En avril, protégeons la ZAD de NDDL !

Invitation sur la Zad début avril – Ils ne nous découvriront pas d’un fil !

 

Le gouvernement a annoncé après l’abandon du projet d’aéroport qu’il lancerait des opérations d’évacuation des lieux de vie de la zad de notre-dame-des landes à partir du 31 mars. Petit poisson d’avril ? Pas dit : la préfecture a confirmé encore récemment ces intentions belliqueuses. Le début du mois prochain pourrait donc être agité et d’emblée, nous entendons dans ces menaces un appel à nous rassembler.

 

L’ensemble du mouvement a affirmé qu’il s’opposerait à toute expulsion de celles et ceux qui ont su protéger ce bocage et souhaitent continuer à y vivre. Les appels à s’organiser pour des réactions immédiates dans la région et partout ailleurs sont plus que jamais d’actualité. Sur la zad, au moment où l’Etat cherche à tout casser, nous allons continuer à construire les structures collectives et habitats de ce territoire d’expérimentation et de luttes.

 

Nous invitons en ce sens à un premier temps fort fin mars début avril afin d’être nombreux.ses sur place et prêt.e.s à se mobiliser. Ce sera aussi l’occasion de prendre le temps de renouer des liens entre nous, avec les comités, avec d’autres luttes et de penser l’avenir.

 

Plus d’informations dans l’appel publié sur zad.nadir.org.

Armés de masses, de haches, de disqueuses et d’une pelleteuse, vingt personnes ont saccagé le squat de la Récré

Saccage de la Récré

En matière de squat comme dans d’autres cas en état de droit d’aucun n’est censé se faire justice soit même et encore moins d’en infliger les peines. Le 14 février au matin, vingt personnes ont cependant débarqué dans un squat installé depuis trois mois à Aubervilliers. Ils étaient armés de masses, haches, disqueuses et même d’une pelleteuse. Pendant que certains coupaient les cadenas laissant accès à la pelleteuse, d’autres ont sauté les murs d’enceintes et sont entrés de force dans le bâtiment. Ils ont attaqué les espaces d’habitation et d’ateliers et tout saccagé sur leur passage. Vous pouvez voir l’étendu des dégâts sur cette vidéo ou ces images. Ils sont revenus vendredi et ont arraché les fusibles alimentant le bâtiment en électricité.

 

Les assaillants ont frappé plusieurs personnes du lieu et ont proféré des menaces de mort.  Trois habitants ont dû aller à l’hôpital. Les attaquants se déclarent comme faisant parti du Five, un établissement voisin qui veut récupérer le bâtiment de la Récré pour étendre son activité de football en salle. Selon leurs dires, ils sont locataires du lieu, bien qu’ils n’aient apporté aucune preuve et qu’ils tenaient un discours différent lors des premières rencontres. En effet, ils n’en sont pas à leur première visite dans les locaux et savaient déjà depuis plus de deux mois que les habitants avaient élu domicile dans ce bâtiment. Ils auraient dû entamer une procédure d’expulsion par voie légale. Ils ont préféré se faire justice soi même. C’est inadmissible. Nul n’est censé ignoré la loi dit l’adage et il n’y a que le droit qui exerce la loi.

 

Un des gérants du Five a été le plus violent des agresseurs. Armé d’un merlin – une hache pour découper du bois – il a frappé à deux reprises un des habitants, dont une fois dans le dos. Les coups ont été donné heureusement depuis le côté masse du merlin, mais les séquelles auraient quand même pu être grave. Il a ensuite donné deux coups de poing à un autre habitant et l’a menacé de mort. Une plainte a été déposée contre lui et il a passé une journée en garde à vue. Espérons que ses actions ne restent pas impunies. EDIT : trois jours après, plusieurs personnes sont venues menacer un habitant, en lui disant qu’il y aurait des représailles s’il ne retirait pas sa plainte.

