QUEERFOOD SOUTIEN !

QUEERFOOD de SOUTIEN
PROCÈS EN APPEL DE L’EXPULSION ILLÉGALE D’UN LIEU FÉMINISTE À PARIS :
SOLIDARITÉ CONTRE LA RÉPRESSION !

 
Le mercredi 8 février 2017
à partir de 19H30
à la Nouvelle Rôtisserie, 4 rue Marie et Jean Moinon dans le 10e

* Repas vegan à prix libre *

Parce que nous sommes un groupe féministe qui s’organise sans hommes cisgenres ; parce que nous voulons créer des espaces sans autorité, des espaces collectifs de lutte, d’habitation, d’entraide et de partage des savoirs ; parce que nous voulons combattre tout ce qui nous oppresse…

…Nous avons occupé une maison inhabitée depuis 6 ans en septembre 2014.
ExpulséEs illégalement par les flics suppléés par la BAC, quatre d’entre nous ont été arrêtées et placées en garde-à-vue. Suite au procès pénal, elles ont été condamnées à une peine avec sursis (3 mois de prison et 2000 euros d’amende) assortie de 2174 euros d’amende au profit des proprios (préjudices matériel et moral, frais de justice).
Nous avons fait appel de ce jugement et le procès est fin février.

Nous voulons des espaces féministes d’habitation et de lutte !
Contre toutes les expulsions !
Les logements sont à celleux qui les habitent !
Trans, gouines, meufs, femmes, lesbiennes, précaires, féministes,
OCCUPONS l’espace !

VENEZ NOUS RENCONTRER ET ÉCHANGER AUTOUR D’UN BON REPAS À LA QUEERFOOD DE SOUTIEN LE MERCREDI 8 FEVRIER À PARTIR DE 19H30!

MANIFESTE F.O.U.

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F.O.U. – STATE OF EMERGENCY

Press release. Stop. The Festival des Ouvertures Utiles (F.O.U.) is coming. Stop. To different places. Activist arrests, COP21, the LOPPSI Law, National State of Emergency. RESISTANCE. Stop. Meet, share. Stop. Expositions, conferences, cinema club and concerts. Stop. Come one and all. Stop.

 

F.O.U. Constitution

ART. F.O.U. 0:

Art. 25 of the Universal Declaration of Human Rights:

Everyone has the right to a standard of living adequate for the health and well-being of himself and of his family, including food, clothing, housing and medical care and necessary social services, and the right to security in the event of unemployment, sickness, disability, widowhood, old age or other lack of livelihood in circumstances beyond his control.

 

ART. F.O.U. 1:

From rent wars to temp work, squats respond to necessity by sharing goods.

We are legitimate occupants with no rights nor titles for buildings left empty without any real inhabitants.

 

ART. F.O.U. 2:

Requisition and civil disobedience, the squat is an alternative and a place to defend.

Housing for international emergencies, a public utility and a home for alternative lifestyles that are not so uncommon.

 

ART. F.O.U. 3:

Free spaces of creativity and exchange, squats gather each year for F.O.U. to open doors and minds.

 

ART. F.O.U. 4:

F.O.U., an inter-squat magma, will witness the assembly of different spaces coming together to move in the same direction for one month.

 

ART. F.O.U. 69:

Pleasure in your neighborhood, F.O.U. is a free-access festival!

No visa nor vision, bring your own contribution

 

ART. F.O.U. 5:

Release your art, mobilize your know-how and energy, during F.O.U. you’ll see just about everything!

 

F.O.U. Loose Thread: One F.O.U. can conceal another. To want is to F.O.U. It takes a F.O.U. to know one. A rolling F.O.U. gathers no moss.

END F.O.U. Press Release

SOS BAB EL OUED – PARIS INTERSQUAT

 

« En 1995 on ne savait pas qu’on faisait de la politique »

« s’engager comme citoyen (…) sauver le pays »

 

On est en Algérie. 33 ans après le départ officiel de la France, le renversement du gouvernement provisoire, le coup d’état militaire, les premières manifestations massives et leur répression, la montée du parti islamiste, les tentatives de démocratisation et près de 10 ans de guerre civile, 10 ans d’assassinats, de peur aussi.

