delit_occupation_sans_droit_titre_immeuble.asp

PPL Dupont Aignan, reprend la proposition iniitiale de Bouchard, afin que le maire puis faire expulser les squatters sur un simple arrêté municipal
http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion2819.asp

PPL Chevrolet : elle n‘a pas d’impact sur les occupations de logements vacants, puisqu‘elle vise à renforcer l’application de l’article 38 relatif à l’introduction et le maintien dans le domicile d’autrui.
http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion2819.asp

Clôture du F.O.U 2015

La 11ème édition du Festival des Ouvertures Utiles s’est terminée dans la bonne humeur, après une cinquantaine d’événements répartis sur trois semaines. Merci à tout le monde d’y avoir participer !

 

La prochaine édition du F.O.U devrait avoir lieu au printemps prochain. En attendant, vous pourrez toujours consulter l’agenda des squats sur la page dédié de ce site ou sur squat.net. Pour l’instant, les deux agendas sont un peu vide, mais nous faisons tout ce qui est possible pour encourager les squats à publier leur programme dessus !

Communiqué du Stendhal

Communiqué des membres du collectif le Stendhal, expulsé vendredi par la Mairie de Paris fraîchement élue.

 

Expulser illégalement des gens pour laisser un bâtiment vide ? Est-ce là la politique que la ville entend mener ?

 

Alors que nous étions dans notre nouveau domicile du 15 de la rue du docteur Potain dans le 19e depuis plus de 5 jours*, la Mairie de Paris, propriétaire du bâtiment, a donné l’ordre (sic) à la police d’évacuer les habitants.

 

Ce bâtiment public était inoccupé depuis 2006 et aucun projet n’y est prévu pour l’instant, la ville n’étant qu’au stade de la concertation avec les habitants.

Lorsque les CRS sont arrivés en ce vendredi pluvieux, aucun papier n’a été fourni, aucune raison n’a été clairement donnée, rien que le bruit des bottes : ah, des squatteurs ! On s’en fiche de la loi, alors !

 

Nous fûmes expulsés sans possibilité de récupérer certaines de nos affaires précieuses à la vie de tous les jours (canapés, frigo, ballon d’eau chaude, table, matelas..).

 

Nous n’avons rien fait d’illégal, aucune preuve, ni aucune convocation à l’issue de nos auditions.

 

Nous avons juste eu le tort de tenter d’occuper paisiblement un bâtiment public afin de le rendre au quartier et ses habitant-e-s en proposant salles de réunion et de répétition, ateliers participatifs (vélo, arts plastiques, sérigraphie…), magasin gratuit, labo photo, après-midis crêpes et jeux de plateau… Une atteinte intolérable à l’ordre public !

 

Nous interpellons les pouvoirs publics et Madame Hidalgo : Quelle est donc la raison pour laquelle, en dépit du droit, vous avez ordonné à la police de nous expulser ? Entre l’AMAP, le magasin gratuit et les crêpes à prix libre, qu’est-ce que le Stendhal a pu vous faire pour que vous n’ayez pas l’humanité de laisser un collectif paisible et ouvert sur le voisinage occuper un bâtiment dont vous-même n’aurez pas l’usage avant des années ? Alors que nous avons toujours été ouvert au dialogue et que nous avons prouvé par le passé notre implication dans la vie de quartier, pourquoi n’avoir même pas daigné nous rencontrer avant d’envoyer les forces de l’ordre nous expulser ?

 

* Nous possédons des preuves de notre présence depuis plus de 5 jours que nous avons remis dès jeudi à la police du 19e (police que nous avons décidé d’appeler de nous-mêmes, témoignant de notre bonne foi) : photos horodatées et géolocalisées ‘Digiposte’ certifiées légalement ; témoignage & reportage de Laurence Geai, journaliste à l’Agence Nur qui nous a suivi durant toute l’occupation du bâtiment ; attestations de toutes les personnes qui sont venues nous voir lors de l’occupation.

 

Voir l’article original sur le site du Stendhal.

22 mars 2014 – Cinq ans du Jardin d’Alice

A l’occasion de leur cinquième anniversaire, le jardin d’Alice vous attend pour la dernière fois au 40 rue de la Chapelle, avant de déménager pour un nouveau lieu.

 

Chers lapinoutes et lapinous
qui nous aimez et nous suivez,
Depuis le temps qu’on vous dit au revoir,
Eh bien nous y voilà, c’est le printemps…
…le Jardin d’Alice a gagné tous ronds 5 ans !!

 

Alors pour un au revoir// à très bientôt en forme d’anniversaire,
en forme de fête de soutien pour nos poches un peu vides,
en forme de changement d’adresse overbooké,
en forme de revoyure impatiente
en transition entre les 18eme et 12eme populaires..