 

Lors du dépôt de plainte, un agent de police a signifié aux squatteurs que c’était normal, qu’il était à Aubervilliers ici. La ville serait-elle un no-man’s land ? Bien que des agents de police soient arrivés dans les dix minutes qui ont suivi la prise d’assaut du squat, ce qui a permis d’éviter le pire, ils ont conseillé aux squatteurs de plier bagages. Apeurés et intimidés, certains sont partis, tandis que d’autres dorment toujours sur place et craignent pour leur sécurité.  On se croirait dans un mauvais western, sauf que ce n’est pas une fiction et que c’est aujourd’hui plusieurs personnes qui se retrouvent à la rue.

 

Depuis toujours, les propriétaires ont eu recours à des formes d’intimidations, que ce soit par la force, l’argent, ou encore la justice. Or, les propriétaires sont dans l’obligation de suivre la procédure légale et ne peuvent utiliser de telles pratiques. Il est important qu’une décision judiciaire soit prise à l’encontre de la société Five et de son gérant, responsable de cette agression.

 

Le phénomène squat n’est pas nouveau à Aubervilliers. Il est impératif que la ville, les forces vives du milieu alternatif et les associations se mobilisent pour ne pas conforter les préjugés d’insécurité et de violence associés à Aubervilliers. Les installations de lieux culturels et associatifs est un véritable poumon pour la ville. En tant que lieux de vie, les squats sont de véritables laboratoires du vivre ensemble que les autorités ne peuvent pas ignorer.

 

Attaque de la Récré

Attaque de la Récré : besoin de monde en urgence

Attaque de la Récré

La Récré est un squat à Aubervilliers qui s’est fait attaquer ce mercredi 14 février.

 

Alors qu’ils sont sur place depuis trois mois, une vingtaine de personnes sont venu chez eux tout casser, avec batte de base ball, outils et même un engin de chantier. Ils ont frappé plusieurs personnes du lieu et ont proféré des menaces de mort.

 

Les attaquants font tous parti du Five, un établissement voisin qui veut récupérer le bâtiment de la Récré pour étendre son activité de terrain de football en salle. Plusieurs de ces personnes ont été identifiés par les habitants. Ils ont porté plainte auprès du commissariat, mais il y a peu de chance que cela aboutisse. Pourtant, ils ont des preuves vidéos des menaces.

 

Vous pouvez voir l’étendu des dégâts sur cette vidéo ou ces images.

 

Les intimidations ont malheureusement fonctionné et l’équipe de la Récré est en train de déménager. Ils n’ont pas envie que cela dégénère et qu’un d’entre eux ou un invité termine à l’hôpital, voir pire.

Mais ce n’est pas fini. Vendredi, les malfrats sont revenus et ont arraché les fusibles alimentant le bâtiment en électricité. Les habitants ont peur qu’ils en profitent pour venir les attaquer dans la nuit.

 

Ils ont besoin d’aide dès maintenant pour déménager leurs affaires. Si vous avez, n’hésitez pas à ramener une lampe torche ou frontale et des outils !

 

La Récré est au 46 rue des écoles à Aubervilliers.

La Maison Rose a besoin de vous !

La Maison Rose

Parce que trop d’adolescents sont abandonnés à la rue
Parce que les conditions d’accueil en France ne sont pas à la hauteur de la situation d’urgence
Parce que la majorité des refus de minorité sont infondés
Parce que les recours sont trop longs et sans assistance
Parce que leur quotidien est méconnu du grand public et qu’il faut médiatiser cette réalité indigne
Parce que nous devons prendre nos responsabilités humaines et citoyennes.

 

Chaque jour à Paris arrivent de jeunes exilés. Peu importe les raisons de leur départ, ils sont ici, seuls et désorientés.
Une équipe de parisiens sensibles à la cause des exilés a donc investi un lieu vacant depuis plusieurs années pour les héberger : la Maison Rose.

 

Vous souhaitez aider le projet ? L’équipe de la Maison Rose a besoin de tous ces petits et gros objets pour que la maison fonctionne :

  • Lits superposés
  • Oreillers 
  • Draps simples
  • Serviettes de bain
  • Denrées non périssables : Pâtes/Riz/Semoule
  • Huile/sucre/sel/thé noir
  • Congélateurs
  • Sèche linge
  • Bouilloires
  • Étendoirs à linge
  • Ordinateurs pour des cours d’informatique

Si vous préférez les aider financièrement, voici le lien vers la cagnotte Leetchi.