 

Alger, un quartier : Bab El Oued.

 

« on n’avait pas le choix, soit on s’en va à l’étranger, soit on reste pour lutter et créer un espace de résistance »

 

La reconstruction vient d’en bas, de la rue et de ses habitants, ça a toujours fonctionné comme ça.

Alors le besoin de créer un lieu d’accueil sécurisé, d’expression libre, et surtout de prendre soin de la relève, des jeunes, des enfants. SOS BAB EL OUED. Voila le nom que ça prend dans cette ville.

 

« ici c’est la maison ».

 

SOS BAB EL OUED, est une association et une école militante contre le mal être des jeunes, sous-estimé par l’ingérence d’un gouvernement. Il s’y déroule des ateliers, cours de soutien scolaire gratuit, espace musical libre, spectacle, cours d’anglais, salle de répétition, fêtes, accueil des volontés et projet de jeunes citoyens : un lieu de partage où l’entraide devient une réponse prouvant son efficacité. Nous ça nous parle.

 

Sans espace d’expression et de création, tout se perd : les rêves, les envies, la détermination, la confiance en soi. Et avec, la nécessité d’entreprendre pour construire.

 

SOS Bab EL Oued organise la relève et soigne la jeunesse en leur redonnant confiance par l’apprentissage et la possibilité de s’exprimer comme on l’entend. Ca se sent dès que tu poses un pied chez eux. Sourires, enfants, ado, trentenaires, blagues, filles, garçons, musique live de fond et Charlie Chaplin sur les murs !

 

Cet espace a laissé s’épanouir le rap comme langage et témoin d’une poésie moderne. C’est comme ça qu’on a rencontré GENOXY, un duo de rappeurs qui ont évolué au sein de l’association. Ce sont eux qui se déplacent le 30 décembre à Paris, à la Petite Maison, pour une soirée concert, projection et open mic !

SOIREE SOS BEB EL OUED, pour contre-carrer l’école de la haine par l’échange, le partage et la solidarité. On soutient ces fourmis qui se battent au quotidien pour s’exprimer et créer des lieux où toutes personne est libre d’être elle-même, et de trouver sa place peu importe l’état du système en place.

Parce que la désobéissance sans soutien de masse ne peut fonctionner,

 

On vous attend à la Petite Maison le 30 décembre : SOIRÉE DE SOUTIEN SOS BAB EL OUED !

++  sos bab el oued : https://www.facebook.com/Sosbabeloued.97/?fref=ts

 

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SACRILEGE DE L’ACCES LIBRE !

Nous rappelons à toutes et tous, qu’en aucun cas l’accès de La Petite Maison n’est restreint, peu importe la ou les « bonnes » raisons.

 

Si quelqu’un vous dit le contraire, forcez le passage.

 

Une erreur s’est produite mardi dernier pour la scène ouverte Self-ish , par manque de communication. C’est avec beaucoup de paillettes que nous nous excusons du sacrilège.

 

Punk is not dead.
Bisous surtout.

La Petite Maison.

2ème bougie pirate !

La Petite Maison fete ses deux ans, avant sa démolition proche. Les « homo economicus » alias la SIEMP soutenue silencieusement par la mairie du 11ème, vont construire pour notre bien à tous : UN IMMEUBLE ! Qué projet..

 

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Tout doit disparaitre. Comme si l’humanité avait 50 ans.
On rase l’histoire, elle n’est pas rentable.

L’économie comme enfant diabolique du « travail, famille, patrie ». « Ca » dirige notre quotidien, notre paysage urbain.
Regardez l’histoire a disparu, plus rien n’a de passé, les rues se meurent.

 

Le 11ème arrondissement, un quartier populaire d’artisans. Lieu nouvellement témoin d’une guerre rendue moins lointaine à ses habitants. La commune, Aligre, Bastille, Charonne… Il est révolté et vivant dans les livres ce quartier. Mais ca bouge. Bientot on ne pourra qu’y manger et boire dans cet arrondissement. Moins d’intéractions, moins de culture, moins d’accessibilité, plus de bouffe, plus de consommation : massacre cérébral de masse, “ oublie tes envies et remplis toi !”


