Opening ‘Au-Delà du Bien et du Bad’

de 18:00 à 18:00
@ La Capela - 20 rue Philippe de Girard 75010 Paris

‘Au-delà du bien et du bad’

avec Camille Besson, Théo Demans, Julian Myron, Raphaël Rossi, Erwan Sene, Maxime Testu et Victor Vaysse.

Vernissage le vendredi 20 Octobre à 18:00
ouverture: 21 et 22, de 14h à 18h

à la Capela
20 Rue Philippe de Girard, 75010 Paris.

Après l’exposition d’été Ristretto, qui présentait dans l’atelier illodyonisien, une frise linéaire et condensée, de peintures et sculptures murales d’une quinzaine d’artistes invités,
les résidents associés du Marquis, sortent leurs productions de l’Ile-Saint-Denis et s’installent dans leur chapelle d’automne dans le Xeme arrondissement.
Camille Besson, Théo Demans, Julian Miron, Raphaël Rossi, Erwan Sene, Maxime Testu et Victor Vaysse, vous proposent l’exposition Au-delà du bien et du bad, du 20 au 22 octobre à la Capela.

Petit détour. Entouré par la Seine, trois niveaux décloisonnés où les postes de travail se meuvent au fil du temps, nous sommes au Marquis. Les artistes résidents, tournoient autour d’amas de matériaux inertes à faire danser, sans règles de mise en scène, au rythme des rondes, croches, doubles croches et des silences. À l’heure où l’organisation de l’espace de travail est enjeu capital dans la stratégie d’une entreprise pour s’adapter à de nouveaux rythmes de vie, ici, l’horloge s’est stoppée.
D’Anthony Caro à Richard Deacon, l’espace de travail d’un sculpteur a peu évolué depuis le 20e siècle. La démocratisation des espaces de coworking n’y ont rien fait. L’atelier d’artiste est un espace théâtralisé, où se jouent de multiples récits. Il est le témoin du passage d’idées confuses, nées d’une perception bancale de la réalité, à des formes dessinées, objectivées que l’artiste présente comme témoin de sa réflexion sur le monde.
Au Marquis les formes fusent, s’enchevêtrent, et se montent dessus. Elles suent à grosses gouttes les unes sur les autres, s’échangent les muqueuses. Prêtes à être découpées, peintes, vissées, enduites ou expédiées; elles se retrouvent couchées, adossées, debout, comprimées, suspendues, posées jusqu’à trouver leurs positions finales. La ronde des formes fait son spectacle et les artistes sont les marionnettistes.

Ici, on rigole bien, mais c’est Le Marquis, ça ne tergiverse pas. Au matin on arrive, on passe les habits d’atelier, on tourne autour de la forme, on la modifie, on combat la gravité, puis on passe à une autre. «Je ne cherche pas, je trouve». Une fois la forme figée, il faut la sortir de la danse, la stopper net dans son élan, au bon moment, l’envoyer se faire immortaliser dans le palais des glaces.

Du 19 au 22 octobre c’est la Fiac, les projecteurs braqués sur le Grand Palais, il va y avoir de l’agitation, du beau monde. Alors si ce n’est pas encore cette année que nous allons sous la grande verrière, on ne va pas poiroter comme ça toute la vie. On répond présent alors que personne ne nous attend.

Bien à vous,

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