 

Vous pouvez contacter l’équipe de la Maison Rose via leur compte Facebook.

Merci à toutes et à tous pour votre soutien, sans vous le projet n’existerait pas!

Expulsion des habitantes du 17-21 rue Ernest Savart

Ne faites pas confiance aux proprios et aux autorités

Article paru le 11 décembre 2017 sur squat.net

 

Samedi 9 décembre 2017, en début d’après-midi, l’ouverture d’un nouveau squat a été rendue publique à Montreuil, au 17-21 rue Ernest Savart.

 

Ce squat, où s’étaient installées environ 25 femmes, dont la plupart sont des migrantes venant notamment de Côte-d’Ivoire qui avaient été expulsées début octobre du 30 rue Gambetta, à Montreuil [1], avait pour objectif d’être à la fois un lieu d’habitation et un lieu d’activités publiques ouvertes à toutes et tous.

 

Le tract reproduit ci-dessous explique plus en détails la démarche des squatteuses, et notamment le fait que le tribunal administratif a condamné la Ville de Montreuil à reloger les expulsées du 30 rue Gambetta. Mais la Ville ayant fait appel de la décision, celles-ci restaient sans logement, d’où cette nouvelle ouverture de squat…

 

Samedi 9 décembre, alors que la plupart des soutiens étaient à l’intérieur du bâtiment avec les squatteuses, la police n’a pas tardé à se pointer. Une première voiture de flics en uniforme, dont certains décident de passer par-dessus le portail pour tenter de pénétrer dans le bâtiment occupé. Mais celui-ci est suffisamment bien protégé pour empêcher cette intrusion malvenue. Quelques temps plus tard, ce sont deux représentant-es de l’UGECAM [2], organisme propriétaire du bâtiment, qui arrivent et s’étonnent de l’occupation de ce bâtiment, pourtant laissé à l’abandon depuis de longs mois, au moins depuis l’ouverture de nouveaux locaux, place du Général de Gaulle, à deux pas de là [3].

 

La directrice s’avère pourtant assez rapidement conciliante et envisage même un accord pour convention d’occupation, bail précaire ou autre. Entrée dans le bâtiment avec des squatteuses pour constater que celui-ci est en parfait état, elle déclare les yeux dans les yeux que pour elle « le cœur l’emporte sur la raison », qu’ayant l’habitude des situations de détresse dans son travail elle ne pourrait pas mettre à la rue des femmes sans logement, surtout par le froid qu’il fait en ce moment, et que les occupantes pouvaient avoir l’assurance de rester au moins jusqu’à la fin de l’hiver. Certaines des squatteuses en avaient les larmes aux yeux de bonheur.

 

Une bien belle histoire, un scénario suffisamment rare pour être signalé.

 

Mais malgré toute la sincérité qui peut transparaître dans les promesses lancées par les propriétaires, comme par les politicien-ne-s ou tout-e représentant-e d’institution, les promesses n’engagent que celles et ceux qui y croient.

 

Le capital immobilier et potentiellement financier que représente la propriété privée s’oppose de fait à l’accès libre au logement. Ce sont deux réalités qui s’affrontent.

 

Juste avant les 48 heures du constat d’occupation par les forces de l’ordre, en tout début d’après-midi ce lundi 11 décembre, c’est avec dégoût et colère que les occupantes du 17-21 rue Ernest Savart ont vu débouler les flics en nombre, pour expulser la bâtiment, suite à un « arrêté préfectoral ». Évidemment en l’absence de la directrice de l’UGECAM, qui a pourtant sa part de responsabilité dans cette décision de mettre à la rue 25 femmes deux jours après leur avoir promis qu’elles passeraient l’hiver au chaud dans ce même bâtiment.

 

Finalement, la « raison » l’a emporté sur le cœur.
Le portefeuille et l’ordre l’ont emporté sur l’entraide et la solidarité.