Pour sur y a des survivants : l’association de quartier Saint Bernard, le jardin potager rue Trousseau, la commune d’Aligre, le palais de la Femme, les petits théatres… Ca fourmille encore, mais pour combien de temps ?

Et comment se saisir de ce problème qui n’a pas de forme physique. C’est un mouvement social de masse où l’argent est le seul critère. C’est « ca » qui nous permet de répondre à notre besoin de sociabilité dont la diversité de choix est fortement restreinte : 
Qu’est ce qu’on fait ce soir : nouilles ? burger ? bo-bun ? fish & chips ? crêpes ? vin blanc ? bière ?

 

A croire qu’on se laisse réduire à manger et boire, pipi et caca.

 

Nous avons laissé notre horizon se rétrécir. Depuis le temps que l’homme vit en groupe dans la cité, les intéractions entre nous se sont drastiquement evaporées. Sauf sur les terrasses ou dans les restaus. Et quand bien même…
Notre seul point commun doit-il vraiment être l’argent qui nous permet de boire le même vin sur la même terrasse d’un nouveau bar concept ?

Nous, on essaie d’être vivants dans ce contexte où l’on nous fait croire que l’économie détermine ce que tu peux être. Ce « nous » représente autant d’idées que de personnes, alors donnons lui une forme, celle d’un lieu : La Petite Maison, 8 rue Godefroy Cavaignac.

 

Lieu alternatif, squat, appelez-ça comme bon vous semble. Nous on l’appelle la maison.

 

Au nom de la débrouille et de l’autonomie, on est rentré en septembre 2014, pour y vivre. Et rapidement, on se dit que l’espace mérite d’être partagé et ouvert. Parce que ça nous manque à nous dans la ville, alors on va le faire.

C’est surement ça qu’on nous reproche : notre besoin d’échanger et de partager, de découvrir ce que font les autres, de s’exprimer, de s’émerveiller, de critiquer, de construire, de créer, d’aider, de se donner ce dont on a besoin, répondre à ce qu’on ne peut s’offrir. Soit parce que ça n’existe nulle part, soit parce que l’argent le rend inaccessible.

 

Alors certains vont nous balayer de la main d’un qualificatif négligemment hautain du genre “pff squat arti”, pendant que les autres nous toisent derrière leur cigarette cousue en étalant combien sale et paria nous sommes : mauvais citoyens.

 

Pourtant en 2 ans on en a regroupé et accuellit du monde. Surement assez pour se faire détester par tout le monde d’ailleurs. Mais tant qu’on reste intègre avec nous meme, nous on se porte bien. Retour ligne automatique
En deux ans, on a dépassé : Retour ligne manuel

- les 1000 nuités d’hébergement d’urgence à plus ou moins long termes ; Retour ligne manuel

- la centaine de collectif a venir occuper le lieu ; Retour ligne manuel

- la centaine de scène ouverte qui se multiplie par deux si on y ajoute les jams ; Retour ligne manuel

- de l’espace pour des répèts en accès libre idem pour l’espace de travail ! Retour ligne automatique
Que d’occasions de ne pas être d’accord, de se prendre la gueule.. Mais nous on s’en souviendra.

La SIEMP -Société Immobilière Mixte de la ville de Paris – reserve le même sort à la Petite Maison qu’à la rue Dénoyers : Une belle et bonne demolition, pour une bien plus rentable construction. Enfin… ca c’est ce qu’ils disent, comme ils l’ont dit à feu la Miroiterie.

 

Un autre lieu qui a vécu, un autre lieu qui passe son dernier hiver, un autre lieu qui meurt et surtout d’autres projets economiques qui detruisent les possibilités dans la capitale. Nous remarquerons que ce sont toujours les memes acteurs minoritaires qui choisissent le paysage urbain de la majorité… fatigant non ?


Gardons une blague pour la fin : la SIEMP exige que l’on s’expulse fin décembre, sans relogement. Ils apellent ça du chantage… Aaaah la vie des bureaux !