 

…les JArtistes vous attendent une dernière fois
au 40 rue de la Chapelle,
au milieu des cartons et des pots de fleurs :)
ça va déménager dans la joie et le bon humus !!!
SAMEDI 22 MARS
DE 14H A …

 

Bienvenue donc en puissance Cinq
pour profiter encore un peu du lieu,
de sa météo particulière pour jardin particulier,
participer selon les envies, énergies
il y en aura pour tous les goûts !

 

Au programme :

 

Tout l’après-midi,
chantier participatif et créatif dans le jardin, ouvert aux grands et petits, aux flemmards comme aux bûcheurs du samedi!
Rempotage, bricolage de bacs à plantes, récup de bulbes, tri de graines, paillage, mandala végétal, peinture naturelle sur les arbres,atelier photophores pour l’ illumination du jardin et préparation d’un grand feu pour le froid du soir…
et …. grande fresque participative du suavenir, qu’on emmènera dans nos cartons pour l’installer dans le nouveau lieu !
+ Friperie de soutien

 

De 18h à 20h
Feu Ouvert !

Ramène ton histoire et partage là avec qui tu veux
A tous ceux que le jardin inspire, venez vous frotter à la chaleur du feu, et mettez-y ce que vous voulez : des mots, un conte, un poème, un jeu, une musique, une danse, une image…. et tout le reste!

 

De 20h à minuit
Jardin d’Alice baille night

Musique pour ceux qui veulent se trémousser dans l’ herbe, vidéo pour les contemplatifs, exposition dans la maison pour les curieux, feu encore et toujours pour les fatigués et coloriage pour les hyperactifs!
Ramène ton image et accroche la aux murs de la maison , pour qu’ils tombent en beauté…
Le Jardin d’Alice fermera tard, une dernière fois n’est pas coutume !

 

Et plus si affinité, dj’set année 80/90 en mode disco dans la maison,

Comme d’habitude, la buvette de soutien sera fidèle au poste
et les cartes d’adhérent fraîchement tamponnées feront de vous les tous premiers invités d’honneur sur le prochain site !
A TRES VITE ! 

 

Adhésion en prix libre et obligatoire
sonnette crocodile comme d’hab’

MANIFestive contre les expulsions hivernales

Pour les camps, les « bidonvilles », les squats, les habitats et les habitants nomades, les ZADs et tous ceux que le pouvoir disqualifie, exclu, pénalise….


Mercredi 29 Janvier

Rendez-vous à 17h, Place de l’ODÉON
Puis rassemblement devant le Sénat, jusqu’à 22h

 

Un appel, à l’initiative de MDM, FAP et DAL, signé par plus de 40 associations et syndicats a été lancé, pour que cessent les expulsions en hiver et que soit rétablie et respectée la trêve hivernale pour tous et toutes, telle qu’elle avait été instaurée depuis 1956, à la suite de l’appel de l’Abbé Pierre.

 

L’Assemblée a fait un premier pas car la mesure ne sera plus automatique et ce sera au juge de supprimer le bénéfice de la trêve hivernale.  Mais cela n’empêchera pas que des expulsions aient lieu en hiver.
Le Ministère de l’intérieur est opposé au rétablissement de trêve hivernale, et il n’a rien à faire de jeter des familles des malades, des handicapés dans la rue, en plein hiver, car ce qui importe le plus à ses yeux, est de défendre les propriétaires…

 

Artistes, musicienEs, squatteurs, personnalités, précaires, militantEs, Mal logés, Sans logis, responsables associatifs ou syndicaux, citoyenEs indignéEs que l’on expulse en hiver, se joindront à cette manif festive.

 

Nous sommes nombreux à demander aussi :

  • La baisse des loyers
  • L’arrêt des expulsions,
  • Le respect et l’application des lois pour les mal logés (Loi DALO, Loi de réquisition, Droit à l’hébergement …)
  • La taxation  de la spéculation immobilière et foncière
  • La réalisation massive de vrais logements sociaux …
  • La restitution par les banque des 120 milliards d’euros prélevés sur le Livret A et l’épargne populaire, afin de financer la construction des HLM, et des actions d’intérêt général

La Nuit Noire 2013

Parallèlement à la Nuit Blanche, événement institutionnel et consensuel installé il y a une dizaine d’années, Nous, artistes, collectifs d’artistes, artivistes et activistes de l’art, rassemblés sous l’égide du F.O.U (Festival des Ouvertures Utiles), avons décidé d’organiser une première Nuit Noire.

 

Une Nuit Noire qui se tiendrait dans des lieux non-institutionnels, dans des friches, dans des squats, dans des lieux intermédiaires, intercalaires, des lieux précaires, des lieux fragiles ou fragilisés, à l’économie associative, à l’économie solidaire.

 

Une Nuit Noire pour résister, pour créer, pour se rassembler et pour se réapproprier nos vies.

 

Le programme est disponible sur cette page.