 

 

 

 

Notes:
[1] Plus d’infos sur Paris-Luttes.info et dans quelques articles du journal Le Parisien: « Montreuil : des femmes et des enfants à la rue depuis une semaine » (13 oct. 2017), « Montreuil : la mairie assignée en justice par des squatteurs » (25 oct. 2017), « Montreuil : la mairie condamnée à reloger les squatteurs de la rue Gambetta » (27 oct. 2017), « Montreuil : l’espoir d’un relogement s’éloigne pour les expulsés » (10 nov. 2017).
[2] Union pour la gestion des établissements des caisses d’assurance maladie, présentation historique de l’organisme ici.
[3] « L’UGECAM Ile-de-France inaugure son nouvel établissement : l’Espace Pédiatrique Alice Blum-Ribes » (14 mars 2017, sur le site de l’UGECAM Ile-de-France).

Squat’heure d’antenne a besoin de vous !

Squat'heure d'antenne

Salut à toi la squatteuse,

Salut à toi le squatteur,

 

Depuis 2 ans, une fois par mois (chaque 3e mercredi du mois, de 17h à 18h30 sur FM89.4 – Radio Libertaire), une petite équipe s’active à réaliser cette émission, invitant des squatteurs pour parler de leur quotidien, de leurs réussites, de leurs déboires, de leurs activités et tout et tout !

 

Mais depuis 2 ans, la petite équipe s’est réduite et s’est essoufflée. Il n’y a pas eu d’émission depuis septembre dernier et l’équipe est prête à rendre les clefs du local radio, si un nouveau souffle ne prend pas le relais !

Ce serait pourtant dommage qu’un créneau radio réservé à l’actualité des squats, des TAZ, des ZAD, cesse !

 

Aussi, si tu as toujours eu envie d’animer une émission de radio, de réaliser des reportages, de passer des disques, de faire de la régie son, c’est le bon moment pour nous rejoindre JEUDI 26 OCTOBRE à 19h à la Trockette (125 rue du Chemin Vert, Métro Père Lachaise) et apporter toutes tes idées et ton énergie à cette aventure qui mérite de perdurer.

 

En espérant que Squat’Heure d’Antenne retrouvera un second souffle grâce à vous, on vous espère motivé à venir tchatcher du futur de cette émission de radio !

Et il poussera demain, des squats comme des petits pains.

 

Salutations anarshowradiophoniques,
L’équipe !

L’été des expulsions continue, l’Attiéké en fait les frais

Aujourd’hui 17 août 2017, à 6h30 du matin, le centre social auto-organisé et habité de Saint-Denis, l’Attiéké, a été expulsé, à grand renfort de flics de tous poils, huissier, président et gestionnaire de la Fédération Française de Triathlon (propriétaire du bâtiment). Les habitant-e-s ont pu sortir sans arrestation et récupérer certaines affaires. Le reste est parti dans un garde meuble dans une autre ville de la région parisienne et sera vraisemblablement récupéré dans les jours à venir.

 

Les ancien-ne-s occupant-e-s du centre social Attiéké se réuniront ce soir à 19h au square de Geyter. Présence bienvenue et nécessaire pour gérer l’urgence. D’autres rendez-vous de soutien suivront.

 

De la tristesse, bien sûr, face à cette nouvelle qui tourne une page de quatre ans de luttes, d’occupations, de solidarité et d’amitiés, mais il reste encore tout un livre derrière à gribouiller ! Soyez prêt-e-s, « show must go on ! »

 

Publié le 17 août 2017 sur Paris-Luttes.info et Squat!net.

C’est la Semaine Sauvage !

Le Clos Sauvage prend de l’avance sur la réforme du code du travail et passe à la semaine de 9 jours. Organisée par toute l’équipe du Clos, dirigée par un chat avec un chapeau sur la tête, la semaine sauvage t’emmène sur les rivages pas sages du 9-3.

vendredi 16 juin

19h : Bête de foire ! – cabaret musical

samedi 17 juin

17h : « Opprimées » de la Compagnie Vent Debout – théâtre engagé

dimanche 18 juin

16h : Les après-midis nomades d’Abel – danse
20h : Des Impros et des Ailes – improvisation théâtrale

lundi 19 juin

18h : Soirée poésie musicale avec les dents – poésie musicale un peu trash

mardi 20 juin

20h : Scène ouverte sauvage – poésie, théâtre, danse, musique…

samedi 24 juin

19h : Espèce de bouffonnes – trio de clownes

dimanche 25 juin

16h : Journée en famille : ateliers et projection – film et atelier
21h : « Une proposition » de Juste avant la compagnie – théâtre

 

Scene ouverte sauvage

Appel A temoignage Petite Maison

BONJOUR TOUS-TES !