 

La Petite Maison souffle sa deuxième bougie pirate le 30 octobre 2016, “LICORNE IS NOT DEAD”, et on va s’en assurer. Parce qu’on ne dormira pas dehors ! ! 

 

Pour l’abolition de la suprématie des homos economicus, on continuera à faire ce qu’on dit :
“Squatter c’est exercer son droit de désobeissance face aux dysfonctionnements du système”
Squattement votre,
R.A.S.

SQUAT IS NOT A CRIME !

SQUAT

TÉMOIGNAGE, de Prunus – entité invisible et non identifiée d’un collectif bien vivant – Avril 2016.

« Je les suis depuis 2 ans maintenant. Cette troupe de déterminés fonctionne en groupe, femelles, mâles, jeunes, vieux, papiers, pas de papiers, dentés et édentés, travailleurs et galériens, asociaux et assoiffés de contacts, faiseur de vaisselle et phobique du balai, politisés et nanti… Impossible de les décrire de façon général, par contre je peux vous dire ce qu’ils ont en commun.
Ils occupent des bâtiments inexploités et laissés vides par des propriétaires jouant avec la spéculation, prisonnier d’un système administratif engluant leur propres projet ou inaptes à gérer des parcs de biens trop large. Ce collectif, je le vois s’agiter tous les jours : ils me fatiguent rien qu’à les regarder. Vous devriez les voir récupérer dans toute la ville et réparer ce que la plupart des gens jettent pour racheter. Ça construit, imagine, installe. C’est un joyeux bordel, mais ils ne comptent que sur eux et ne demandent rien.
Je vois bien que la masse ne regarde pas leur initiative d’un bon œil. Car la propriété est la base d’une société capitaliste et une raison valable d’exploiter et de diviser les gens : ils vous vendent un espace de vie privilégier dans lequel vous enfermer après une journée de travail loin de la collectivité et de l’interaction.

 

Je les ai entendus parler de ce FESTIVAL DES OUVERTURES UTILES. Et j’ai voulu témoigner de ce boulot, de cette énergie et du temps passé à construire leur espace de vie pour le partager. Comme je vous disais, ca fait deux ans que je les suis, alors j’expose leur travail d’aménagement en photos, vidéos et autres supports. Pour que les critiques qu’ils reçoivent se heurtent enfin à la réalité de leur investissement. Ils dérangent ces gens de 18 à 62 ans, avec ou sans dents, avec ou sans papiers, avec ou sans envies artistiques mais avec une détermination de vivre selon leur morale en répondant à leurs besoins.
Passez le 22 mai à La Petite Maison et voyez donc le boulot qu’ils déploient. L’expo je l’ai appelée : SQUAT IS NOT A CRIME. Faut le dire. « 

Faisons des ponts entre les mouvements plutôt que d’ériger des barrières

Cette tribune est une réponse à une autre parue le 28 novembre 2015 : Le Jardin d’Alice parachuté à Montreuil .

 

Le Jardin d’Alice n’a pas pris un lieu au Baras ou à d’autres collectifs basé sur Montreuil ou les environs. Ce lieu était vide depuis longtemps et était très bien protégés. De nombreux groupes ont essayé de l’ouvrir et tous ce sont cassés les dents. Je le sais que trop bien, nous avons nous même passé de nombreuses nuits à errer dehors et dedans ce bâtiment ! C’est malheureusement la triste vérité : si le propriétaire est prêt à dépenser une fortune pour sécuriser un lieu, il n’y a malheureusement rien que nous squatteurs ne puissions faire. Alors tant mieux si le Jardin d’Alice a pu s’y installer et faire revivre se lieu. Car c’est ce qui importe au final : remplacer du vide par du plein, apporter quelque chose là où il n’y avait plus rien. Montreuil et ses environs ne manquent pas de forteresse laissées vacantes, attaquons-nous plutôt à celles-là plutôt que de critiquer les collectifs qui ont réussi à faire leur chemin.

 

Chaque lieux est différent. Le milieu des squats en Île de France regroupe des gens de tous horizons, mais qui partagent tous rejet du système actuel. Nous sommes tous le produit de notre éducation et des idées que la société essayent de nous faire adopter. Tout le monde n’a pas eu la chance d’être à un moment imprégné d’idées libertaires et anarchistes. Bien qu’aspirant à un autre mode de fonctionnement, certains squats reproduisent par défaut des modes d’organisation issus du capitalisme, notamment l’instauration d’une hiérarchie ou la volonté de faire de l’argent. Mais si l’on creuse un peu plus, on s’aperçoit vite que dans la plupart des cas, ce n’est pas parce qu’ils ont intrinsèquement envient, mais parce qu’ils ne connaissent rien d’autres et n’ont pas (encore) conscience que d’autres solutions fonctionnent encore mieux. Plutôt que de les pointer des doigts, ne serait-ce par mieux de leur tendre la main pour leur montrer qu’un monde meilleur est possible ?

 

Les rassemblements anti-COP21 ont d’ailleurs créés de nombreux liens entre groupes qui étaient autrefois séparés pour de bêtes querelles de clochers. Les principaux lieux d’accueil réellement actifs contre la COP21 sont justement décriés dans cet article. Le Jardin d’Alice et l’Annexe accueillent tous les jours des centaines de militants français et internationaux. Les assemblées contre les violences policières ou les Fanfares Invisibles qui se réunissaient auparavant au Transfo sont depuis longtemps hébergées au Stendhal. Les assemblées anti-COP21 se réunissent deux ou trois fois par semaine à l’Annexe depuis des semaines et sont passés auparavant par la Petite Maison. Idem pour la coordination francilienne des marches des ZAD. Dans la même veine, les réunions logements ou juridique anti-COP21 ont eu lieu à la CICP et la CNT et la Parole Errante accueillent sans cesse des événements de soutien. Ces critiques ne doivent pas nous empêcher de faire notre chemin. L’important, c’est d’avoir un maximum de lieux alternatifs et autogérés qui permettent de faire des choses ensemble.

 

Les moyens d’action du Jardin d’Alice sont peut-être très différents que ceux d’autres collectifs de Montreuil, mais il ne faut pas oublier que tous partagent de nombreux objectifs communs : la sortie du capitalisme, la recherche d’un nouveau mode d’organisation et de consommation, une ouverture aux autres et non un repli communautaire !

 

Le Jardin d’Alice n’a en aucun cas été parachuté à Montreuil par la Mairie de Paris, qui a au contraire tout fait pour les mettre au placard. S’ils ont réussi à signer une convention sur ce bâtiment, c’est parce qu’ils sont allé démarcher directement le propriétaire. Que l’on approuve ou non cette démarche, il ne faut pas non plus oublier que Montreuil n’appartient ni à V, ni au Baras, ni au Jardin d’Alice. Il appartient à tous ceux qui y vivent et y font des choses.

 

No border.

Projet de loi anti-squat UMP : réunion jeudi prochain à la Petite Maison

Contre la campagne et les projets de loi anti-squat
Réunion Jeudi 4 juin 19h
@ La Petite Maison

 

Plusieurs projets de loi anti-squat ont été déposés à l’Assemblée ces derniers jours, conséquence de l’affaire du squat de Rennes, montée en épingle par une partie des médias, suite à la campagne des groupuscules fachos locaux  et l’extrême droite.

 

Il ne faut pas sous estimer l’impact de cette campagne, qui n’est très certainement pas terminée, et qui ouvre une fenêtre de tir inespérée aux ennemis historiques des squats et aux ayatollah de la propriété privée.
Il faut s’attendre à tout les coups bas, la bulle médiatique qui s’est constituée à partir d’allégations mensongères en est la preuve.

 

Cette affaire coïncide malheureusement avec l’examen d’une proposition de loi (PPL) UMP à l’Assemblée jeudi 11 juin, venue du sénat. Trois séances sont consacrées à examiner un unique article qui selon la version du Sénat, modifie, très à la marge et sans impact significatif pour les squats de logements vacants, l’article 38 de la loi DALO.

 

Cette PPL qui serait passée totalement inaperçue en temps normal, va être suivie d’assez près  par les médias et les politiques.