 

On a besoin de vous !
A toutes les personnes qui nous ont contacté pour des répèts, réunions, expo, concert, scène ouverte, rencontres, débats projections &more! Particuliers déters, artistes, militant-e, collectifs ….

 

Envoyez à ras@squat.net : un petit blabla sur votre taff et ce que vous y avez fait dans le lieu. Et ce que la petite maison, en tant que squat, vous a permit de réaliser et dans quelles conditions. Un petite photo avec serait top. No pdf.

Squattement votre,

Nous.

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QUEERFOOD SOUTIEN !

QUEERFOOD de SOUTIEN
PROCÈS EN APPEL DE L’EXPULSION ILLÉGALE D’UN LIEU FÉMINISTE À PARIS :
SOLIDARITÉ CONTRE LA RÉPRESSION !

 
Le mercredi 8 février 2017
à partir de 19H30
à la Nouvelle Rôtisserie, 4 rue Marie et Jean Moinon dans le 10e

* Repas vegan à prix libre *

Parce que nous sommes un groupe féministe qui s’organise sans hommes cisgenres ; parce que nous voulons créer des espaces sans autorité, des espaces collectifs de lutte, d’habitation, d’entraide et de partage des savoirs ; parce que nous voulons combattre tout ce qui nous oppresse…

…Nous avons occupé une maison inhabitée depuis 6 ans en septembre 2014.
ExpulséEs illégalement par les flics suppléés par la BAC, quatre d’entre nous ont été arrêtées et placées en garde-à-vue. Suite au procès pénal, elles ont été condamnées à une peine avec sursis (3 mois de prison et 2000 euros d’amende) assortie de 2174 euros d’amende au profit des proprios (préjudices matériel et moral, frais de justice).
Nous avons fait appel de ce jugement et le procès est fin février.

Nous voulons des espaces féministes d’habitation et de lutte !
Contre toutes les expulsions !
Les logements sont à celleux qui les habitent !
Trans, gouines, meufs, femmes, lesbiennes, précaires, féministes,
OCCUPONS l’espace !

VENEZ NOUS RENCONTRER ET ÉCHANGER AUTOUR D’UN BON REPAS À LA QUEERFOOD DE SOUTIEN LE MERCREDI 8 FEVRIER À PARTIR DE 19H30!

MANIFESTE F.O.U.

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F.O.U. – STATE OF EMERGENCY

Press release. Stop. The Festival des Ouvertures Utiles (F.O.U.) is coming. Stop. To different places. Activist arrests, COP21, the LOPPSI Law, National State of Emergency. RESISTANCE. Stop. Meet, share. Stop. Expositions, conferences, cinema club and concerts. Stop. Come one and all. Stop.

 

F.O.U. Constitution

ART. F.O.U. 0:

Art. 25 of the Universal Declaration of Human Rights:

Everyone has the right to a standard of living adequate for the health and well-being of himself and of his family, including food, clothing, housing and medical care and necessary social services, and the right to security in the event of unemployment, sickness, disability, widowhood, old age or other lack of livelihood in circumstances beyond his control.

 

ART. F.O.U. 1:

From rent wars to temp work, squats respond to necessity by sharing goods.

We are legitimate occupants with no rights nor titles for buildings left empty without any real inhabitants.

 

ART. F.O.U. 2:

Requisition and civil disobedience, the squat is an alternative and a place to defend.

Housing for international emergencies, a public utility and a home for alternative lifestyles that are not so uncommon.

 

ART. F.O.U. 3:

Free spaces of creativity and exchange, squats gather each year for F.O.U. to open doors and minds.

 

ART. F.O.U. 4:

F.O.U., an inter-squat magma, will witness the assembly of different spaces coming together to move in the same direction for one month.