3 nouvelles propositions de loi sont venues des rangs de l’UMP, dont 2 sont réellement dangereuses. On suppose que leurs auteurs vont tenter de les  insérer sous forme d’amendement  dans la proposition discutée le 11 juin.

 

Agenda :

  • Tout d’abord la commission des lois, qui examine le projet de loi mercredi prochain et qui sera présidée par Daubresse, (responsable du logement à l’UMP et ancien sec d’État au logement sous Borloo)
  • Séance plénière  le 11 juin toute la journée, commençant à 9h15 (3 séances sont apparemment programmées).

(Ci dessous les liens sur la PPL qui sera discutée mercredi 3 en commission et le 11 en plénière à l’AN, et sur les autres PPL déposées depuis l’affaire de Rennes, une 4e pourrait être aussi déposée, c’est l’inflation !)

 

Certains, coté gouvernemental, ne seraient pas opposés à  différer le début du flag pour les squat de logements vides, au moment où le proprio dépose plainte, ce qui permet à la police d’intervenir bien après l’ouverture du lieu, et renvoie également les squatteurs vers des procédures correctionnelles, telles que dégradation de bien ou violation de domicile… Dans tout les cas leur domicile ne pourrait plus alors être reconnu, tant que le propriétaire n’a  pas déposé plainte.
Une telle disposition signerait donc la quasi disparition des squats en France.

 

Tout ces éléments sont des hypothèses, et on devrait en savoir un peu plus  après la réunion de la commission des lois sur le sujet.
C’est pourquoi, nous vous proposons de nous réunir jeudi soir, à 19h.

 

Il est évident que cette réunion doit avoir pour objectif de réagir, si la menace se précise, et de rechercher des formes d’action adaptées au contexte actuel. Il faudra sans doute envisager un rassemblement ou une manif mercredi 10, ou le 11, voire les 2.

 

Ci-dessous des infos complémentaires sur la situation :

 

Le communiqué du DAL sur l’affaire Maryvonne : Affaire du squat de Rennes : Non à la criminalisation des squatters ! Stop aux amalgames !

 

PROJET DE LOI, et PPL  (proposition Parlementaire législative) sur la question :
Projet de loi actuel validé au Sénat, présentée par Mme Bouchart, sénatrice Maire de Calais:
http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/expulsion_squatteurs_domicile.asp.

PPL d’Aubert :
Il pénalise « les occupants sans droit ni titre », autrement dit les squatters de logements vacants mais aussi les locataires qui sont l’objet d’un jugement d’expulsion, au même titre que les occupant du domicile d’autrui, et sur lesquels s’appliquerait également l’expulsion administrative, prévue dans l’article 38 de la loi DALO
http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/delit_occupation_sans_droit_titre_immeuble.asp

PPL Dupont Aignan, reprend la proposition iniitiale de Bouchard, afin que le maire puis faire expulser les squatters sur un simple arrêté municipal
http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion2819.asp

PPL Chevrolet : elle n‘a pas d’impact sur les occupations de logements vacants, puisqu‘elle vise à renforcer l’application de l’article 38 relatif à l’introduction et le maintien dans le domicile d’autrui.
http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion2819.asp

Clôture du F.O.U 2015

La 11ème édition du Festival des Ouvertures Utiles s’est terminée dans la bonne humeur, après une cinquantaine d’événements répartis sur trois semaines. Merci à tout le monde d’y avoir participer !

 

La prochaine édition du F.O.U devrait avoir lieu au printemps prochain. En attendant, vous pourrez toujours consulter l’agenda des squats sur la page dédié de ce site ou sur squat.net. Pour l’instant, les deux agendas sont un peu vide, mais nous faisons tout ce qui est possible pour encourager les squats à publier leur programme dessus !

Communiqué du Stendhal

Communiqué des membres du collectif le Stendhal, expulsé vendredi par la Mairie de Paris fraîchement élue.

 

Expulser illégalement des gens pour laisser un bâtiment vide ? Est-ce là la politique que la ville entend mener ?

 

Alors que nous étions dans notre nouveau domicile du 15 de la rue du docteur Potain dans le 19e depuis plus de 5 jours*, la Mairie de Paris, propriétaire du bâtiment, a donné l’ordre (sic) à la police d’évacuer les habitants.

 

Ce bâtiment public était inoccupé depuis 2006 et aucun projet n’y est prévu pour l’instant, la ville n’étant qu’au stade de la concertation avec les habitants.

Lorsque les CRS sont arrivés en ce vendredi pluvieux, aucun papier n’a été fourni, aucune raison n’a été clairement donnée, rien que le bruit des bottes : ah, des squatteurs ! On s’en fiche de la loi, alors !

 

Nous fûmes expulsés sans possibilité de récupérer certaines de nos affaires précieuses à la vie de tous les jours (canapés, frigo, ballon d’eau chaude, table, matelas..).

 

Nous n’avons rien fait d’illégal, aucune preuve, ni aucune convocation à l’issue de nos auditions.

 

Nous avons juste eu le tort de tenter d’occuper paisiblement un bâtiment public afin de le rendre au quartier et ses habitant-e-s en proposant salles de réunion et de répétition, ateliers participatifs (vélo, arts plastiques, sérigraphie…), magasin gratuit, labo photo, après-midis crêpes et jeux de plateau… Une atteinte intolérable à l’ordre public !

 

Nous interpellons les pouvoirs publics et Madame Hidalgo : Quelle est donc la raison pour laquelle, en dépit du droit, vous avez ordonné à la police de nous expulser ? Entre l’AMAP, le magasin gratuit et les crêpes à prix libre, qu’est-ce que le Stendhal a pu vous faire pour que vous n’ayez pas l’humanité de laisser un collectif paisible et ouvert sur le voisinage occuper un bâtiment dont vous-même n’aurez pas l’usage avant des années ? Alors que nous avons toujours été ouvert au dialogue et que nous avons prouvé par le passé notre implication dans la vie de quartier, pourquoi n’avoir même pas daigné nous rencontrer avant d’envoyer les forces de l’ordre nous expulser ?

 

* Nous possédons des preuves de notre présence depuis plus de 5 jours que nous avons remis dès jeudi à la police du 19e (police que nous avons décidé d’appeler de nous-mêmes, témoignant de notre bonne foi) : photos horodatées et géolocalisées ‘Digiposte’ certifiées légalement ; témoignage & reportage de Laurence Geai, journaliste à l’Agence Nur qui nous a suivi durant toute l’occupation du bâtiment ; attestations de toutes les personnes qui sont venues nous voir lors de l’occupation.

 

Voir l’article original sur le site du Stendhal.

22 mars 2014 – Cinq ans du Jardin d’Alice

A l’occasion de leur cinquième anniversaire, le jardin d’Alice vous attend pour la dernière fois au 40 rue de la Chapelle, avant de déménager pour un nouveau lieu.

 

Chers lapinoutes et lapinous
qui nous aimez et nous suivez,
Depuis le temps qu’on vous dit au revoir,
Eh bien nous y voilà, c’est le printemps…
…le Jardin d’Alice a gagné tous ronds 5 ans !!

 

Alors pour un au revoir// à très bientôt en forme d’anniversaire,
en forme de fête de soutien pour nos poches un peu vides,
en forme de changement d’adresse overbooké,
en forme de revoyure impatiente
en transition entre les 18eme et 12eme populaires..

 

…les JArtistes vous attendent une dernière fois
au 40 rue de la Chapelle,
au milieu des cartons et des pots de fleurs :)
ça va déménager dans la joie et le bon humus !!!
SAMEDI 22 MARS
DE 14H A …

 

Bienvenue donc en puissance Cinq
pour profiter encore un peu du lieu,
de sa météo particulière pour jardin particulier,
participer selon les envies, énergies
il y en aura pour tous les goûts !

 

Au programme :

 

Tout l’après-midi,
chantier participatif et créatif dans le jardin, ouvert aux grands et petits, aux flemmards comme aux bûcheurs du samedi!
Rempotage, bricolage de bacs à plantes, récup de bulbes, tri de graines, paillage, mandala végétal, peinture naturelle sur les arbres,atelier photophores pour l’ illumination du jardin et préparation d’un grand feu pour le froid du soir…
et …. grande fresque participative du suavenir, qu’on emmènera dans nos cartons pour l’installer dans le nouveau lieu !
+ Friperie de soutien

 

De 18h à 20h
Feu Ouvert !