 

ART. F.O.U. 69:

Pleasure in your neighborhood, F.O.U. is a free-access festival!

No visa nor vision, bring your own contribution

 

ART. F.O.U. 5:

Release your art, mobilize your know-how and energy, during F.O.U. you’ll see just about everything!

 

F.O.U. Loose Thread: One F.O.U. can conceal another. To want is to F.O.U. It takes a F.O.U. to know one. A rolling F.O.U. gathers no moss.

END F.O.U. Press Release

SOS BAB EL OUED – PARIS INTERSQUAT

 

« En 1995 on ne savait pas qu’on faisait de la politique »

« s’engager comme citoyen (…) sauver le pays »

 

On est en Algérie. 33 ans après le départ officiel de la France, le renversement du gouvernement provisoire, le coup d’état militaire, les premières manifestations massives et leur répression, la montée du parti islamiste, les tentatives de démocratisation et près de 10 ans de guerre civile, 10 ans d’assassinats, de peur aussi.

 

Alger, un quartier : Bab El Oued.

 

« on n’avait pas le choix, soit on s’en va à l’étranger, soit on reste pour lutter et créer un espace de résistance »

 

La reconstruction vient d’en bas, de la rue et de ses habitants, ça a toujours fonctionné comme ça.

Alors le besoin de créer un lieu d’accueil sécurisé, d’expression libre, et surtout de prendre soin de la relève, des jeunes, des enfants. SOS BAB EL OUED. Voila le nom que ça prend dans cette ville.

 

« ici c’est la maison ».

 

SOS BAB EL OUED, est une association et une école militante contre le mal être des jeunes, sous-estimé par l’ingérence d’un gouvernement. Il s’y déroule des ateliers, cours de soutien scolaire gratuit, espace musical libre, spectacle, cours d’anglais, salle de répétition, fêtes, accueil des volontés et projet de jeunes citoyens : un lieu de partage où l’entraide devient une réponse prouvant son efficacité. Nous ça nous parle.

 

Sans espace d’expression et de création, tout se perd : les rêves, les envies, la détermination, la confiance en soi. Et avec, la nécessité d’entreprendre pour construire.

 

SOS Bab EL Oued organise la relève et soigne la jeunesse en leur redonnant confiance par l’apprentissage et la possibilité de s’exprimer comme on l’entend. Ca se sent dès que tu poses un pied chez eux. Sourires, enfants, ado, trentenaires, blagues, filles, garçons, musique live de fond et Charlie Chaplin sur les murs !

 

Cet espace a laissé s’épanouir le rap comme langage et témoin d’une poésie moderne. C’est comme ça qu’on a rencontré GENOXY, un duo de rappeurs qui ont évolué au sein de l’association. Ce sont eux qui se déplacent le 30 décembre à Paris, à la Petite Maison, pour une soirée concert, projection et open mic !

SOIREE SOS BEB EL OUED, pour contre-carrer l’école de la haine par l’échange, le partage et la solidarité. On soutient ces fourmis qui se battent au quotidien pour s’exprimer et créer des lieux où toutes personne est libre d’être elle-même, et de trouver sa place peu importe l’état du système en place.

Parce que la désobéissance sans soutien de masse ne peut fonctionner,

 

On vous attend à la Petite Maison le 30 décembre : SOIRÉE DE SOUTIEN SOS BAB EL OUED !

++  sos bab el oued : https://www.facebook.com/Sosbabeloued.97/?fref=ts

 

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SACRILEGE DE L’ACCES LIBRE !

Nous rappelons à toutes et tous, qu’en aucun cas l’accès de La Petite Maison n’est restreint, peu importe la ou les « bonnes » raisons.

 

Si quelqu’un vous dit le contraire, forcez le passage.

 

Une erreur s’est produite mardi dernier pour la scène ouverte Self-ish , par manque de communication. C’est avec beaucoup de paillettes que nous nous excusons du sacrilège.

 

Punk is not dead.
Bisous surtout.

La Petite Maison.

2ème bougie pirate !

La Petite Maison fete ses deux ans, avant sa démolition proche. Les « homo economicus » alias la SIEMP soutenue silencieusement par la mairie du 11ème, vont construire pour notre bien à tous : UN IMMEUBLE ! Qué projet..

 

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Tout doit disparaitre. Comme si l’humanité avait 50 ans.
On rase l’histoire, elle n’est pas rentable.

L’économie comme enfant diabolique du « travail, famille, patrie ». « Ca » dirige notre quotidien, notre paysage urbain.
Regardez l’histoire a disparu, plus rien n’a de passé, les rues se meurent.

 

Le 11ème arrondissement, un quartier populaire d’artisans. Lieu nouvellement témoin d’une guerre rendue moins lointaine à ses habitants. La commune, Aligre, Bastille, Charonne… Il est révolté et vivant dans les livres ce quartier. Mais ca bouge. Bientot on ne pourra qu’y manger et boire dans cet arrondissement. Moins d’intéractions, moins de culture, moins d’accessibilité, plus de bouffe, plus de consommation : massacre cérébral de masse, “ oublie tes envies et remplis toi !”


Pour sur y a des survivants : l’association de quartier Saint Bernard, le jardin potager rue Trousseau, la commune d’Aligre, le palais de la Femme, les petits théatres… Ca fourmille encore, mais pour combien de temps ?

Et comment se saisir de ce problème qui n’a pas de forme physique. C’est un mouvement social de masse où l’argent est le seul critère. C’est « ca » qui nous permet de répondre à notre besoin de sociabilité dont la diversité de choix est fortement restreinte : 
Qu’est ce qu’on fait ce soir : nouilles ? burger ? bo-bun ? fish & chips ? crêpes ? vin blanc ? bière ?

 

A croire qu’on se laisse réduire à manger et boire, pipi et caca.

 

Nous avons laissé notre horizon se rétrécir. Depuis le temps que l’homme vit en groupe dans la cité, les intéractions entre nous se sont drastiquement evaporées. Sauf sur les terrasses ou dans les restaus. Et quand bien même…
Notre seul point commun doit-il vraiment être l’argent qui nous permet de boire le même vin sur la même terrasse d’un nouveau bar concept ?

Nous, on essaie d’être vivants dans ce contexte où l’on nous fait croire que l’économie détermine ce que tu peux être. Ce « nous » représente autant d’idées que de personnes, alors donnons lui une forme, celle d’un lieu : La Petite Maison, 8 rue Godefroy Cavaignac.

 

Lieu alternatif, squat, appelez-ça comme bon vous semble. Nous on l’appelle la maison.

 

Au nom de la débrouille et de l’autonomie, on est rentré en septembre 2014, pour y vivre. Et rapidement, on se dit que l’espace mérite d’être partagé et ouvert. Parce que ça nous manque à nous dans la ville, alors on va le faire.

C’est surement ça qu’on nous reproche : notre besoin d’échanger et de partager, de découvrir ce que font les autres, de s’exprimer, de s’émerveiller, de critiquer, de construire, de créer, d’aider, de se donner ce dont on a besoin, répondre à ce qu’on ne peut s’offrir. Soit parce que ça n’existe nulle part, soit parce que l’argent le rend inaccessible.

 

Alors certains vont nous balayer de la main d’un qualificatif négligemment hautain du genre “pff squat arti”, pendant que les autres nous toisent derrière leur cigarette cousue en étalant combien sale et paria nous sommes : mauvais citoyens.

 

Pourtant en 2 ans on en a regroupé et accuellit du monde. Surement assez pour se faire détester par tout le monde d’ailleurs. Mais tant qu’on reste intègre avec nous meme, nous on se porte bien. Retour ligne automatique
En deux ans, on a dépassé : Retour ligne manuel

- les 1000 nuités d’hébergement d’urgence à plus ou moins long termes ; Retour ligne manuel

- la centaine de collectif a venir occuper le lieu ; Retour ligne manuel

- la centaine de scène ouverte qui se multiplie par deux si on y ajoute les jams ; Retour ligne manuel

- de l’espace pour des répèts en accès libre idem pour l’espace de travail ! Retour ligne automatique
Que d’occasions de ne pas être d’accord, de se prendre la gueule.. Mais nous on s’en souviendra.