Ramène ton histoire et partage là avec qui tu veux
A tous ceux que le jardin inspire, venez vous frotter à la chaleur du feu, et mettez-y ce que vous voulez : des mots, un conte, un poème, un jeu, une musique, une danse, une image…. et tout le reste!

 

De 20h à minuit
Jardin d’Alice baille night

Musique pour ceux qui veulent se trémousser dans l’ herbe, vidéo pour les contemplatifs, exposition dans la maison pour les curieux, feu encore et toujours pour les fatigués et coloriage pour les hyperactifs!
Ramène ton image et accroche la aux murs de la maison , pour qu’ils tombent en beauté…
Le Jardin d’Alice fermera tard, une dernière fois n’est pas coutume !

 

Et plus si affinité, dj’set année 80/90 en mode disco dans la maison,

Comme d’habitude, la buvette de soutien sera fidèle au poste
et les cartes d’adhérent fraîchement tamponnées feront de vous les tous premiers invités d’honneur sur le prochain site !
A TRES VITE ! 

 

Adhésion en prix libre et obligatoire
sonnette crocodile comme d’hab’

MANIFestive contre les expulsions hivernales

Pour les camps, les « bidonvilles », les squats, les habitats et les habitants nomades, les ZADs et tous ceux que le pouvoir disqualifie, exclu, pénalise….


Mercredi 29 Janvier

Rendez-vous à 17h, Place de l’ODÉON
Puis rassemblement devant le Sénat, jusqu’à 22h

 

Un appel, à l’initiative de MDM, FAP et DAL, signé par plus de 40 associations et syndicats a été lancé, pour que cessent les expulsions en hiver et que soit rétablie et respectée la trêve hivernale pour tous et toutes, telle qu’elle avait été instaurée depuis 1956, à la suite de l’appel de l’Abbé Pierre.

 

L’Assemblée a fait un premier pas car la mesure ne sera plus automatique et ce sera au juge de supprimer le bénéfice de la trêve hivernale.  Mais cela n’empêchera pas que des expulsions aient lieu en hiver.
Le Ministère de l’intérieur est opposé au rétablissement de trêve hivernale, et il n’a rien à faire de jeter des familles des malades, des handicapés dans la rue, en plein hiver, car ce qui importe le plus à ses yeux, est de défendre les propriétaires…

 

Artistes, musicienEs, squatteurs, personnalités, précaires, militantEs, Mal logés, Sans logis, responsables associatifs ou syndicaux, citoyenEs indignéEs que l’on expulse en hiver, se joindront à cette manif festive.

 

Nous sommes nombreux à demander aussi :

  • La baisse des loyers
  • L’arrêt des expulsions,
  • Le respect et l’application des lois pour les mal logés (Loi DALO, Loi de réquisition, Droit à l’hébergement …)
  • La taxation  de la spéculation immobilière et foncière
  • La réalisation massive de vrais logements sociaux …
  • La restitution par les banque des 120 milliards d’euros prélevés sur le Livret A et l’épargne populaire, afin de financer la construction des HLM, et des actions d’intérêt général

La Nuit Noire 2013

Parallèlement à la Nuit Blanche, événement institutionnel et consensuel installé il y a une dizaine d’années, Nous, artistes, collectifs d’artistes, artivistes et activistes de l’art, rassemblés sous l’égide du F.O.U (Festival des Ouvertures Utiles), avons décidé d’organiser une première Nuit Noire.

 

Une Nuit Noire qui se tiendrait dans des lieux non-institutionnels, dans des friches, dans des squats, dans des lieux intermédiaires, intercalaires, des lieux précaires, des lieux fragiles ou fragilisés, à l’économie associative, à l’économie solidaire.

 

Une Nuit Noire pour résister, pour créer, pour se rassembler et pour se réapproprier nos vies.

 

Le programme est disponible sur cette page.