La SIEMP -Société Immobilière Mixte de la ville de Paris – reserve le même sort à la Petite Maison qu’à la rue Dénoyers : Une belle et bonne demolition, pour une bien plus rentable construction. Enfin… ca c’est ce qu’ils disent, comme ils l’ont dit à feu la Miroiterie.

 

Un autre lieu qui a vécu, un autre lieu qui passe son dernier hiver, un autre lieu qui meurt et surtout d’autres projets economiques qui detruisent les possibilités dans la capitale. Nous remarquerons que ce sont toujours les memes acteurs minoritaires qui choisissent le paysage urbain de la majorité… fatigant non ?


Gardons une blague pour la fin : la SIEMP exige que l’on s’expulse fin décembre, sans relogement. Ils apellent ça du chantage… Aaaah la vie des bureaux !

 

La Petite Maison souffle sa deuxième bougie pirate le 30 octobre 2016, “LICORNE IS NOT DEAD”, et on va s’en assurer. Parce qu’on ne dormira pas dehors ! ! 

 

Pour l’abolition de la suprématie des homos economicus, on continuera à faire ce qu’on dit :
“Squatter c’est exercer son droit de désobeissance face aux dysfonctionnements du système”
Squattement votre,
R.A.S.

SQUAT IS NOT A CRIME !

SQUAT

TÉMOIGNAGE, de Prunus – entité invisible et non identifiée d’un collectif bien vivant – Avril 2016.

« Je les suis depuis 2 ans maintenant. Cette troupe de déterminés fonctionne en groupe, femelles, mâles, jeunes, vieux, papiers, pas de papiers, dentés et édentés, travailleurs et galériens, asociaux et assoiffés de contacts, faiseur de vaisselle et phobique du balai, politisés et nanti… Impossible de les décrire de façon général, par contre je peux vous dire ce qu’ils ont en commun.
Ils occupent des bâtiments inexploités et laissés vides par des propriétaires jouant avec la spéculation, prisonnier d’un système administratif engluant leur propres projet ou inaptes à gérer des parcs de biens trop large. Ce collectif, je le vois s’agiter tous les jours : ils me fatiguent rien qu’à les regarder. Vous devriez les voir récupérer dans toute la ville et réparer ce que la plupart des gens jettent pour racheter. Ça construit, imagine, installe. C’est un joyeux bordel, mais ils ne comptent que sur eux et ne demandent rien.
Je vois bien que la masse ne regarde pas leur initiative d’un bon œil. Car la propriété est la base d’une société capitaliste et une raison valable d’exploiter et de diviser les gens : ils vous vendent un espace de vie privilégier dans lequel vous enfermer après une journée de travail loin de la collectivité et de l’interaction.

 

Je les ai entendus parler de ce FESTIVAL DES OUVERTURES UTILES. Et j’ai voulu témoigner de ce boulot, de cette énergie et du temps passé à construire leur espace de vie pour le partager. Comme je vous disais, ca fait deux ans que je les suis, alors j’expose leur travail d’aménagement en photos, vidéos et autres supports. Pour que les critiques qu’ils reçoivent se heurtent enfin à la réalité de leur investissement. Ils dérangent ces gens de 18 à 62 ans, avec ou sans dents, avec ou sans papiers, avec ou sans envies artistiques mais avec une détermination de vivre selon leur morale en répondant à leurs besoins.
Passez le 22 mai à La Petite Maison et voyez donc le boulot qu’ils déploient. L’expo je l’ai appelée : SQUAT IS NOT A CRIME. Faut le dire. « 

Clôture du F.O.U 2015

La 11ème édition du Festival des Ouvertures Utiles s’est terminée dans la bonne humeur, après une cinquantaine d’événements répartis sur trois semaines. Merci à tout le monde d’y avoir participer !

 

La prochaine édition du F.O.U devrait avoir lieu au printemps prochain. En attendant, vous pourrez toujours consulter l’agenda des squats sur la page dédié de ce site ou sur squat.net. Pour l’instant, les deux agendas sont un peu vide, mais nous faisons tout ce qui est possible pour encourager les squats à publier leur programme dessus !